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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 09:29

Dans une démocratie qui se respecte, la presse joue le rôle d’information. En Algérie, elle est –et c’est le moins que l’on puisse dire –trop politisée. Dans un édito d’un journal à grand tirage, pour ne pas citer directement le journal El Watan, il est dit clairement qu’un parti sérieux et qui croit « à la volonté populaire comme seul moyen d’accès au pouvoir ne peut raisonnablement accepter de s’engager dans la course électorale pour les prochaines législatives… »

De toute évidence, cet avis ne reflète pas l’opinion générale. Bien que le processus démocratique soit dévoyé par un régime illégitime, un démocrate ne peut se détourner des règles démocratiques. Du coup, comme en 1992, quand la presse a soutenu sans vergogne l’arrêt du processus électoral, en 2017, le mépris envers les citoyens demeure inchangé. En quelque sorte, pour notre presse, le processus démocratique doit-il se mettre en place sans la participation des citoyens ?

En tout cas, malgré la volonté du régime de maintenir le statu quo mortifère, il existe, tout de même, des formations politiques crédibles, à l’instar du FFS, qui y prennent part. Lors de cette consultation législative, le FFS va soumettre son projet politique aux citoyens. Immanquablement, la proposition de reconstruction du consensus national vise à définir un cadre dans lequel le jeu politique serait, à l’avenir, plus encadré, plus apaisé et plus transparent.

Cela dit, compte tenu du contexte actuel et des apesanteurs liées à l’exercice du pouvoir, il est difficile de prévoir une alternance. D’ailleurs, la victoire du FFS dans cette joute ne se mesure pas au nombre de sièges, mais à sa capacité à mobiliser les citoyens sur les sujets de société. Au pire moment de notre histoire, Hocine Aït Ahmed disait que l’espoir n’était pas mort.

Pour conclure, il va de soi qu’une élection –quelle que soit son importance –ne représente pas la clé de voûte. Le vote n’est qu’un élément du processus démocratique. Cela dit, le fait de rejeter les élections, il est difficile de protéger, par la même occasion, ledit processus.

D’où la responsabilité de certains groupes de presse dans l’enlisement de la crise politique. Partisans de l’intervention de l’armée dans le champ politique, ils s’opposent au chef de l’État en partant de l’idée que ce dernier veut écarter l’armée. Cette vision est aussi celle de certains partis. Or, la démocratie ne se joue pas au niveau des hiérarchies, mais doit être sous le contrôle des citoyens.

Aït Benali Boubekeur

     

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 22:20

Il est difficile de comprendre les choix du FFS si l’on ne fait pas l’effort d’examiner son parcours. Il y a en effet des moments où le boycottage s’impose et d’autres où la participation est uniment requise. Dans les deux cas, l’enjeu doit être l’avenir du pays. Cela dit, que ce soit telle ou telle option, le FFS n’a jamais piétiné la démocratie pour paraître plus patriote et inversement. Le dénominateur commun, à chaque épreuve, est de politiser, autant que faire se peut, les débats.

Par ailleurs, bien que certains termes aient disparu de notre lexique, à l’instar de la lutte des classes, de prolétariat, force est de reconnaître que l’esprit revendicatif reste le même. Du slogan « ni dictature du prolétariat, ni formalisme démocratique », des années 1960, au slogan « ni État policier, ni État intégriste », des années 1990, à celui « de reconstruction du consensus national », depuis 2013, chaque étape est marquée par un engagement sérieux.

Néanmoins, malgré la cohérence et la constance des engagements du FFS, il n’en demeure pas moins que la dictature a rendu son projet irréalisable. Ne pouvant pas renverser « le processus de fascisation engagé par Boumediene », pour reprendre l’interview de feu Hocine Aït Ahmed à la Tribune internationale de décembre 1982, « le FFS a subi les contrecoups de la société algérienne gangrénée par le désespoir, la démobilisation et la dépolitisation », dit-il.

Toutefois, bien que la situation du pays ait évolué –le pluralisme politique devient désormais une donnée irréversible –, certains thèmes de l’époque sont d’actualité, notamment la dépolitisation de la société. Du coup, la mobilisation des militants du FFS, en vue de sensibiliser les citoyens sur l’impérieuse nécessité de changer le système, devrait se décupler. Par ailleurs, compte tenu des expériences en Afrique du Nord, le FFS prône un débat inclusif, car ceux qui tentent d’évincer les régimes héritent des ruines. C’est ce qui explique les choix du FFS en 2012 et 2017 de prendre part aux élections législatives.

