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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 17:41
Le FFS n’a pas de leçons à recevoir de quiconque.

Qu’il soit pour ou contre une idée, le FFS est la cible de la presse et de certains acteurs politiques. Bien que son projet politique, consistant à créer les conditions d’un consensus national, soit annoncé depuis dix-huit mois, contenues notamment dans les résolutions de son 5eme congrès de mai 2013, une certaine presse nationale, acquise à la cause de la CNTLD, se déchaine contre le FFS. De son côté, le RCD, qui n’a aucune leçon à donner au FFS, renoue avec ses anciennes pratiques. Pour lui, le FFS serait le problème empêchant la résolution de la crise politique algérienne. En effet, dans sa déclaration à la presse, Mohcine Belabbes accuse le FFS, pour ne pas avoir intégré le comité de suivi de la CNTLD, de ne pas avoir « de paroles » et de tenir « un discours vide ».

Normalement, en politique, le bon sens veut que les partis se fixent des limites de respect à ne pas franchir. Dans la déclaration en question, il est évident que le président du RCD ne s’est pas accommodé de ce principe. Hélas, la stratégie de son parti, et ce, depuis sa création, consiste à attaquer en premier pour que les mis en cause le suivent sur ce terrain. Or, dans une période pareille où l’Algérie a besoin d’un changement salvateur, il est souhaitable que le FFS ne réponde pas à ces attaques. Il a sans doute mieux à faire en menant à bien son projet de rassemblement national. Qu’il laisse au RCD cette sale besogne, aidé par des journalistes militants dont la mission d’informer objectivement les citoyens est reléguée au second plan. Mais, cela n’empêche pas les militants de rappeler que leur parti n’a pas à rougir de son parcours. Comme l’a si bien dit Hocine Ait Ahmed, le FFS n’a pas de leçons à recevoir de quiconque. A fortiori quand il s’agit de ceux qui défendent une cause pour la trahir le lendemain.

De toute évidence, le FFS est mu par une seule préoccupation : s’opposer aux usurpateurs du pouvoir pour le restituer au peuple algérien. Et il a prouvé, à plusieurs reprises, sa bonne foi dans ce domaine. Ainsi, au moment où certains pensaient que la démocratie devait être protégée par les chars et les Kalachnikovs, le FFS préconisait déjà le respect de la volonté populaire. Pour lui, il n’y avait aucune raison de barrer la route à Ali Djedi ou à Kamel Guemazi si le peuple lui confiait le mandat de gérer le pays. 22 ans après, et pour des raisons stratégiques, on assiste à une véritable palinodie du RCD. Les deux militants de l’ex-FIS sont reçus en grande pompe au siège du RCD. Pour le RCD, il suffit que les opposants préparent une feuille de route pour que le pouvoir rende les clés de la maison Algérie. Bien qu’elle soit louable, cette approche a peu de chance d’aboutir. Et c’est ce qui sépare fondamentalement les deux formations politiques, le FFS et le RCD.

Ainsi, dans les années 1990, si pour le RCD, la démocratie devait être sous la tutelle de l’armée, le FFS se battait pour que celle-là soit du seul contrôle du peuple. Aujourd’hui, et compte tenu de la situation géopolitique régionale, le FFS prône un dialogue sans exclusive, incluant même le pouvoir dans le processus. Pour ne pas se précipiter, le FFS s’est donné largement de temps pour mûrir son projet. Selon le nouveau secrétaire national, Mohamed Nebbou, les conditions de la tenue de la conférence nationale de consensus sont désormais réunies. « Inchallah, j’espère pour ma part, que cette conférence pourra se tenir avant la fin de l’année, avec l’accord de tous les partenaires pour réaliser le consensus le plus large possible », déclare-t-il devant les participants à l’université d’été du FFS. Enfin, sans vouloir polémiquer, les Algériens, qui aspirent à une véritable démocratie, reconnaissent au FFS ce mérite. Quant à ces détracteurs, ils peuvent jouer à la mouche du coche.

Ait Benali Boubekeur

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 10:46
Pour une justice équitable en Algérie : retour sur le cas de Youcef Ould Dadda.

La condamnation de Youcef Ould Dadda, à deux ans de prison ferme pour avoir mis sur internet une vidéo incriminant des policiers, est une preuve supplémentaire de l’acharnement du régime contre tous les Algériens qui se battent pour une Algérie juste. En fait, pour nos dirigeants, il n’y pas de place pour ceux qui contestent la conception qui se font de l’Algérie. D’ailleurs, les chefs d’inculpation sont uniment de nature à protéger le régime contre toute forme de déstabilisation. Hélas, ils confondent sciemment l’Algérie et le régime.

