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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 07:39
 Affaire Matoub : quelle issue sans une justice autonome ?

Dans l’affaire Matoub Lounès, lâchement assassiné le 25 juin 1998, il est inutile de chercher les raisons qui empêchent l’éclosion de la vérité. En Algérie, on a l’habitude. Les enquêtes sur les assassinats politiques n’aboutissent jamais. Cela ne veut pas dire que la vérité ne jaillira pas un jour.

Mais, dans l’état actuel des choses, il est difficile d’imaginer un dénouement probable. Et pour cause ! Pour qu’une instruction soit crédible ou qu’il ait simplement une chance d’aller à son terme, il ne faudrait pas que les éléments de l’enquête soient d’emblée imposés.

Or, dans l’affaire Matoub, la justice ne veut rien entendre en dehors de la version des partisans du « tout sécuritaire » des années 1990. En fait, à peine Matoub Lounès ait rendu l’âme, le responsable de la milice en Kabylie, Nourredine Ait Hamouda, a imputé le crime aux islamistes, en nommant le GIA comme étant le responsable de l’assassinat.

A-t-il des preuves, quelques minutes après le crime, pour qu’il avance le nom du groupe coupable ? Bien que le propos ici ne soit en aucune façon de disculper ceux qui ont réagi par la violence au coup d’État des militaires, il est difficile, dans le contexte de violence de l’époque, d’identifier –sans une enquête impartiale –les véritables auteurs du crime.

Hélas, à en croire deux journalistes de Libération, Florence Aubenas et José Garçon, toute la procédure judiciaire repose sur les déclarations des responsables du RCD et de celles des proches, notamment la veuve Matoub et ses sœurs, lesquels pointeront du doigt plus tard des anomalies dans la procédure.

Par ailleurs, bien qu’un procès, dit Matoub, ait lieu en 2011, les observateurs affirment que cette parodie de justice vise au préalable à clore un dossier politique, en l’occurrence l’amnistie générale. En d’autres termes, l’institution judiciaire se préoccupe avant tout de rendre crédible les décisions politiques, mais elle se soucie moins de rendre justice.

Qu’en est-il de l’affaire, 18 ans après l’odieux assassinat et cinq ans après le procès factice ? Il va de soi que tous ceux qui rêvent d’une justice équitable ne peuvent se satisfaire ni de la parodie de justice ni du jugement préfabriqué.

Malheureusement, du côté des insatisfaits, la recherche de la vérité n’est pas forcément le but final. En effet, il y a quelques jours, la veuve Matoub signe une déclaration dans laquelle elle s’insurge contre la justice en lui reprochant de ne pas avoir jugé le chef du GIA, Hassan Hatab.

La question qui se pose naturellement est la suivante : peut-on regretter que la justice n’ait pas fait son travail, d’un côté, et lui demander de juger le coupable désigné par les responsables politiques locaux dès le quart d’heure suivant le crime, de l’autre côté ? La réponse est évidemment non. Sans vouloir remettre en cause la bonne foi de la veuve Matoub, il n’y a qu’une façon de chercher la vérité : ne pas imposer les éléments d’enquête.

Pour conclure, il va de soi que la procédure de justice ne doit pas être biaisée. Pour ce faire, l’enquête doit inclure tous les éléments. Et ce n’est pas en voulant remettre sur le devant de la scène des acteurs politiques, comme le fait consciemment ou inconsciemment Nadia Matoub, que la vérité se saura un jour.

Aït Benali Boubekeur

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 00:10
Il y a quinze ans, le pouvoir et les Arouch se liguent contre la démocratie.

S’il y a un événement à exclure pour désigner une date symbolique, c’est indubitablement la date où la manipulation se mêle à la violence. La marche du 14 juin 2001 réunit les deux critères. À ce titre, elle ne peut être une date symbolique pour la Kabylie.

En tout cas, s’il faut en choisir une, autant que ce soit une journée où la manifestation a été pacifique. Cela dit, pour qu’il n’y ait pas d’ambigüité, la grande responsabilité, dans les violences subies le 14 juin, incombe au régime. Mais, personne ne peut affirmer –à moins que ce soit du pur mensonge –que les manifestants étaient exempts de tout reproche.

Hélas, quinze ans après cet événement, certains choisissent la facilité en refusant de situer toutes les responsabilités. Bien que les citoyens de la région se soient mobilisés en vue de juguler l’effusion de sang, force est de reconnaître que cette préoccupation n’a pas été celle de tous les pseudos délégués, dont certains ont été de véritables pompiers pyromanes.