Enfin, après une période d’incertitude, provoquée par les violences des années 1990, il faudrait que le peuple algérien sorte de sa léthargie. Car, si le peuple ne prend pas son destin en main, le statu quo ante demeurera. Il n’y a pas de Mehdi, pour paraphraser l’emblématique chef historique, Hocine Aït Ahmed. De la même manière, il n’y a pas de recettes magiques. Selon lui, « les hommes et les femmes algériens doivent se prendre en charge et ne plus compter sur les miracles»

C’est pour cette raison que le bulletin de vote constitue un moyen de contrarier la politique désastreuse, mise en place depuis 1962. Désormais, la balle est dans le camp de la société. En effet, si avec une participation massive, le régime pouvait être sanctionné, le boycott massif augmenterait son espérance de vie. Ce qui est une perspective pernicieuse.   

Aït Benali Boubekeur  

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 20:31

Dans un message à l’occasion de la journée du Chahid, le chef de l’État s’est encore adressé au peuple algérien pour évoquer le passé révolutionnaire, mais aussi pour faire passer son message politique à l’approche des élections législatives du 4 mai prochain. Si la première partie peut être consensuelle, il ne peut pas en être de même de la seconde.

En effet, contrairement aux allégations du chef de l’État, les tenants du pouvoir, au lendemain de l’indépendance, n’ont pas œuvré pour que le citoyen puisse exercer pleinement ses droits. En 1962, alors que la crise nécessitait l’arbitrage du peuple, l’État-major général, commandé par Houari Boumediene, a pris le pouvoir par la force.

Dans la foulée, les Algériens ont été forcés au silence. De 1962 à 1988, la dictature n’a laissé aucun espace où l’Algérien aurait pu s’exprimer. Dans ces conditions, comment peut-il parler des efforts continus en vue d’ériger des institutions respectueuses des citoyens ? On sait que le régime a façonné les institutions dans le seul souci de garantir sa pérennité. Que dire alors de la période de Boumediene où la vie de la nation a été suspendue à l’appréciation d’un seul homme.

Par ailleurs, après la période d’ouverture, survenue de surcroît au forceps, la compétition électorale n’est acceptée que lorsque le résultat correspond aux desiderata du pouvoir. Bien que la violence de la décennie noire ait failli remettre en cause l’existence même de la nation, en parlant de cette tragédie, il faudrait tout de même dire toutes les vérités, y compris celles qui fâchent. Car, c’est l’annulation et la suspension du processus électoral qui sont le point de départ de ces violences. Cela dit, il ne s’agit ici nullement de dédouaner le parti islamiste vainqueur qui faisait de la violence un moyen combat politique.

Toutefois, en tenant un discours de vérité, est-ce que les opposants, pour reprendre l’allusion du chef de l’État, sont des adeptes du chaos ? Dans tous les pays du monde, les opposants pointent du doigt les insuffisances. Le bilan, notamment son côté positif, est défendu par l’équipe dirigeante. En Algérie, cette classe peut compter sur une clientèle bruyante. Cela dit, le soutien de cette dernière dépend des largesses du pouvoir. En période faste, elle se gave sans vergogne.

Enfin, le chef de l’État exhorte les jeunes Algériens à voter massivement aux élections législatives. Là aussi, cet appel ne pourra être apprécié positivement si la démocratie se limite à l’acte de vote. Hélas, on constate aisément que les activités politiques sont sérieusement encadrées en Algérie. En outre, bien que l’état d’urgence ne soit plus en vigueur depuis 2011, aucune manifestation n’est autorisée à Alger.

Pour conclure, il va de soi que les deux périodes, révolutionnaire et postindépendance, sont incomparables. Si la première a porté l’espoir de libérer le peuple algérien de la domination, la seconde a échoué dans sa concrétisation. Et si le peuple algérien n’avait pas été écarté de la gestion de ses affaires en 1962, l’Algérie aurait rejoint depuis des lustres le concert des pays en voie de développement. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder l’exemple sud-coréen. Dans les années 1980, la Corée du Sud n’avait pas les atouts de l’Algérie. En 2017, ce pays dépasse le nôtre sur tous les plans.

Aït Benali Boubekeur    

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 19:49

Sa dernière réaction à la création du RPK (rassemblement pour la Kabylie) a au moins le m »rite de dévoiler le vrai visage du chef autoproclamé de la Kabylie. Est-ce qu’il sait au moins que, de nos jours, le stalinisme n’est plus à la mode ? En tout cas, ce modèle a rendu partout où il a été mis en œuvre les populations plus misérables et plus dépendantes.