En tout cas, pour se donner les moyens de châtier légalement les « fautifs », le régime mobilise tous ses services. Ainsi, les juges, qui exécutent scrupuleusement les consignes, nous sortent le principe sacro-saint « d’atteinte à la sécurité nationale ». Et c’est justement à ce niveau que des citoyens, réunis autour du comité de soutien à Youcef Ould Dadda, se mobilisent pour s’élever contre ce énième abus de pouvoir. Dans leur déclaration du 2 septembre, ils en appellent à la mobilisation des Algériens –épris de justice –en vue d’obtenir la libération de leur compatriote, victime d’un procès inique.

Quoi qu’il en soit, le cauchemar de Youcef Ould Dadda a commencé en mars dernier lorsqu’il a posté une vidéo –en plus, il avoue que ce n’est pas lui qui a filmé –où l’on voit trois policiers en train de commettre un vol. Alors que dans les pays libres, l’auteur de l’acte héroïque aurait fait le tour des plateaux télés pour mettre en valeur son patriotisme, en Algérie, ce geste est assimilé à une machination visant à déstabiliser l’Etat. Cela dit, l’intérêt national n’a pas la même signification chez les dirigeants que chez les citoyens. Si pour ceux-ci cela signifie l’instauration d’un Etat de droit et une justice équitable, pour ceux-là, il s’agit d’invoquer ce principe pour sauver le régime.

Cependant, à en croire les représentants de la DGSN, la vidéo en question serait un montage visant à nuire à l’image de ses agents. Dans ce cas, la justice doit-elle se solidariser systématiquement avec ce corps constitué ? La réponse est non. Les policiers ou leurs responsables hiérarchiques ne devraient pas avoir un titre de super citoyen, mais ils ne devraient pas non plus être injustement punis. En toute indépendance, la justice doit vérifier les arguments des uns et des autres. Or, dans cette affaire, et c’est là que le bât blesse, il semblerait que les juges aient un parti pris flagrant. « Des juges qui exécutent magnifiquement bien leur mission : protéger les maitres, les décideurs et leurs agents contre ces citoyens qui éprouvent le besoin de réclamer la justice, l’égalité et la fin des abus impunis », note l’éditorialiste d’Algérie Focus, Dahmane Semmar. Et c’est ce que tentent de dénoncer plusieurs organisations ainsi que des citoyens réunis au sein du « comité de soutien à notre compatriote Youcef Ould Dadda ».

Enfin, malgré les promesses de campagne pour la présidentielle d’avril 2014 sur le renforcement de l’Etat de droit, force est de reconnaitre que le cas d’Ould Dadda confirme que les annonces médiatiques ne sont qu’un leurre. Dans la réalité, pour que le pouvoir politique change, il faudrait que la société civile l’exige. Et cette exigence de justice doit commencer par une large mobilisation en vue d’obtenir la libération de notre compatriote incarcéré. Et comme dans les pays de droit, la présomption d’innocence doit prévaloir. Et s’il doit y avoir une condamnation, il faudra que la procédure soit irréprochable. En fait, les enquêteurs, qui sont censés établir la vérité, ne peuvent pas être les plaignants. En d’autres termes, la DGSN étant directement incriminée dans cette vidéo, les juges ne devraient pas se baser sur ses conclusions. Seule une commission indépendante, et en accordant les moyens de contrôle à la défense, pourra jouir de la crédibilité en vue démêler le vrai du faux. A partir de là, on pourra parler d’un procès équitable. Et surtout, on tournera définitivement la page des pratiques héritées de la période coloniale qui a institué le concept de super citoyen en opposition aux citoyens de seconde zone.

Ait Benali Boubekeur

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 18:10
A quand des rentrées sociales apaisées en Algérie ?

En Algérie, les rentrées sociales se succèdent sans que les pouvoirs publics ne soient en mesure d’apporter des solutions idoines. En fait, chaque années, les syndicats autonomes –le syndicat du régime, en l’occurrence l’UGTA, a vendu son âme depuis belle lurette –crient leur indignation. En outre, le malaise social est ressenti par toutes les franges de la société. Mais, celle qui en morfle davantage, c’est indubitablement le secteur de l’éducation nationale. En effet, bien que les autorités ressassent à l’envi que leurs revendications sont prises en charge, dans le fond, il n’en est rien.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la politique de replâtrage mine le secteur le plus névralgique. Cela dit, en qualifiant de névralgique le secteur de l’éducation, les détenteurs du pouvoir ne voient pas les choses de la même manière. Ils considèrent uniment les personnes en charge de l’école comme un boulet. En effet, leur préoccupation ne concerne nullement la formation de l’élite en vue d’assurer la continuité de l’Etat. A ce propos, on peut dire que l’école est exploitée au même titre que les services de sécurité. Le tout est de pouvoir préserver leur emprise sur le pays.