En tout état de cause, malgré l’exploitation sans vergogne de la tragédie –beaucoup de personnes ont eu tort de croire que Belaid Abrika et ses amis cherchaient à éteindre l’incendie –, le chef charismatique, Hocine Ait Ahmed, en vieux routier de la politique, a décelé d’emblée le piège. « Au départ déjà, la nature populiste fascisante de ce mouvement s’est trahie en jouant sur la surenchère du consensus communautaire, c'est-à-dire sur l’unicité de la Kabylie à travers son unicité politique. Le dessein maquillé étant de détruire le dernier bastion de toutes les formes de pluralisme arrachées de haute lutte », écrit-il le 26 mars 2002 dans une note intitulée « Arch, la tribu ; Arouch, les tribus ».

De toute évidence, l’avènement de cette organisation archaïque inaugure l’une des phases les plus sombres de la région. En effet, en moins de deux ans d’action sur le terrain, les Arouch ont détruit tout ce qui faisait la force de la Kabylie : la tolérance politique.

Malheureusement, bien que cette organisation ait disparu, depuis pas mal d’années déjà –et c’est tant mieux pour la démocratie en Algérie –, les conséquences de son œuvre se ressentent encore de nos jours. Ainsi, depuis le 14 juin 2001, toute manifestation est interdite à Alger. Malgré la levée de l’État d’urgence en 2011, cette mesure demeure applicable dans la capitale.

Bien évidemment, les mauvaises langues vont dire que le régime était prêt à saborder la marche du 14 juin. Ceci n’est pas faux, mais en partie seulement. En effet, bien que la responsabilité du régime soit importante, celle des manifestants n’était pas négligeable. Étant présent à cette marche, on était plusieurs à supplier les manifestants zélés d’abandonner leurs armes blanches. Vainement.

Par ailleurs, à peine cette organisation antidémocratique est réduite au silence, une autre organisation encore plus dangereuse, pour l’Algérie en général et la Kabylie en particulier, prend le relais. D’ailleurs, pour le fondateur du MAK, dont les intentions sont quasiment les mêmes que les Arouchs, tant que ceux-ci occupaient le terrain, il mettait uniment son mouvement en sourdine.

Comme les Arouch, le MAK joue la carte de l’unicité politique de la Kabylie. Or, s’il y a un esprit dangereux pour l’épanouissement de la démocratie, c’est la recherche d’une forme d’unanimisme dans une société. D’ailleurs, les récentes polémiques sur le droit d’une gamine de parler en arabe sur un plateau télé ou les attaques au vitriol contre les deux symboles de la chanson kabyle, Ait Menguellet et Idir, sont autant d’indices qui corroborent la dangerosité du mouvement séparatiste. Et ce n’est pas étonnant que ce mouvement choisisse cette date comme son symbole.

Pour conclure, il va de soi que le 14 juin 2001 est une date à ne pas oublier. La région doit tirer les enseignements qui s’imposent. Car, plusieurs personnes sont mortes à cause de l’esprit irresponsable du régime et des pseudos délégués de la région. Enfin, si l’on doit rendre un service aux victimes de cette tragédie, il faudra s’éloigner autant que faire se peut des idées extrémistes, et ce, quels que soient leurs auteurs. C’est à ce prix que l’Algérie en général et la Kabylie en particulier retrouveront l’apaisement.

Aït Benali Boubekeur

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 12:50
Décryptage de l’interview de Mohand Amokrane Cherifi

Dans une interview sans complaisance, accordée au journal El Watan, Mohand Amokrane Cherifi, membre du présidium du FFS, assène des vérités que seuls les grands visionnaires sont capables d’en faire. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le diagnostic est à la hauteur des enjeux de la crise que traverse le pays.

Ainsi, bien qu’il y ait incontestablement des initiatives ça et là pour faire face à la crise, force est d’admettre, à en croire notre expert international, que le régime s’en passe de l’outil le plus essentiel en vue de résoudre la crise : le dialogue politique. Et tant que l’action politique ne prime pas dans le processus de prise de décision, l’Algérie ne verrait pas le bout du tunnel.

En d’autres termes, tant que le régime privilégie le passage en force, à travers des mesures « prises unilatéralement », comme c’est le cas de la loi de finances 2016, il n’y aura pas de solution à la crise algérienne. Car, le principal problème, c’est le manque de confiance entre gouvernants et gouvernés.

En tout cas, pour Mohand Amokrane Cherifi, le souci n’est pas la fluctuation du marché pétrolier. Selon lui, plusieurs pays ont connu, à un moment de leur histoire, des crises. Et là où la concertation a été érigée en règle, les pays en question s’en sont sortis sans trop de dégâts.