Ainsi, en réagissant à l’avènement de ce rassemblement antinational, Ferhat Mehenni remet en cause le principe du pluralisme sous prétexte que son mouvement de « libération » – notre pays, l’Algérie, n’est pas injuste envers les citoyens, mais c’est le régime illégitime qui prive les citoyens de leurs droits –n’a d’autres choix que de tenir en laisse ses futurs sujets. « Le pluralisme est signe de division », argue-t-il. En son temps, Staline n’aurait pas dit mieux.

Alors que les patriotes de la région se préparent au renouvellement des Assemblées élues, et ce, dans un esprit démocratique et pluraliste, Ferhat Mehenni veut plonger la région dans une dictature innommable où tous les droits seraient suspendus. Bien qu’un tel modèle ait condamné l’Algérie, depuis 1962, à un sous-développement, le roi sans trône croit que la solution aux problèmes de la Kabylie réside dans sa mise sous tutelle. C’est comme si l’opposition démocratique, depuis 1962, n’a jamais existé.

De toute évidence, ce qui se passe en Kabylie, depuis 2001 notamment, compromet sérieusement l’avenir de la Kabylie. Comment se fait-il qu’une région, qui a été à l’avant-garde de la revendication démocratique depuis les années 1940, soit tombée si bas ? Après la tentative des arrouchs de détruire les organisations politiques, la Kabylie va de régression en régression. Ainsi, bien que les forces politiques saines de la région aient fait barrage à cette organisation monstrueuse, force est de reconnaître que depuis cette tentative, le combat politique est devenu vicié.

Dans la logique des choses, et dans une situation de crise, il est attendu des acteurs politiques d’œuvrer à son dépassement en favorisant le dialogue, le respect d’autrui et la consolidation de la tradition démocratique dans la région. Hélas, Ferhat Mehenni se croit le seul dépositaire de tous les droits sur la région. Se prenant pour Staline, toute opinion contraire à la sienne est assimilée à une atteinte à son royaume. « Cette organisation ne cherche pas la liberté pour la Kabylie, mais son anéantissement », réagit-il à l’avènement du RPK.

Enfin, bien que ce rassemblement soit moins radical, il n’en reste pas moins que s’il revendiquait un statut particulier pour la seule Kabylie, il devrait être considéré comme un mouvement antinational. Quant à l’avenir de la Kabylie, il devra être soustrait des passions. Sans revendiquer un quelconque particularisme politique –tous les Algériens sont égaux –, la Kabylie doit renouer avec ses valeurs de tolérance, de dialogue, de paix, etc.

Ainsi, bien qu’il ne faille pas négliger les causes de ces tensions, une minorité bruyante ne peut pas imposer sa loi à la majorité silencieuse. D’ailleurs, cette majorité pourrait faire sienne l’expression de Hocine Aït Ahmed en disant : « A l’unité de la Kabylie nous tenons autant qu’à l’unité de chaque région d’Algérie et de l’Algérie elle-même. Un coup d’œil sur notre histoire, et un regard sur le monde, nous montrera aisément combien l’unité de chacune des parties est tributaire de l’unité du tout, qui les constitue autant qu’elles le constituent. »

Aït Benali Boubekeur

       

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 19:18

Dans toutes mes notes, je ne crois pas avoir critiqué, de façon générale, les anciens du FFS. La raison est toute simple : n’étant pas un militant de terrain, je ne crois pas avoir accompli un millième de ce qu’ils ont fait. Donc, sur le plan éthique, ce serait une véritable erreur, voire une injustice si je me lançais dans cet exercice.

Toutefois, il m’arrivait de ne pas partager certaines critiques des anciens du FFS. À chaque fois, je citais les noms pour qu’il n’y ait pas justement cette confusion ou une extrapolation. En plus, au bénéfice du doute, je n’opposais jamais une vision juste défendue par la direction et une vision archaïque défendue par ces anciens.

D’ailleurs, comment puis-je donner des leçons alors que je ne suis même pas encarté ? Pour rassurer l’ancien militant, Madjid Aït Mohamed, mon point de vue n’engage en aucun cas le parti. Cela dit, depuis plus de deux décennies, je défends modestement les idéaux du FFS.  Donc, je revendique et j’assume pleinement mon soutien au parti.