Cependant, s’il devrait y avoir l’amorce d’un changement, celui-ci ne pourrait pas se faire sous le règne de Bouteflika. Et pour cause ! Bien que le pays connaisse une conjoncture financière la plus favorable de son histoire, le pouvoir en place fait tout pour maintenir le peuple algérien dans une situation de crise permanente. Ainsi, malgré les plus de 850M$ engrangés par l’Algérie depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, « 28% de la population vit sous le seuil de pauvreté… Ce qui rend la population très sensible aux variations de prix des biens de première nécessité », écrit Elie Partigeon, dans un article intitulé « comment l’Algérie gâche ses richesses économiques ».

Incontestablement, cette rentrée sociale va ressembler aux précédentes. Tout en continuant à mener le pays dans la mauvaise direction, le régime algérien va essayer de distribuer quelques miettes en vue de calmer la grogne sociale. Or, le danger à moyen ou à long terme est de laisser se pérenniser cette situation de statu quo. Enfin, bien que le scénario libyen ou syrien doive être évité, les Algériens sont condamnés à agir. Ils doivent s’organiser notamment en vue de conquérir le droit de gérer leurs affaires. Pour cela, il faudrait se rassembler sur les points qui font consensus et ne pas s’étaler sur ce qui les sépare.

Ait Benali Boubekeur

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 11:11
La conférence nationale de consensus : la seule voie de sortie de crise.

Désormais, le projet du FFS est clair. Aux mauvaises langues qui chipotent sur tel ou tel détail, les résolutions du conseil national du FFS du 9 août 2014 lèvent toutes les ambiguïtés. En fait, la démarche consiste à réunir autour d’une même table les acteurs de la scène politique nationale. Pour le membre de l’instance présidentielle du FFS, Mohand Amokrane Cherifi, « le consensus que propose le FFS n’est pas défini à l’avance par un programme ou une plateforme. Il est à construire par toutes les parties prenantes. La conférence que propose le FFS est une occasion pour tous les acteurs de faire leur proposition. »

En ce sens, on peut dire que la démarche du FFS diffère littéralement de celles qui sont entreprises par d’autres opposants –pour la plupart, ils ont été des alliés du pouvoir dans un passé pas si lointain –en vue de sortir le pays de la crise. On est même tenté de dire que ces acteurs politiques cherchent un consensus partiel. Quant à la démarche du pouvoir qui consiste à doter le pays d’une nouvelle constitution en demandant au mieux l’avis de l’opposition, force est de reconnaitre que son arrogance risque de mener le pays à la catastrophe. Bien qu’il se dise prêt à dialoguer avec l’opposition, il est difficile, en l’état actuel de chose, de croire à la bonne foi du régime. Cela dit, s’il accepte de se joindre à la conférence que projette d’organiser le FFS, ce sera un grand pas vers la solution de la crise politique qui cloue le pays au sol depuis belle lurette.

En tout cas, en s’excluant mutuellement, les deux démarches, celle de la CNTLD et celle du régime, ne peuvent aboutir. Or, pour le FFS, l’opposition et le pouvoir, auxquels il faut associer la société civile, doivent amorcer un dialogue sans exclusive. Doté d’un capital de crédibilité –cette initiative aurait eu encore plus de chance d’aboutir s’elle avait été entreprise sous la présidence de Hocine Ait Ahmed –, le FFS est le mieux placé pour réunir les différents courants politiques autour d’une même table. D’autant plus que l’objectif du parti est de « jouer le rôle de facilitateur entre toutes les parties à l’occasion de la conférence nationale sur le consensus. » D’ailleurs, il n’y a aucun préalable à la tenue de cette conférence si ce n’est celui de son caractère inclusif. Ce consensus « sera construit par l’ensemble des parties, dans un cadre neutre, transparent permettant à chaque acteur, du système et de l’opposition, d’avancer ses propositions pour une meilleure gouvernance du pays sur le plan politique, économique, social, culturel et environnemental », lit-on dans la déclaration du conseil national du FFS du 9 août 2014.

Toutefois, pour que la conférence sur le consensus réussisse, il faudrait que tous les efforts tendent vers une seule préoccupation : placer les intérêts de l’Algérie avant toute autre considération. Pour ce faire, chaque partie devra écouter les autres points de vue et ne pas faire de ses propositions un projet sur lequel doivent s’aligner les autres participants. « Pour éviter un échec, l’élaboration du programme doit être un travail commun des parties prenantes de la conférence », recommandent les membres du conseil national du FFS. De la même manière, bien qu’il faille parvenir à élaborer une plateforme consensuelle, cela ne signifie pas, selon les membres du conseil national du FFS, « ni la perte d’autonomie des acteurs, ni la fin de la compétition politique encore moins l’abandon de toute opposition. »