En tout état de cause, pour que les citoyens puissent accompagner un plan économique, dont l’austérité y est souvent comprise, il faudrait que toutes les forces politiques soient associées. Et c’est là que la proposition du FFS pour la tenue de la conférence nationale de consensus aurait pu être le cadre idoine.

Malheureusement, et surtout au grand dam de l’Algérie, le régime ne voulait pas jouer le jeu. Ainsi, bien que le temps presse l’Algérie, le régime n’a ni l’intention ni la volonté d’aller vers un État associant tous les Algériens. Et qui plus est, à en croire Mohand Amokrane Cherifi, le régime –à court terme notamment –a de beaux jours devant lui. Selon lui, « le niveau actuel des réserves lui permettra de tenir quelques années encore, et dispose de ressources alternatives du sol et du sous-sol autres que le pétrole, qu’il peut hypothéquer. »

Mais, dans la mesure où le régime veut maintenir, coûte que coûte, le statu quo, peut-on adhérer même de façon réservée et au nom d’un certain pragmatisme, aux initiatives émanant des partis du pouvoir ? Malgré un langage tranchant, cela ne semble pas rédhibitoire pour notre expert, et ce, pour peu que le débat soit « sans préjugés ni préalables ». Cela dit, personnellement, je n’irai pas jusqu’à dire que cela pourrait être assimilé à l’héritage de Hocine Ait Ahmed.

Pour conclure, il va de soi que tôt ou tard le régime devra lâcher du lest et rendre des comptes à la société algérienne. Bien que le régime ait encore les moyens de maintenir un statu quo mortifère, il ne pourra pas leurrer indéfiniment la génération des réseaux sociaux. Mais, avant que ce ne soit trop tard, le mieux serait d’engager un dialogue inclusif pour éviter toute épreuve de force.

Aït Benali Boubekeur

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 13:10
Pour la énième fois, le FFS tire la sonnette d’alarme.

Dans sa dernière résolution, issue de son conseil national du 20 mai 2016, le FFS dresse un tableau peu reluisant de la situation nationale. Bien que le pouvoir tienne un discours rassurant, pour le FFS, « ces campagnes détournent l’attention de l’opinion publique des défis et des enjeux qui engagent l’avenir du pays. »

Dans le même ordre d’idée, regrette encore le FFS, la fragilité du pays, résultant notamment de la chute des prix du pétrole, ne suscite pas malheureusement un sursaut à la hauteur de la crise. Pour lui, le régime laisse tout bonnement empirer la situation. Ce qui « favorise les comportements délinquants au sein des institutions et de la société. »

De toute évidence, le FFS n’est pas à sa première réaction où il tire, sans fard ni acrimonie, la sonnette d’alarme. En effet, du temps où feu Hocine Ait Ahmed dirigeait le parti, il ne se passait pas une année sans qu’il proposât des initiatives en vue de sortir le pays de la crise endémique la plombant.

Hélas, à chaque fois, le régime feigne d’écouter, mais il fait tout pour retourner ce temps d’attente en sa faveur. En 2012, la participation du FFS avait un double objectif : éviter au pays un scénario à la libyenne et se présenter comme un acteur crédible en cas où le régime ne ferait pas marche arrière sur ses engagements du 15 avril 2011, lesquels sont confirmés le 8 mai 2012 à Sétif.

Pour permettre une issue honorable à la crise, où il n’y aurait ni vainqueur ni vaincu, le FFS suggère alors la tenue d’une conférence nationale de consensus. Ainsi, le pouvoir, l’opposition et les diverses représentations de la société civile dégageraient une plateforme consensuelle où les règles de bonne gouvernance seraient entérinées.

Mais, le régime a vite changé d’avis. L’instinct de pérennisation semble l’emporter sur la perspective d’une Algérie heureuse et apaisée. Pour ce faire, il suffit de saborder la conférence nationale de consensus pour que le régime maintienne le statu quo dévastateur pour le pays. Car, les autres partis, qui réclament l’application de l’article 88 –devenu l’article 102 dans la nouvelle constitution – ne sont ni sérieux ni crédibles.

Enfin, le seul bémol que l’on peut mettre sur la teneur de la déclaration du conseil national du FFS est inhérent à la suite à donner à la conférence nationale de consensus. En effet, si le pouvoir ne participe pas –car il n’a aucune volonté et n’éprouve aucun intérêt –, celle-ci ne pourra pas bénéficier du caractère consensuel.

Dans ces conditions, la solution qui amènerait la « concrétisation d’une deuxième République fondée sur l’État de droit » sera imposée –dans un cadre pacifique et maitrisé – par une alliance hétéroclite n’englobant pas le régime. D’où la nécessité de créer un nouveau concept qui correspond à la nouvelle donne.