Par ailleurs, si l’on croit au combat démocratique, on ne peut pas interdire aux autres d’avoir des idées différentes. Dans ma dernière note, intitulée « Le FFS lutte contre vents et marées », je ne reproche pas aux détracteurs du FFS de critiquer son choix, mais je trouve aberrant qu’un militant passe son temps à critiquer les autres au lieu de défendre son propre projet.

Quant à la participation du FFS aux élections législatives, je partage entièrement ce choix. Encore une fois, et au nom du droit de chaque parti de défendre ses choix, la participation n’est pas la panacée. Pour moi, l’option du boycottage est tout autant défendable et respectable. Doit-on pour autant penser tous la même chose ? Comme disait un responsable politique français, en réponse à ceux qui le pressaient de rejoindre l’union pour la majorité, « si nous pensons la même chose, c’est que nous ne pensons rien du tout. »

Toutefois, bien que le FFS ait boycotté à deux reprises les élections législatives de 2002 et 2007, depuis les révoltes nord-africaines, le FFS investit le terrain politique pour que le changement n’entraîne pas la dislocation de la nation, comme on le constate en Lybie ou en Syrie. Là aussi, ceux qui croient à une autre voie ont tout à fait le droit de défendre leur choix. Personnes n’a le monopole de la vérité. Hélas, sans qu’ils soient dans les structures, certains anciens du FFS veulent imposer leur vision au parti. Personnellement, je trouve ça répréhensible.

Enfin, en ce qui concerne le verdict des urnes, un militant démocrate doit respecter le choix de ses compatriotes. Si les citoyens ne votent pas en faveur des listes du FFS, cela veut dire que ses idées ne sont pas majoritaires dans la société. C’est au parti de trouver alors le moyen de changer la donne. Ainsi, de la même manière que l’on ne peut pas blâmer le parti d’avoir choisi la participation, on ne peut pas blâmer le peuple d’avoir fait un mauvais choix. Y compris le choix des Algériens lors des élections de décembre 1991, n’est ce pas Mr Madjid Aït Mohamed.

Aït Benali Boubekeur

 

Voici le texte :

Mise au Point à Mr Ait Benali Boubekeur

*Madjid Ait Mohamed
Accuser d’une façon générale et sans discernement les anciens du FFS dont certains n’ont ni créé, ni rejoint d’autres formations politiques, ni occasionné des problèmes ou qui se sont mis en congé ou en retrait, pour diverses raisons, tout en demeurant FFS moralement et en n’acceptant pas à ce qu’il lui soit porté atteinte, qu’il soit dénigré, ou qu’il soit prit en otage est de mon point de vue de l'irresponsabilité car sans ces derniers dont certains continuent à défendre silencieusement et en retrait physiquement ses idéaux premiers, il n’y aurait point de partis FFS. Même après sa légalisation, constitutionnelle dans la douleur en passant par la semis clandestinité après le 05 Octobre 1988, ils furent tous, sans exception près, au 1er rang du combat politique. Quant à la génération qui a suivi et l'actuelle, elles sont ce qu'elles sont avec leurs qualités et leurs défauts, qui au demeurant, elles sont toutes logiques en comparaison de l'évolution de l'époque, de l’exercice de l'action militante entre hier, où tout était sévèrement réprimé par tout moyen et aujourd'hui réputé être libre, démocratique et républicain dans les formes pour donner le change à l'opinion internationale car dans le fond, si les répressions sauvages et féroces que nous avons connue et vécue hier ont disparu, elles le demeures aujourd’hui sous formes sournoises caractérisées par le machiavélisme, les non dits, les pressions morales et fermeture du champs politique et médiatique ainsi que d’autres formes enrobées dans des motifs fallacieux pour les justifier en intra et extra muros. Et pourtant, au vue des médias nationaux et internationaux, ce ne sont pas les condamnations et regrets qui manquent.

Quant aux prochaines élections législatives, je ne vois pas en quoi elles se différeront des précédentes car la seule que j'ai connu à ce jour, depuis 1962, est celle qui a facilité l’émergence et l'intrusion d'un corps qui a faillit nous mener vers une situation plus funeste que celle que nous avons déjà connu et connaissons aujourd’hui dans une moindre mesure par le fait du système politique, qui se régénère sous diverses formes et manières pour justifier sa main mise sur l’Algérie et assurer la pérennisation du pouvoir qu’il a prit par la force et l’intrigue au lendemain de l’indépendance territoriale; c'est-à-dire 1962.