Pour conclure, il va de soi que la solution à la crise politique algérienne passe indubitablement par le dialogue. C’est ce que s’attelle de réaliser le FFS. Pour ceux qui voient un quelconque revirement, ne faut-il pas rappeler que cette devise a été mise en place par l’emblématique chef historique, Hocine Ait Ahmed. D’ailleurs, s’il y a une seule chose à regretter, c’est que le projet ne soit pas porté personnellement par l’un des hommes les plus probes d’Algérie. Malgré cette absence, la conférence aura toutes les chances de réussite si le pouvoir ne saborde pas cette énième initiative de l’opposition. Dans ce cas, le pouvoir sera le seul responsable devant l’histoire. Mais, si le pouvoir accepte de se joindre à la conférence au même titre que les autres acteurs, l’Algérie inaugurera alors une nouvelle ère porteuse de changement. Et c’est à ce moment-là que l’on pourra parler de la restitution progressive du pouvoir au peuple algérien.

Ait Benali Boubekeur

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 19:34
Le Havre : un meeting de soutien au peuple palestinien.

Le collectif havrais de soutien au peuple palestinien a organisé hier, le 12 aout 2014, un meeting, suivi d’un débat, à la salle Franklin. En plus de l’actualité brûlante, les organisateurs ont choisi un thème traitant des perspectives. D’où l’intitulé du meeting : « Israël-Palestine : quel avenir ? » Sans trop tarder, et après un rappel succinct des actions entreprises par le collectif, la présidente du meeting a donné la parole aux animateurs. Chacun à son tour, les cinq invités ont essayé de décortiquer l’actualité et de suggérer les actions à mener sur le terrain en vue de soutenir la cause palestinienne.

Pour l’invité palestinien, un immigré installé au Havre depuis 1989, cette énième agression contre la bande de Ghaza est à-vrai-dire un prétexte fabriqué par Israël. Pour étayer son propos, l’orateur explique que le Hamas est étranger à l’enlèvement des trois jeunes colons. Or, sans se donner la peine de mener une quelconque enquête, l’armée israélienne pilonne sans vergogne les quartiers de la bande de Ghaza. Ainsi, bien que la population meure « à petite dose », pour reprendre l’expression de l’orateur, à cause du blocus en vigueur depuis 2007, cette fois-ci, le massacre se fait sans distinction d’âge ni de sexe. Pour rappel, sur les 2000 victimes, plus de 400 sont des enfants.

Cependant, pour que l’assistance comprenne les conditions inhumaines dans lesquelles vivent les Palestiniens, deux jeunes français, ayant séjourné en Palestine à des périodes différentes, relatent l’enfer que subissent les Palestiniens. D’emblée, ils pointent du doigt les méthodes brutales israéliennes visant à intimider les étrangers qui se rendent en Palestine. De leur séjour, ils concluent que la répression est quotidienne. Chaque jour, il y a des arrestations. Le but est évidemment de pousser les Palestiniens à quitter leur terre. Dans ces conditions, concluent-ils, le peuple palestinien a le droit de se défendre. Hélas, à chaque fois, la riposte israélienne est disproportionnée. Ainsi, pour trois civils israéliens tués en trois ans, 2000 Palestiniens sont tués en un mois. C’est pour cela, disent-ils, que notre devoir est de se tenir aux cotés des Palestiniens.

Quant au maire de Gonfreville-l’Orcher, Jean-Paul Lecoq, son intervention est axée sur le mutisme international. « On ne doit pas se contenter de compter les victimes. On doit crier justice », clame-t-il. Dans la même manière, il se demande pourquoi le droit international, qui a permis la création d’Israël, ne s’applique pas quand il s’agit du massacre du peuple palestinien ? Pour lui, « quand on massacre un peuple, quand on soumet un peuple, c’est un crime contre l’humanité. » En tout état de cause, dans cette agression, force est de reconnaitre que la justice internationale est tout bonnement défaillante. Alors qu’en Yougoslavie les criminels de guerre ont été jugés, aucun responsable israélien n’est inquiété pour les carnages perpétrés à Ghaza. Enfin, le maire de Gonfreville-l’Orcher trouve bizarre que des chefs d’Etat occidentaux débloquent des enveloppes budgétaires pour la reconstruction de Ghaza, et ce, avant même que le cessez-le-feu ne soit signé. Pour lui, l’urgence est plutôt de sauver les humains. En outre, dans la plupart des cas, cet argent, selon le maire, sert à relancer l’économie israélienne. Et si les occidentaux voulaient vraiment aider les Palestiniens, il ne faudrait pas que la reconstruction se fasse par des entreprises israéliennes.