Aït Benali Boubekeur

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 20:24
Solidarité indéfectible avec les maîtres de la chanson algérienne, Ait Menguellet et Idir

Ce que devait être un fait divers anodin est transformé par les partisans de Ferhat Mehenni comme un acte de haute trahison. Il s’agit évidemment de la présence des deux icônes de la chanson algérienne, Lounis Ait Menguellet et Idir, à une rencontre présidée par le premier ministre, Abdelmalek Sellal.

Ainsi, après le lynchage sur les réseaux sociaux de la jeune « Miss Kabylie », en janvier dernier, pour avoir préféré s’exprimer en arabe, cette fois-ci, les partisans de Ferhat Mehenni s’en prennent, d’une façon éhontée, à deux monuments de la chanson kabyle.

Dans le fond, à travers ses attaques, le mouvement de Ferhat Mehenni entend imposer un modèle à la nord-coréenne où seules ses idées ont le droit de cité. Après avoir confisqué le 20 avril, une date nationale algérienne célébrant la défense des libertés politiques et culturelles, voilà que la présence des deux chanteurs de renom à la rencontre contre le piratage est assimilée à un acte contre la Kabylie.

Or, dans la réalité, bien que ces deux grands chanteurs soient des légendes dans la région, il n’en reste pas moins qu’ils ne la représentent pas. Et pour cause ! Seuls ceux qui sont élus démocratiquement peuvent prétendre jouer un tel rôle, et ce, le temps d’un mandat octroyé.

D’ailleurs, ceux qui s’attaquent à eux n’ont pas ce fameux mandat. Et si Ferhat Mehenni continue de s’autoproclamer chef de la Kabylie, tout le monde doit comprendre que ce n’est ni plus ni moins qu’un statut usurpé.

Cela dit, en créant un monstre, en l’occurrence le MAK, son fondateur –bien qu’il soit lui aussi extrémiste –se retrouve dans l’obligation de jouer au modérateur. Comme en janvier dernier, il appelle donc ses militants à la retenue en cessant les invectives.

Néanmoins, malgré ces appels au calme, il ne les désavoue pas dans le fond. Pour lui, par leur naïveté, ces deux grands chanteurs sont attirés dans un guet-apens. Or, ces derniers n’ont fait ni de déclaration d’allégeance ni le moindre soutien au régime.

Du coup, pourquoi le chef séparatiste les juge-t-il sur ce terrain, alors que les deux chanteurs ne donnent aucun caractère officiel ni représentatif à la rencontre ? Si Ait Menguellet a été piégé depuis 1999, à en croire Ferhat Mehenni, « le scénario tel qu’il a été exécuté montre bien qu’il y avait complot contre Idir », écrit-il dans son appel. Mais, il ne dit pas lequel. En tout cas, le vrai complot qui se prépare, c’est sans doute le complot contre notre Algérie.

Pour conclure, il va de soi que cette campagne haineuse montre que le mouvement qui prétend libérer la Kabylie risque de la plonger dans un cycle infernal. En effet, est-il correct qu’un mouvement qui se dit vouloir libérer la Kabylie, car elle est, selon eux, sous occupation –ce qui est faux – n’accepte pas que deux figures de proue de la chanson kabyle n’aient pas la même liberté de rencontrer qui ils veulent ? Enfin, pour mieux apprécier le courage et la détermination des hommes libres, il faut tout bonnement lire les réactions de Lounis Ait Menguellet et d’Idir sr leurs pages facebook.

Aït Benali Boubekeur

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 19:41
L’affaire El Khabar : les enjeux d’une succession en dehors du peuple.

Dans les pays où le droit prime sur les intérêts de clans, une affaire, comme celle d’El Khabar, serait une simple transaction commerciale. En effet, malgré les états d’âme des adversaires d’un tel acte commercial, il n’en reste pas moins que les groupes de presse sont le domaine des grandes fortunes. En France, par exemple, personne ne peut contester ce droit au richissime Dassault, propriétaire du Figaro.

Hélas, en Algérie, la presse est conçue comme une arme politique, au sens où le détenteur cherche à combattre ses adversaires. Bien que le clan dominant ait assez de journaux et de télévisions assurant, à longueur de journée, sa propagande, l’acquisition d’un journal de grande audience par le clan adverse constitue une véritable menace.

En dépit des déclarations des dirigeants inamovibles, à la veille de la révision constitutionnelle, sur la consécration de l’État de droit, la réalité les rattrape aussitôt. Cela dit, pour qu’il n’y ait pas d’ambigüité, le clan auquel appartient Issad Rebrab ferait la même chose.