Pour ma part, je ne serais pas étonné de la sanction des urnes car de part plusieurs facteurs, dont la maturité et le manque d’idéologie politique, conjugués entre la cité et l’état, l'absence de campagne et de débat politique et électoral avec les candidat (e) (s), la nébuleuse islamiste fortement et inconsciemment implantée majoritairement dans la société, la dictature et le totalitarisme régnants, ainsi que la fermeture du champ médiatique et autres par le fait des pouvoirs publics, il ne peut en être autrement qu'une répartition de voix par quotas préférentiels tout en donnant l’impression d’une élection propre, honnête et démocratique. Tel est le choix, la culture et la décision imposée depuis l’aube de l'indépendance.

Aujourd'hui, je me demande ce que sont devenus les slogans " Ni Etat Policier - Ni Etat théocratique, que choisir entre la peste et le choléra " du FFS créé et maintenu dans la douleur depuis sa création en 1963 jusqu’à sa légalisation, en passant par la semi clandestinité, survenue après la dite ouverture démocratique du 05.10.1988, son développement et son implantation à travers le territoire national, par les militants de la première heure, dont certains sont décédés avant et après la disparition du regretté historique et ami Hocine Ait Ahmed ?

Aussi, parmi les militants de la 1ère et de la 2ième heure qui ont connu les affres du militantisme clandestin, il y a ceux, qui par la force des événements et des conjonctures ont préféré, par respect au partis, se mettre physiquement à l’écart sans le décrier ou autres et sans lui créer ou rejoindre d’autres formations politiques. Quant à ceux de la 3ième heure et de l’actuelle, je ne sais quoi dire, par déontologie politique, intellectuelle et respect pour les anciens que j’ai perdu de vue la nouvelle génération que je ne connais pas. Mais en tout état de cause, les divers médias, dont la vox populiste, méme si elle n’est pas crédible dans bien des cas, ne sont ni silencieux ni aveugles sur tout ou du moins sur une partie.

*Ancien militant, membre Fondateur et
cadre au siège national du FFS

Ancien détenu politique (1981)

 

    

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 10:08

Si on mesure l’action politique à son expression sur les réseaux sociaux, on peut dire que le militantisme effectif a régressé énormément. Cela se constate à chaque initiative des partis politiques. Au détriment de l’action politique, les attaques contre les personnes occupent une grande place dans les débats.

Pour enfoncer le clou, après notamment la diffusion de l’interview du membre de l’instance présidentielle, Aziz Bahloul, certains dissidents sont épaulés par le spécialiste en la matière, Djamel Zenati. Bien évidemment, au-delà de la critique du dirigeant du FFS, le but sous-jacent est de s’en prendre derechef au parti.

Cependant, pour que les choses soient claires, je n’ai ni l’intention ni la prétention de défendre les responsables de la direction. L’objectif de cette modeste note se limite à constater que si la pratique politique s’arrête à la critique des personnes, le processus démocratique demeurera affaibli.

Et pourtant, à la lecture de l’interview, force est de reconnaître que le message politique est fort. Bien que les détracteurs du FFS annoncent, depuis belle lurette, le ralliement du FFS au régime, le membre de l’instance présidentielle s’en prend, sans aucun ménagement, au régime. Pour lui, le maintien du régime découle de sa mainmise illégale sur les institutions. Pour conforter sa position, le régime s’appuie sur « des forces de l’argent qui lui doivent tout. »

Ainsi, bien que ce ton puisse paraître d’une grande mollesse pour les détracteurs du FFS, il ne devrait pas être de même pour les militants et les sympathisants du parti. Ce qui justifie amplement la stratégie et la participation du FFS au scrutin de mai prochain. Car, au fond, il n’y a pas mille choix. Ou bien la classe politique laisse le statu quo perdurer, ou bien elle s’engage dans la bataille politique. Pour le FFS, le choix s’est porté, depuis au moins 2011, sur la deuxième alternative.

Cela dit, malgré le discours optimiste, il est difficile de réaliser le changement sans la prise de conscience collective. Car, dans le monde entier, ce sont les peuples qui protègent la démocratie, l’indépendance de la justice et les libertés. Du coup, tant que le peuple algérien n’est pas conscient que ce rôle lui échoit, les partis politiques ne feront, au mieux, qu’atténuer les injustices.

À ce titre, on peut dire que la mission du FFS ne va pas une sinécure. Car, il se fixe pour mission de convaincre les Algériens d’adhérer à sa proposition de reconstruction du consensus national. Et si tous les acteurs acceptent de se soumettre à la volonté du peuple, ce dernier reprendra naturellement les rênes du pouvoir, comme cela se fait dans tous les pays démocratiques.