Enfin, pour clore les interventions, la parole a été donnée à Jean-Guy Greilsamer, un membre de l’union juive française pour la paix (UJFP). Bien qu’il ait une éducation juive, sa famille, dit-il, n’a jamais apporté un soutien indéfectible ni manifesté une quelconque allégeance à Israël. « Aujourd’hui, ça me parait nécessaire de mettre en avant mes racines pour dénoncer cette politique ignoble d’Israël », affirme-t-il. Ainsi, depuis 1994, il milite au sein de l’UJFP, une organisation qui se bat pour une solution juste au Proche-Orient. Pour lui, la politique israélienne ne représente pas tous les juifs. « Nous refusons l’équation « juif=sioniste=israélien ». Cette stratégie d’une guerre sans fin conduite au nom de tous les Juifs du monde interdit toute perspective de vie pacifique pour une minorité juive israélienne au Proche-Orient », lit-on dans un document distribué par l’UJFP.

De toute évidence, estime Jean-Guy Greilsamer, Israël ne cherche pas seulement à se protéger, mais veut la domination intégrale de la Palestine. Pour y parvenir, les autorités israéliennes recourent à tous les moyens illégaux, dont l’épuration ethnique et l’apartheid. Ce dernier phénomène est défini par l’ONU en ces termes : « C’est un système de ségrégation et de discrimination raciale institutionnalisées, dans le but d’établir et de maintenir la domination d’un groupe racial sur un autre, et de l’opprimer systématiquement. » Cette situation est rendue possible par le glissement vers la droite extrême, regrette-t-il. « Les ministres sous Sharon, qu’on disait extrémistes, sont aujourd’hui présentés comme des hommes de centre gauche », argue-t-il.

Mais, là où le bât blesse, c’est que le gouvernement, dirigé par Benjamin Netanyahou, bénéficie de la complicité internationale. En plus, en l’état actuel des choses, il y a peu de chance que les capitales occidentales changent d’attitude envers Israël. Enfin, pour que le rapport de force change de camp, il faudrait attendre deux à trois décennies pour que les pays émergents puissent imposer leur point de vue. Car, les actions des pays de l’Amérique du Sud et de l’Afrique du Sud ne semblent pas fléchir la politique israélienne. Quant aux organisations citoyennes, leurs actions, estime Jean-Guy Greilsamer, doivent être de nature économique. Ainsi, le boycott des produits israéliens est requis. De la même manière, les municipalités sont appelées à cesser leur contrat avec les entreprises travaillant avec leurs homologues israéliennes. Enfin, après un court débat, le meeting s’est terminé dans le calme. Et tout le monde souhaite un Havre de paix pour la Palestine.

Ait Benali Boubekeur

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 09:15
Les Ghazaouis aussi sont des humains.

La trêve entre le Hamas et l’armée israélienne touche à sa fin. Indéniablement, celle-ci, dont la durée est de 72 heures, a permis à la population ghazaouie de respirer. Car, depuis le 8 juillet, les civils, pour la plupart des enfants et des femmes, sont systématiquement pilonnés. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que s’ils étaient de confession chrétienne, comme c’est le cas en Irak –la protection des personnes menacées est un droit –, les grandes puissances se mobiliseraient en leur faveur et assureraient leur protection. De la même manière, ils n’ont pas de chance non plus, car les pourparlers, organisés dans la capitale égyptienne, ne semblent pas aboutir à la fin définitive des hostilités.

La divergence des points de vue ne permet pas, semble-t-il, de parvenir à un accord de cessez-le-feu. A-vrai-dire, c’est Israël qui ne veut rien céder. Bien qu’il cherche soi-disant la paix, dans la réalité, ses visions hégémoniques sont diamétralement opposées à cet idéal. D’ailleurs, concernant la bande de Ghaza, le blocus a commencé en juin 2007. Depuis sept ans, ce territoire, dont la densité humaine est la plus élevée au monde, est cernée militairement par l’armée israélienne. Ainsi, au moindre mouvement des Palestiniens remettant en cause ce blocus, les pauvres malheureux subissent des bombardements d’une violence indescriptible.

Par conséquent, avant de parler du droit à la riposte, ne faut-il pas d’abord examiner la source du problème. D’ailleurs, existe-t-il un pays qui accepte que son territoire soit quadrillé de partout sans qu’il ait le droit de réagir ? Hélas, le monde « dit civilisé » donne une piètre leçon quand il s’agit du droit du peuple palestinien à vivre sans carcan. Pour ce faire, il suffit de décréter que le peuple dominé est un peuple terroriste pour se permettre tous les excès. Du coup, l’armée « la plus morale » du monde peut exploser la tête d’un enfant de trois ans sous prétexte qu’il appartiendrait au peuple terroriste.