Du coup, dans la bataille qui annonce la lutte acharnée pour la succession présidentielle, le clan le plus faible sera appelé forcément à disparaître. Bien évidemment, les vainqueurs vont présenter ce triomphe comme la victoire de l’Algérie. Dans la réalité, quel que soit le nom du vainqueur, l’Algérie ne tirera aucun avantage. Au contraire, elle en pâtira de cette domination.

Cependant, bien qu’il ne faille pas blâmer le peuple algérien d’avoir laissé se perpétuer ce climat politique malsain, il n’est pas pour autant exempt de toute critique. Et tant qu’il continue à pratiquer la politique de l’autruche, les affaires du pays vont être gérées de la même façon.

Pour conclure, il va de soi qu’en l’état actuel des choses, il est difficile de considérer l’achat du groupe El Khabar comme une simple transaction commerciale. Ce qui explique la réaction du clan adverse. Car, les enjeux sont colossaux.

Malheureusement, sur fond de la succession, le peuple algérien, comme dans les périodes décisives postindépendance, se contente d’observer la joute. Mais, ce qu’il ignore, c’est qu’il commet une erreur grave. En effet, tant qu’il ne prend pas son destin en main, il n’y aura ni la presse libre, ni la justice équitable, ni la gestion transparente des affaires du pays.

Aït Benali Boubekeur

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 08:35
Le plan diabolique de BHL : comment éviter à l’Algérie un scénario chaotique ?

La célébration du 20 avril a permis la levée du voile sur plusieurs zones d’ombre. Désormais, on peut dire, sans le moindre risque de se tromper, que les intentions de Ferhat Mehenni et de son mouvement sont belliqueuses et sont surtout de nature à déstabiliser tout le pays.

En effet, l’entrée en scène de BHL (Bernard Henry-Lévy), sollicité, selon lui, par ses amis du MAK, suffit à étayer cette thèse. Car, l’évocation des trois lettres BHL est synonyme de guerre. En tout cas, là où il s’est immiscé, le pays en question s’est retrouvé déchiré.

De toute évidence, pour les observateurs qui ne sont pas amnésiques, BHL a souhaité, dès 2011, que l’Algérie vive le scénario libyen. En vieux routier de la politique, feu Hocine Ait Ahmed a préconisé la mise en mouvement dans le statu quo sans le renversement du régime.

Ainsi, bien qu’il ne croie pas à l’intelligence du régime pour qu’il mettre en place les véritables réformes nécessaires au pays, le parti du chef charismatique a participé aux élections législatives de mai 2012, et ce, tout en affirmant que lesdites élections ne pouvant ni être honnêtes ni libres.

L’adhésion des Algériens à cette stratégie a mis en échec la tentative de BHL. Bien que cette stratégie ne permette pas le changement tant attendu, il n’en reste pas moins que le scénario catastrophique s’est éloigné.

Cependant, tout en faisant mine d’abandonner son plan diabolique, l’homme de guerre ne fait que remettre son projet à plus tard. En 2016, il revient donc à la charge en s’appuyant sur les séparatistes, emmenés par Ferhat Mehenni.

Profitant de la marginalisation de la région, l’ancien allié du régime –en 1992, le parti de Ferhat Mehenni a pris les armes pour défendre le régime –s’en prend désormais à l’Algérie. Pour parvenir à ses fins, il se rapproche de BHL, et ce, après s’être assuré le soutien des pays ennemis de l’Algérie.

Mais, là où il néglige un détail d’une grande importance, c’est que la région ne cédera à aucun chantage et ne renoncera jamais à son appartenance à la mère patrie. Incontestablement, bien qu’il y ait des déçus qui rejoignent son mouvement –ils oublient que Ferhat Mehenni est intéressé par son destin personnel qu’il confond injustement avec celui de la région –, grâce à la vigilance des citoyens de la région, son projet échouera.

Cependant, comme le font remarquer les responsables du FFS, « ce mouvement extrémiste » n’est pas né ex nihilo. La responsabilité du pouvoir est entièrement engagée. En effet, la seule politique que le régime a envers la région sont celles de la répression et de la marginalisation. Ainsi, il convient, avant de s’opposer à la politique scissionniste, de situer toutes les responsabilités.

En disant cela, il est faudrait expliquer ensuite pourquoi le choix de la division du pays est inconcevable, voire intolérable. Il faut rappeler d’emblée que la restauration de l’État algérien est l’œuvre de tous ses enfants. Rompre ce contrat, c’est provoquer la seconde mort de tous les valeureux fils de l’Algérie morts pour sa libération.