Pour conclure, il va de soi qu’il n’existe pas un seul choix politique possible. Chaque initiative est respectable. Hélas, en Algérie, des pseudo militants ne se contentent pas de défendre leur projet, mais ils passent leur temps à critiquer les autres projets. Habitué à ce genre d’entreprise de déstabilisation, le FFS saura répondre en mettant en exergue ses propositions politiques.

Aït Benali Boubekeur

   

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 10:45

La polémique qui a suivi la dernière sortie médiatique d’Emmanuel Macron, qualifiant la colonisation de crime contre l’humanité, prouve, si besoin est, que l’histoire et la politique ne font pas bon ménage. Bien que les historiens aient rendu leurs conclusions, depuis belle lurette, sur le phénomène colonial, à chaque période électorale en métropole, ce thème revient avec acuité.

Est-ce que le candidat Macron déroge à la règle ? N’étant pas un homme politique classique, il n’est sans doute pas soumis au conformisme des appareils politiques. C’est indubitablement ce qui fait sa force et à sa liberté de parole.

Cela étant dit, il ne renie pas, pour autant, l’apport de la colonisation. Il en parle sans ambages de son aspect civilisationnel. Or, il n’échappe à personne que pendant la conquête, les navires ne sont pas remplis de médecins, d’instituteurs, d’hommes de lettres, mais de soldats armés jusqu’aux dents.

En tout cas, pendant toute la période de pacification, les Algériens n’avaient de contact qu’avec ces soldats. Même si cette intervention est parée d’un masque de la civilisation, comme le dit le candidat Macron, la colonisation n’a à aucun moment fait appel aux droits de l’homme pour gérer les territoires occupés.

Hélas, des deux côtés de la méditerranée, ce passé douloureux est exploité à des fins politiques. Si en Algérie, ce passé sert encore de nos jours à la propagande du régime en vue de s’imposer illégalement au peuple, en France, l’extrême droite et la droite classique, dans une moindre mesure, en font un argument électoral en vue de séduire les nostalgiques de l’Algérie française.

Or, les populations des deux rives attendent de leurs dirigeants des réponses adéquates à leurs problèmes. Bien que la connaissance du fait historique soit nécessaire, force est de reconnaître que, dans le contexte de crise, les citoyens se tournent plutôt vers l’avenir. Et qui plus est, ce sujet d’histoire relève du domaine de recherche.

Excepté les historiens engagés –ils existent des deux côtés –, les plus objectifs ont étudié sans fard ni acrimonie les différentes étapes de la colonisation. Il en ressort que la colonisation était une domination terrible. En 1847, Alexis de Tocqueville, dans « son rapport sur l’Algérie », n’écrit-il pas : « autour de nous, les lumières sont éteintes, le recrutement des hommes de religion et des hommes de loi a cessé ; c’est-à-dire que nous avons rendu la société musulmane beaucoup plus misérable, plus désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu’elle n’était avant de nous connaître.»

Par ailleurs, est-ce que l’indépendance a permis la libération du peuple algérien ? Bien que le territoire soit libéré, les usurpateurs du pouvoir –Bouteflika était ministre en 1962 et il est président en 2017 –ont perpétué la domination. Du coup, si la colonisation a causé d’énormes dégâts, le régime n’a rien fait pour corriger les injustices. Entre le train de vie des dirigeants et le citoyen lambda, l’écart est criant.

Enfin, pour qu’il n’y ait aucune fausse interprétation, il ne s’agit nullement ici de comparer les deux systèmes. Car, si les dictatures se transforment, il n’en est pas de même du système colonial.

Aït Benali Boubekeur

   

     

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 17:48

Quel que soit le choix politique du FFS, il est malheureusement sévèrement critiqué. Bien que le parti affirme sans ambages son opposition à la gestion chaotique du pays, ses adversaires –les pires critiques viennent des revanchards issus de ses rangs –l’accusent, sans preuve évidemment, d’avoir prêté allégeance au pouvoir.

Et pourtant, depuis sa création en 1963, les chemins entre le FFS et le pouvoir ont toujours divergé. Ainsi, lors des rendez-vous électoraux, par exemple, quand le régime mobilise sa clientèle en vue de se pérenniser –parfois au grand dam de l’Algérie –, le FFS « investit dans la mobilisation des citoyens en vue d’une finalité politique collective », pour reprendre l’expression de feu Hocine Aït Ahmed.

Toutefois, dans le contexte politique actuel, marqué notamment par l’emprise du pouvoir sur la vie politique, il est normal que des citoyens doutent du processus électoral. En effet, la première fois où il y a eu des élections libres, le régime a perpétré un coup d’État pour empêcher la majorité populaire de gouverner.