Néanmoins, pour ne pas se leurrer, la résolution du conflit proche-oriental passe par une médiation internationale sans parti pris. Mais, avant de s’engager dans un quelconque processus, ne faudrait-il pas se demander si Israël voulait réellement la paix. A en croire Pascal Boniface, Israël fait tout pour qu’il n’y ait pas de paix dans les territoires palestiniens. « Il est évident que Netanyahou, tout en disant vouloir parvenir à un accord pour la création d’un Etat palestinien, ne fait rien pour. Il estime que le temps joue pour Israël et que chaque jour qui passe éloigne de plus en plus la perspective de la possibilité de créer un Etat palestinien du fait du grignotage des territoires palestiniens par la colonisation », répond-il à un journaliste d’El Watan.

Dans le même ordre d’idée, le journaliste de l’Humanité, Pierre Barbancey, dévoile la stratégie machiavélique des dirigeants israéliens en vue de rendre toute solution de paix irréalisable. « Quoi de mieux qu’une guerre pour attiser les haines, rendre les populations, meurtries, opposées à toute paix avec un tel voisin (Israël), diviser à nouveau les organisations politiques et renvoyer la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale aux calendes grecques ? C’est le calcul cynique de Netanyahou. Voilà pourquoi il a déclenché la guerre sur Gaza », argue-t-il.

En somme, il va de soi que la solution au conflit israélo-palestinien n’est pas militaire. Comme tous les conflits, il doit se résoudre autour d’une table. Pour cela, il faut que la communauté internationale mette de côté les considérations religieuses. En fait, celle-ci devrait proposer une feuille de route comme si en face il n’y avait que des êtres humains sans aucune autre considération. A ce moment-là, on pourra parler d’un début de processus de paix.

Ait Benali Boubekeur

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 19:06
Le début calamiteux du quatrième mandat.

Depuis que le chef de l’Etat a eu un AVC, il y a de cela 16 mois, son activité politique officielle est réduite au strict minimum. Même la campagne électorale pour sa propre succession a été faite sans qu’il s’adresse une seule fois au peuple algérien. Bien que ce rendez-vous soit, partout dans le monde, le moment où le candidat rencontre ses concitoyens, A. Bouteflika a fait la campagne par procuration. Ainsi, malgré la virulence de ses mandataires, le comparant tantôt à Roosevelt tantôt à Merkel, la gestion des affaires du pays, pendant comme après la campagne présidentielle, tourne au ralenti.

De toute évidence, pour que la vie politique connaisse un certain dynamisme, il faudrait que le premier magistrat soit sur tous les fronts. Or, depuis sa réélection le 17 avril 2014, on assiste au même immobilisme. Et pourtant, la scène politique nationale et internationale est très animée. Des violences à Ghardaïa au crash de l’avion affrété par Air Algérie en passant par les opérations génocidaires dans la bande de Ghaza, les dossiers brulants ne manquent pas.

Hélas, les réactions du chef de l’Etat se font par parcimonie. Pire encore, dans le crash de l’avion qui s’est écrasé au Nord du Mali, les autorités algériennes ont mis du temps avant de s’exprimer. Pour de plus amples informations, les Algériens ont eu plus de chance d’apprendre quelque chose en lisant un communiqué de l’Elysée que celui d’El Mouradia.

De la même manière, la première réaction à propos du conflit proche oriental n’est intervenue qu’après la mort d’un millier de Palestiniens. Pour toutes ces raisons, les opposants au régime de façon générale et ceux qui ne voient dans la reconduction d’A. Bouteflika qu’une perpétuation du statu quo, dévastateur pour l’Algérie, n’ont pas tort. En un mot, le pays tourne au poids mort.

Pour conclure, il va de soi que le bilan du quatrième mandat est aussi catastrophique que l’est le bilan global. Bien qu’on énonce des grandes réformes, il n’en demeure pas moins que cela reste au stade des promesses. Hélas, le peuple algérien est las des promesses non tenues. D’ailleurs, est-ce que les engagements qui n’ont pas été respectés en 15 ans de règne sans partage vont se réaliser lors de ce quatrième mandat ? Les utopistes peuvent rêver.

Ait Benali Boubekeur

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 01:27
Pour une solution définitive au conflit du Mzab.

En Algérie, tous les problèmes découlent de l’incompétence des dirigeants. En fait, que les caisses de l’Etat soient vides ou pleines, les crises se multiplient sans que le pouvoir ne parvienne à les solutionner. A ce propos, la crise de la vallée du Mzab en est un parfait exemple illustratif. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que dans cette affaire le laxisme des autorités met sérieusement en péril l’avenir de la communauté mozabite. Car, depuis le mois décembre 2013, celle-ci vit dans un climat de violence. En 8 mois, elle a enregistré la mort de 11 des siens et plus de 70 blessés. Et s’elle paye ce lourd tribut, c’est parce que cette minorité n’est pas protégée. Sans avoir le parti pris –tous les Algériens doivent être traités avec le même égard –, il n’en reste pas moins que dans ce conflit les mozabites en souffrent terriblement.