Quant à la seconde raison, il se résume comme suit : comment peut-on rompre le contrat social avec les compatriotes de la région –ce qui suppose au passage l’imposition du projet –en s’autoproclamant mandataire d’une telle mission alors que les mêmes citoyens ne demandent rien ? Hélas, non seulement ils ne consultent personne, mais dès que quelqu’un émet une réserve, les séparatistes le critiquent systématiquement.

D’ailleurs, un simple survol du site autonomiste montre que les partisans de Ferhat ne respectent aucun autre avis. En insultant les partis traditionnels de la région, le FFS et le RCD, à chaque fois qu’ils affirment leur attachement au pays renseigne sur l’inexistence de l’esprit démocratique dans ce mouvement. Dans la réalité, il n’y a rien à attendre des militants qui ont pour modèle BHL ou Benjamin Netanyahou.

Pour conclure, il va de soi que la région de Kabylie ne peut pas confier son sort à des seigneurs de la guerre. Bien que la colère des jeunes soit compréhensible, il n’en reste pas moins que la voie prônée par Ferhat Mehenni est à la fois dangereuse pour le pays en général et pour la région en particulier.

Pour ces raisons, il faudrait que cette question soit prise au sérieux par la région. Car, si Ferhat s’empare de ce territoire, la région souffrira à tous les niveaux. Sur le plan politique, la région tombera dans une crise comparable à celle de l’été 1962.

Aït Benali Boubekeur

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 19:33
Le destin de la Kabylie est national.

Aucun dirigeant, éminent soit-il, ne peut pas incarner, à lui tout seul, le sort d’un pays, d’une région ou même d’un petit village. En effet, pour peu que le choix ne soit pas imposé, il est difficile qu’il y ait un soutien entier à un quelconque projet de société. Même le système colonial, dont la philosophie repose sur le déni de l’homme, ne suscite pas un rejet unanime. De la même manière, bien que le FLN historique ait pour mission de libérer le peuple subjugué, l’adhésion à son projet ne fut pas totale.

Hélas, s’il y a un homme politique, de surcroît médiocre, à qui il ne faut pas en parler de ces principes rudimentaires, c’est bien évidemment Ferhat Mehenni. En voulant vaille que vaille imposer son projet raciste à la région de Kabylie, il empiète ces mêmes principes sur lesquels il s’appuie pour revendiquer la scission du pays. Mais, bon sang, de quel droit se prévaut-il pour priver toute une région de son appartenance à la mère patrie ? Aucun.

Cependant, dans l’histoire contemporaine, les dirigeants qui ont tenté de s’identifier à leur peuple ont provoqué des désastres. Bien que la fin des idéologies fasciste et nazie annonce un monde meilleur, en Algérie, Ferhat Mehenni tente, contre vents et marées, de les ressusciter.

Ainsi, à la question du journal en ligne, le matin dz, dans une interview de mars 2016, relative à son initiative unilatérale du fondateur du MAK ne bénéficiant pas du soutien des habitants de la région, Ferhat Mehenni la justifie en croyant que ce qui est bon pour lui est forcément bon pour les « siens », lesquels ne sont, à ses yeux, que des sujets à guider.

Bien qu’il ne soit pas à sa première tentative, jusque-là, heureusement, la région lui a toujours tourné le dos. En effet, malgré une carrière politique assez longue, il n’a jamais eu de mandat. Ainsi, celui qui s’attaque sans vergogne aux Algériens de la région de Kabylie « ne pensant pas comme lui », et qui se revendiquent des deux partis les mieux implantés dans la région, n’est pas novice en politique.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne brandit les principes démocratiques que lorsqu’il les oppose aux autres. Dans toute sa carrière, ses choix politiques se confondent avec ses propres intérêts. Heureusement, la plupart du temps, les citoyens mettent en échec ses plans machiavéliques. Pour ceux qui ont une mémoire courte, je rappelle trois événements phares qui étaient cette thèse.

En 1989, dans le but de contrer l’influence du FFS dans le centre du pays, les services secrets créent, dans leur laboratoire, une nouvelle formation politique, dont Ferhat Mehenni est l’un des membres fondateurs. Lors des assises de cette formation, les amis de Ferhat Mehenni décrètent uniment la transformation du MCB en RCD. Les fidèles du mouvement culturel berbère les ridiculisent en rassemblant un million de signatures des citoyens refusant la mort du MCB.

En 1992, alors que les Algériens infligent une défaite électorale mémorable au régime, Ferhat Mehenni et ses amis remettent en cause ce choix et appelle l’armée –laquelle avait élaboré son plan avant même la tenue de l’élection –à mettre fin au processus démocratique. Pire encore, ils prennent, dans certaines localités, les armes pour défendre le régime, prolongeant ainsi sa durée de vie.