Vingt-cinq ans plus tard, peut-on faire confiance aux dirigeants ? La réponse est évidemment non. Sans risque de se tromper, on peut dire que le régime n’a aucune volonté de réaliser les réformes libérales (pas au sens économique). Et c’est justement pour ne pas laisser les réformateurs, dans les années 90, mener les vraies réformes que le régime a provoqué la guerre.

Mais, vingt-cinq ans après, est-ce qu’à l’ère d’internet le régime peut reproduire le même scénario ? Depuis 2011, les mobilisations de rue –il est regrettable que certaines aient débouché sur les déclins nationaux – ont cassé le mur de la peur. Décortiquant ces manifestations, Hocine Aït Ahmed dit ceci : « la première et la plus formidable victoire de ce soulèvement des sociétés est d’abord l’affirmation d’une idée jusque-là interdite : c’est aux dirigeants de faire preuve qu’ils aiment leur pays et qu’ils méritent la confiance de leur peuple. »

Cependant, pour un républicain et un démocrate, quand une élection est organisée –il faudrait aussi que les Algériens cessent de penser que ces élections sont celles du régime –, il faudrait exprimer son choix sans ambigüité. Bien évidemment, le boycott en est un. Mais, dans le fond, est-ce que le boycott pourrait amener le changement ? S’il restait au stade de la revendication, aucun boycott ne pourrait changer la donne.

En revanche, une participation politique, comme celle prônée par le FFS, a au moins le mérite de défendre une vision et un projet politiques clairs. Bien que le régime réfute l’existence de la crise politique, pour le FFS, les blocages politiques actuels sont la conséquence d’une réelle crise politique. En vue de la dépasser, le parti de feu Hocine Aït Ahmed propose une conférence nationale de consensus. Le but est de dégager une plateforme consensuelle permettant d’organiser l’exercice du pouvoir sans heurts ni force.

Hélas, si le régime décourage les citoyens, les boycotteurs, notamment les ex-militants du FFS perturbent la course en affirmant que cette participation est imposée par des officines, ne facilitent pas la tâche. On les voit chaque jour à l’œuvre sur internet. Leurs coups d’estocades sont de loin plus dévastateurs que les entreprises de déstabilisation du pouvoir. Heureusement, le FFS a le cuir dur.

Aït Benali Boubekeur   

 

      

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 15:11

« Ceux qui nient la liberté à d’autres ne méritent pas la liberté pour eux-mêmes », citation du premier Président américain, Abraham Lincoln.

Bien évidemment, cette sentence ne peut pas s’appliquer à Donald Trump. Étant le président de la première puissance mondiale, il peut abuser de son pouvoir, humilier ses adversaires, priver des millions de personnes de circuler librement, et ce, sur la base d’un simple soupçon, etc.

Bien que la société civile résiste et la justice tienne à son indépendance, le président Trump ne compte pas se résigner. Pour lui, sa politique est, avant tout, voulue par la majorité, une majorité, faut-il le rappeler, de Grands Électeurs et non pas de suffrages exprimés.

Cela dit, tant que les voix discordantes ne sont pas éteintes, la grande démocratie occidentale sera préservée. Mais, jusqu’à quand ces forces tiendront-elles ? La question se pose sérieusement.

D’ailleurs, plusieurs notes font le parallèle entre les décrets Trump et les décrets Hitler sur la protection du peuple et de l’État. Ainsi, sans abroger la constitution –celle-ci restera en vigueur, en Allemagne jusqu’à la fin de 1946 –, Hitler a gouverné par décrets dans le premier temps et dans le cadre des pleins pouvoirs dans le second temps. En Amérique, tant que les contre-pouvoirs ne sont pas neutralisés, la dérive ne sera pas irréversible.

Par ailleurs, bien que le phénomène d’islamophobie n’apparaisse pas avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, il n’en reste pas moins que son décret visant la « protection de la nation contre l’entrée des terroristes sur le territoire des États-Unis », légalise une forme de racisme d’État.

Comment peut-il interdire aux Irakiens de rentrer aux USA, alors que leur pays est détruit par l’armée américaine ? Est-ce qu’en 2003 les Irakiens auraient pu signer des décrets interdisant l’entrée des Américains sur leur propre sol ? Comme quoi la force est au dessus de la légalité.