De toute évidence, la recrudescence de la violence, notamment depuis le début du mois sacré, corrobore amplement cette thèse. Bien que les dirigeants claironnent –à qui veut les entendre bien sûr –que la crise de la vallée du Mzab constitue leur priorité, la réalité du terrain indique l’inverse. Le sang des mozabites continuent encore de couler. Ceci est dû surtout au traitement impartial entre les habitants de la ville de Ghardaïa. Les vidéos qui circulent sur internet montrent le parti pris flagrant des services de sécurité en faveur de l’autre communauté belligérante, les Châambas. Que reste-t-il du coup de crédibilité à un régime qui discrimine les enfants du même pays ? D’ailleurs, si le problème perdure encore, c’est parce que la loi n’est pas appliquée de façon irréprochable. Or, dans la vallée du Mzab, il y a une seule communauté qui morfle.

Dans leur ultime recours, les représentants de la communauté mozabite s’en remettent directement au chef de l’Etat. Va-t-il prendre au sérieux cette doléance ? On le souhaite vivement, mais ce n’est pas vraiment sûr. En 2001, lors des événements de Kabylie, le chef de l’Etat –bien qu’il ait été en bonne santé –n’a pas levé le doigt pour éteindre le feu de la discorde dans la région. En tout impunité, les gendarmes ont tué, rappelons-nous bien, 127 jeunes. La plupart d’entre eux ont reçu des balles dans le dos. Mais, s’il manifeste, cette fois-ci, la volonté de mettre fin à la crise, on devra saluer sans ambages cette initiative. Car, chaque vie algérienne épargnée est un effort à encourager.

En plus, puisque tout au long de la campagne électorale d’avril dernier, Abdelaziz Bouteflika a été présenté comme le Roosevelt algérien –même malade, il est plus intelligent et plus fort que tous les Algériens réunis, nous dit-on –, cette crise ne devrait pas être plus compliquée pour lui. Et qui plus est les Mozabites ne demandent que l’application des lois de la République. Mais, dans le cas où il n’y a pas de suite à leur doléance, il faut s’attendre à ce que les idées extrémistes gagnent du terrain. D’ailleurs, le MAK, en Kabylie, n’est-il pas né en réaction à l’incurie des dirigeants. Bien que la population locale ne l’ait pas suivi et ne le suive pas, il n’en demeure pas moins que le mouvement autonomiste progresse de façon inquiétante. Ce risque est malheureusement présent dans la vallée du Mzab.

En guise de conclusion, il va de soi que la crise qui perdure à Ghardaïa traduit l’échec du régime dans sa façon de répondre aux crises par des solutions sécuritaires. En outre, la localisation du conflit aurait dû faciliter la tâche au régime, s’il n’était pas impartial. Hélas, pour se faire entendre, les Mozabites sont obligés de se déplacer à Alger pour crier leur colère. Leurs slogans résument en effet l’impuissance du régime à résoudre le conflit. « Où sont les promesses de Sellal ? Où est l’autorité de l’Etat ? Que cesse l’impunité », sont entre autres les mots d’ordre scandés à Alger. Enfin, au-delà de la responsabilité du pouvoir, le peuple algérien, et ce, de façon plus générale, n’est pas exempt de reproches. A chaque fois d’une partie du pays est persécutée, les réactions –quand il y en a bien évidemment –sont désordonnées et sporadiques. Pourvu que la crise ne touche pas son patelin, l’Algérien n’est pas trop solidaire des autres. Ceci est aussi valable pour la classe politique. Mis-à-part le FFS, celle-ci se manifeste par parcimonie.

Ait Benali Boubekeur

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 20:05
Kader Abderrahmane nous quitte

Kader Abderrahmane, ancien secrétaire national du FFS chargé à l’organique, membre du Conseil national et vice président de l’APW de Boumerdès est décédé aujourd’hui, 17 juillet 2014, des suites d’une crise cardiaque.


Cette triste nouvelle est tombée tel un couperet sur les militantes et les militants du parti et attriste toutes celles et ceux qui ont connu le défunt.
Son dévoumement dans l’acoumplissement de son travail et son engagement son failles ont fait de lui un militant hors paires. Ses qualités humaines sont irréprochables.
Aujourd’hui, il a rendu l’âme à l’hôpital de Bordj-Menaïel à l’age de 52 ans.
L’enterrement aura lieu demain, 18 juillet 2014 au cimetière des Issers, sis sur la route menant vers Chabet el Ameur (Bouchakor), après la prière du vendredi.