En 1994, Ferhat Mehenni commet la plus grave trahison de l’histoire envers les « siens ». En effet, pour mettre en échec la politique « clémente » du général Zeroual envers les dirigeants du FIS, il appelle au boycottage scolaire en Kabylie. Beaucoup de victimes de cette aventure paient encore les conséquences de cette grève politique, voire idéologique.

Mais, là où le bât blesse, c’est que l’initiateur du projet n’est pas touché personnellement par la grève, et ce, bien que ses enfants soient en âge de scolarité. En fait, avant de lancer le projet, il a installé sa famille en France. Ainsi, au moment où les enfants kabyles sont privés d’école, les enfants de Ferhat Mehenni poursuivent normalement leur scolarité.

Hélas, c’est cet homme qui considère, après toutes ces erreurs impardonnables, être le seul représentant de la Kabylie. Et qui plus est, toutes les personnes qui ne se plient pas à sa volonté sont des lâches. Cela « relève soit d’un réflexe purement raciste, soit d’une couardise, soit de la peur de déplaire à ceux qui tiennent le pouvoir que l’on assimile par terrorisme intellectuel à une sorte d’ordre militaire », argue-t-il.

Mais, si depuis 1963 les partis implantés dans la région, pour reprendre son expression, ont pour mission de servir le régime en trahissant la Kabylie, comment compte-t-il bâtir un pays avec un peuple traître ? À vrai dire, la réalité est simplement l’inverse de ce que soutient ce politicard. Dans le fond, il n’a jamais respecté les habitants de la région. Son projet est guidé par la soif de vengeance, la haine et le racisme.

Quant aux partis traditionnels de la région, ils ne sont ni lâches ni haineux. Bien qu’ils aient des approches différentes – pour que la démocratie vive bien, il faudrait qu’il y ait la pluralité d’opinions –, ils essaient d’apporter leur pierre à l’édifice. Un édifice qui reste à fructifier et à consolider. Car, le régime a tellement bloqué l’évolution du pays, depuis sa prise du pouvoir par la force en 1962, que l’essentiel reste encore à faire.

Dans cette dynamique, la Kabylie, comme toutes les régions d’Algérie, doit participer à consolider les acquis gagnés de hautes luttes et d’œuvrer pour en acquérir d’autres.

Hélas, dans cette phase décisive, les organisations politiques démocratiques doivent composer avec les mouvements extrémistes. Cela dit, il ne s’agit pas d’une fatalité. Après tout, la France démocratique compose avec un parti d’extrême droite pesant 30% de l’électorat. En Belgique, en Italie, en Allemagne, on assiste, certes à des proportions différentes, au même phénomène. À la différence de ces pays, le drame, chez nous, c’est la démission du citoyen et son renoncement à la chose politique.

Pour conclure, il va de soi que la Kabylie a besoin des hommes politiques qui respectent toutes les sensibilités et non d’un homme qui va lui imposer son propre destin. Et de surcroît, pas un politicard qui confond le peuple à soi-même. Cela étant dit, on peut bien comprendre sa déception après la mort de son fils, mais est-ce une raison d’engager toute la région dans une dynamique revancharde ? On peut compatir sans le suivre.

Aït Benali Boubekeur

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Publié par Ait Benali Boubekeur - dans Actualité
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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 19:08
À propos du tweet de Manuel Valls : quelle est la part du complot ?

Après la diffusion des images du chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika, le montrant dans un état lamentable, les officiels Algériens crient au scandale. Au fond, de quel complot s’agit-il ? Bien qu’il puisse y avoir une arrière-pensée de la part du diffuseur de la vidéo, en l’occurrence Manuel Valls, il n’en reste pas moins qu’elle n’est ni inventée ni retouchée. Donc, il s’agit bien d’une vidéo traduisant la réalité.

Ainsi, malgré une campagne offensive des dirigeants algériens, accusant certains de complaisance avec l’ « ennemi » et d’autres de comploteurs, force est de reconnaître que, depuis quatre ans, le chef de l’État a une santé chancelante. Alors que le pays a besoin d’un président qui dirige, les tenants du statu quo voulaient et veulent encore le maintien du chef grabataire.

Dans ces conditions, pourquoi l’équipe dirigeante n’assume pas uniment cette réalité ? Après tout, ils peuvent dire qu’ils ont imposé leur protégé, et ce, malgré son état de santé déplorable. D’ailleurs, son porte-parole en 2014 n’a-t-il pas dit, lors d’un de ses meetings, que Bouteflika était plus intelligent que tous les Algériens réunis.