Quoi qu’il en soit, dans la tête de Donald Trump, il n’y a pas que le risque émanant des « terroristes islamistes », qui ne sont en réalité, dans la totalité au peu s’en faut, que de paisibles immigrés, mais il y a aussi le problème avec le voisin mexicain.

Bien que le président mexicain ne se laisse pas faire, Donald Trump souhaite punir sévèrement son voisin. Ainsi, alors que l’idée de construire le mur tout au long de la frontière mexicaine vient de lui, le président américain claironne que c’est le voisin qui payera les frais de sa construction.

D’après les dernières estimations, le budget s’élèverait à 25M$. Or, si le Mexique doit débourser cette somme colossale, il le fera pour créer de l’emploi et éviter ainsi les départs vers les USA.

Pour conclure, il va de soi que le mandat de Donald Trump laissera des séquelles. Bien que ces mesures aient été annoncées avant son élection, force est de reconnaître que leur mise en pratique créera un grand désordre. Avec la banalisation de la haine, Donald Trump va libérer les forces du mal dans le monde.

Au moyen Orient, Israël passe, depuis la victoire de Trump, à la vitesse supérieure. Son parlement vient de légaliser la dépossession des Palestiniens de leur terre. Enfin, la seule inquiétude est de savoir si ces extrémistes s’étaient fixé des limites. Seul le temps nous le dira.   

Aït Benali Boubekeur       

    

 

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 11:22

Le principal enjeu du prochain scrutin législatif est indubitablement le taux de participation. En effet, entre un régime qui fait dans la dépolitisation de la société son atout et des boycotteurs qui discréditent le processus électoral, les participants auront sans doute du pain sur la planche.

En tout état de cause, tout porte à croire que l’alternance tant attendue ne sera pas pour demain si les Algériens ne se sentent pas concernés par leur sort. Du coup, en verrouillant le processus démocratique, il suffit au régime de mobiliser sa clientèle pour remporter haut la main les élections, c’est-à-dire avec une facilité déconcertante.

Ainsi, et au grand dam de l’Algérie, le statu quo mortifère risque de perdurer. Bien que le discours officiel veuille rassurer les Algériens sur la maîtrise de la gestion des affaires, il n’en reste pas moins que le pays est assis uniment sur un volcan. Et pour cause ! Il suffit que les prix du pétrole dégringolent pour que la vie économique soit à l’arrêt.

De toute évidence, le bilan du régime –de 1962 jusqu’à nos jours, il n’y a eu jamais d’alternance au pouvoir –est indéfendable. De l’usurpation du pouvoir au lendemain de la signature des accords d’Evian au vote de la loi de finances 2017, qui est de surcroît une loi antisociale et antinationale, aucun choix n’a été fait dans l’intérêt du peuple.

Comment convaincre, dans ce cas, les Algériens d’aller voter massivement le 4 mai 2017 ? Comme le fait si bien le FFS, il faudrait rendre espoir au peuple algérien. Le changement ne pouvant être que pacifique, les urnes seraient l’un des meilleurs moyens pouvant mettre fin au statu quo. Pour ce faire, il faudrait que les Algériens se réapproprient le processus électoral. En d’autres termes, les élections ne devraient plus être celles du régime, mais celles du peuple souverain et libre de choisir ses représentants.

En plus, un examen rapide des résultats des législatives de 2012 montre que les partis du régime ne sont pas imbattables. En obtenant la majorité des sièges avec 1324363 voix, le FLN a été largement battu par les votants qui ont glissé un bulletin nul (1704047).

Cependant, dans le cas où les Algériens voteraient massivement le 4 mai prochain, il faudrait choisir le programme prônant des solutions apaisées. Avec sa conférence nationale de consensus –si les Algériens lui accordent sa chance, la conférence nationale ne devrait pas être sabordée par les appareils politiques –, le FFS et ses alliés pourraient apporter des réponses concrètes à la crise politique qui paralyse notre pays.

Pour conclure, il va de soi que le processus électoral –comme l’est le pluralisme- est désormais un événement irréversible. Aucune équipe dirigeante ne pourrait le contourner. Toutefois, jusque-là, l’astuce du régime consiste à décourager les Algériens d’y participer. Il suffit alors au régime de mobiliser ses fidèles (environ 1500000 électeurs) pour se maintenir et maintenir par ricochet l’apparence d’un fonctionnement démocratique des institutions. Pour toutes ces raisons, le 4 mai 2017 devrait être un rendez-vous crucial en vue de sanctionner collectivement la gestion hasardeuse du pays depuis l’indépendance.

Aït Benali Boubekeur  

   

  

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