Condoléances du FFS
C’est avec une immense douleur que nous avons appris le décès du camarade, Kader Abderrahmane, ancien secrétaire national à l’organique, membre du Conseil National et Vice-Président de l’APW de Boumerdès.
Au nom de la direction nationale du Front des Forces Socialistes et des militantes et militants du parti je présente à la famille et proches du défunt mes sincères condoléances et les assure de ma profonde compassion en cette douloureuse circonstance.
Puisse Dieu Tout-Puissant lui accorder toute Sa Miséricorde et l’accueillir en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons.


Le Premier secrétaire par intérim
Youcef Aouchiche

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 07:48
Le soutien à la Palestine est une question d’humanisme.

En l'espace d'une semaine, l'armée israélienne provoque la mort de presque 200 morts et blesse un peu plus d’un millier. Les images, qui circulent sur internet, révèlent la barbarie de l'Etat israélien. Cela dit, bien que l'Etat hébreu bénéficie d'un large soutien de la part des puissances occidentales, les voix qui dénoncent cette violence sont également nombreuses. Pour décrire celle-ci, on peut dire qu’elle se distingue par la haine de l'autre. « Depuis cinq ans maintenant, ils [les jeunes israéliens] n'ont entendu qu'incitations, propos alarmistes et suprématie sur les Arabes de la part du véritable instructeur de cette génération, le premier ministre Benjamin Netanyahou », écrit Giden Levy, dans un article intitulé « notre misérable Etat juif ».

D’une façon générale, à chaque fois que l'occasion est offerte à cette droite extrémiste de châtier les pauvres Palestiniens, ils n'hésitent pas une seconde à le faire en utilisant tous les moyens illégaux. Ainsi, depuis une semaine, la bande de Ghaza –à-vrai-dire une prison à ciel ouvert –est pilonnée jour et nuit. Par ailleurs, bien que les conventions internationales soient explicites quant à la protection des populations civiles, l'armée du Tsahal ne respecte aucune règle. En considérant que tous les Palestiniens sont des « terroristes », cet argument lui suffit à piétiner toutes les lois internationales. D'autant plus que les grandes puissances de ce monde lui apportent un soutien indéfectible. Appelées grandes démocraties, à l'instar des USA, de la France et de l'Allemagne, ces puissances –et c'est le moins que l'on puisse dire –sont du côté de l'injustice.

Dans ces conditions, il ne reste aux Palestiniens que la protection divine. Car, même au sein de leur communauté nationale, il existe des individus qui lui attirent des malheurs. Etant donné la disparité des moyens et étant donné aussi le soutien des grandes puissances à l'armée israélienne –quand on soutient une armée extrémiste, les plans génocidaires ne sont pas loin –, les lanceurs de roquettes –à moins que ce soit l'œuvre du Mossad –ont leur part de responsabilité.

Toutefois, bien que cet avis porte en soi le défaitisme et, dans ce cas, critiquable, il n'en reste pas moins que les conditions géopolitiques font que la Palestine est incapable de lutter contre ces surpuissances. Dépourvues de tout sentiment humain, ces dernières, quand il s'agit de défendre leurs intérêts, sont insensibles aux souffrances des peuples dominés. Quant aux éventuels alliés de la Palestine, la plupart sont des régimes dictatoriaux. Comme on l'a vu en Egypte l'an dernier, ces tyrans sont capables de faire autant en vue de se pérenniser au pouvoir. Du coup, il ne reste, aux Palestiniens, qu'un espace exigu pour manœuvrer. Ainsi, malgré une relative perte de souveraineté –le blocus de la bande de Ghaza offre-t-il réellement une quelconque autonomie? –, la solution prônée par Mahmoud Abbas permettra de déjouer « la solution finale » s'elle est envisagée.

Pour conclure, il va de soi que la tragédie palestinienne exige une prise de conscience internationale. De la même manière, les peuples doivent se mobiliser en faveur de la cause palestinienne. Ainsi, au-delà de la région ou du pays de naissance –une façon de me démarquer des extrémistes kabyles qui soutiennent Israël au nom de la Kabylie –, aucun être humain sensible ne peut rester indiffèrent devant le massacre programmé du peuple palestinien. Cela dit, Est-ce que les dénonciations suffisent à ébranler la détermination de l'Etat d'Israël de mettre un terme à son plan machiavélique? Cela, me parait-il, est insuffisant. En revanche, la solution réside dans la mise de la communauté internationale devant le fait accompli. La demande de Mahmoud Abbas de « placer officiellement l'Etat de Palestine sous le régime de protection internationale de l'ONU » est le choix le plus raisonnable. Ainsi, pourvu que les vies humaines, des enfants, des femmes et des vieillards, soient épargnées, il n'y a aucune honte à ce que la Palestine refuse le combat. Ou sinon que ces courageux résistants ne mettent pas en danger la vie des innocents. Car, le tribut payé par ces innocents est faramineux. D'après Alain Grech, en dix ans, pour un Israélien tué, il y a 277 Palestiniens tués.

Ait Benali Boubekeur

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