Par ailleurs, a-t-on besoin d’attendre la vidéo postée par Manuel Valls pour s’apercevoir que le chef de l’État est dans l’incapacité de gouverner ? En effet, le fait qu’il survive à l’AVC en avril 2013 est en soi un miracle. Qu’ils arrêtent de nous faire croire que le chef de l’État jouit de toutes ses forces, voire de son alacrité, pour reprendre l’expression de François Hollande.

Bien que les partisans du statu quo aient pu imposer un quatrième mandat injuste à tous les égards, force est d’admettre que la nouvelle donne –chute des prix du pétrole provoquant une crise économique aiguë et la menace aux frontières –nécessite une autre approche de l’exercice du pouvoir. Ainsi, quitte à avoir un chef désigné par les décideurs, autant que ce soit un homme ou une femme jouissant de toutes ses facultés physique et morale.

En tout cas, en l’absence d’une cohésion plus large entre les partis de l’opposition, l’Algérie ne peut pas échapper à ce modèle, c’est-à-dire une désignation qui échappe littéralement au contrôle du peuple. D’ailleurs, la revendication d’une certaine opposition consistant à l’application de l’article 102 de la constitution n’a aucune chance d’aboutir.

Et pour cause ! Pour que le conseil constitutionnel puisse mettre en application cet article, il faudrait que les pouvoirs soient équilibrés. Or, en Algérie, le pouvoir exécutif domine la vie politique nationale. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que dans l’état actuel des choses, il est peu probable que le changement intervienne à court terme.

Pour conclure, il va de soi que l’image de l’Algérie est ternie. La responsabilité incombe évidemment au régime. En effet, alors que les pays avancent, le régime fait le choix de plomber le pays sous prétexte que le peuple algérien n’est pas apte à participer à la gestion des affaires du pays. Résultat des courses : le pays devient de plus en plus vulnérable, à l’image de la santé de son premier responsable. Pour détourner l’attention, les tenants du régime crient à la manipulation et accusent leurs compatriotes qui réclament la gestion transparente d’être les complices d’un gouvernement étranger. Ceux qui ont donné leur sang pour la libération de ce pays apprécieraient le spectacle.

Aït Benali Boubekeur

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 12:13
Le rassemblement sur la tombe d’Ali Mécili revêt, cette année, un cachet particulier.

La célébration du 29eme anniversaire de l’assassinat de l’opposant algérien Ali Mécili coïncide, cette année, avec la disparition de son plus proche ami, le charismatique chef historique Hocine Ait Ahmed. Malgré leurs efforts incommensurables pour édifier une Algérie libre et démocratique, force est de reconnaître que le chemin est encore long pour la concrétisation de cet idéal.

En tout cas, comme le montrent les blocages tous azimuts de l’affaire Ali Mécili, les ingrédients –et c’est le moins que l’on puisse dire –ne sont pas encore réunis pour que le discours mensonger cède la place à la vérité. En effet, bien que les preuves de l’implication des services secrets algériens, dans l’assassinat de l’irréductible opposant du FFS, soient irréfutables, il n’en demeure pas moins que tout est fait, en Algérie comme en France, pour que la lumière ne jaillisse pas.

En dépit de l’investissement complet de Hocine Ait Ahmed dans son vivant, la raison d’État a conduit à l’étouffement de l’affaire. « Aujourd’hui, nous sommes à nouveau orphelins », regrette la veuve d’Ali Mécili, la courageuse Annie, après la disparition du dernier chef historique en décembre dernier.

Cela étant dit, bien que les deux piliers du FFS ne soient plus de ce monde, les militants et les citoyens qui partagent leur combat ne doivent pas renoncer à deux choses principales : la poursuite de leur combat pour une Algérie telle que rêvée par les novembristes et la revendication sans relâche pour que la vérité sur la mort d’Ali Mécili soit connue de tous. C’est d’ailleurs le but du rassemblement auquel appelle Annie Mécili pour le 9 avril 2016, à 14 heures 30, au cimetière Père Lachaise.

Enfin, cette année, il se peut hélas que les partisans de Ferhat Mehenni s’invitent au rassemblement pour souiller la mémoire des deux grands opposants algériens, Ali Mécili et Hocine Ait Ahmed. Mangeant à tous les râteliers, ils vont faire de ces deux symboles un moyen de tromper les citoyens qui croiraient à leur fausse fraternité. Qu’ils sachent que d’où nos deux valeurs-chefs se trouvent, ils désapprouveront leur récupération malsaine. Car, la scission du pays représenterait, pour eux, une seconde mort.

Aït Benali Boubekeur

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  • Je consacre beaucoup de mon temps libre à la recherche de la vérité sur le mouvement national.
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