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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 15:09
La presse Algérienne refuse de regarder la réalité en face.

Par Saïd Radjef! Le 30 juin 2016

Pour faire face au litige qui l'oppose aux pouvoirs publics, la presse utilise une terminologie marquée par des expressions telles que: acquis démocratiques, liberté d'expression, métier noble, quatrième pouvoir, garants de la société…etc.
Mais qu'en est-il dans les faits? Comment les lecteurs voient les menaces que le pouvoir brandit à la face de notre presse bien pensante? Notre presse a-t-elle été guidée par le devoir de vérité? A-t-elle servi le pays et les intérêts du peuple?
L'Algérie porte encore les traumatismes de la guerre civile. Comment les Algériennes et les Algériens jugent-ils aujourd'hui les comportements partisans de la presse, de nombreux journalistes, qui ont exacerbé les tensions politico-militaires à l’origine de la guerre civile qui a couté en plus des deux cent mille morts et vingt cinq mille disparus, des pertes économiques se chiffrant à des centaines de milliards de dollars et un génocide culturel et intellectuel sans précédent?
Pendant que les journaux parlent de lois qui menacent l'avenir de la presse et la liberté d'expression, la rue, elle, regarde les dérapages et les dérives d'une corporation qui s'est "policiarisée" à outrance sans que personne ne le lui demande, un milieu ouvert, où n’importe qui peut se prévaloir journaliste, un milieu infesté d’aventuriers incendiaires, de calamités culturelles et intellectuelles qui ont empêché volontairement l'émergence de vraies élites…Pour beaucoup de lecteurs interrogés au sujet du bras de fer qui oppose certains journaux au gouvernement, la presse n'aura été douée que pour détruire les valeurs fondatrices qui rassemblent et unissent le peuple Algérien.
Une presse à laquelle on reproche de tels délits, peut-elle réellement combattre et dénoncer la corruption?

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Publié par Ait Benali Boubekeur - dans Saïd Radjef
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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 11:46
Comment construire ce front M le président?

Après des siècles de souffrances, de larmes, de sang et d'asservissement, nous voici cinquante ans après l'indépendance au même point de départ qu'il y a cent trente ans lorsque le général De Bourmant débarquait sur nos cotes...Devant les dangers qui menacent le pays, vous vous êtes adressé aux algériennes et aux algériens pour leur dire de s'unir, de se rassembler et de constituer un large front intérieur...L'Algérie est prise en sandwich par plusieurs menaces; l'Algérie fait l'objet d'un chantage odieux de la part des multinationales et et de la grosse industrie militaire qui se voilent fébrilement derrière la menace terroriste, la menace islamiste...Comment construire ce front alors que le pays n'a ni élite, ni identité, ni école, ni partis politiques,ni presse, ni armée? Comment construire ce front alors que la nation reste dépourvue d'Etat, alors que le pays qui a besoin de cohésion, d'union et d'unité des rangs est toujours en proie à la guerre des clans qui se disputent la conquête du pouvoir ?
Il s'agit pas pour nous de verser dans l'alarmisme, la calomnie, le dénigrement, l'insulte et la propagande colportée par vos adversaires au sein même des institutions auxquelles vous présidez depuis voila quatre mandats...Comment construire ce front alors l'Etat reste toujours vulnérable devant les tribunaux internationaux pour crimes contre l'humanité, comment construire ce front alors que tout fonctionne comme si on était dans un asile psychiatrique peuplé de schizophrènes souffrant de névrose et de mensonges structurés?
Dans les cafés, dans les mosquées, dans les bars, sur les places publiques, enfin ou que vous alliez à travers notre pays, le peuple sait que des dangers le menacent, mais il ne trouve pas de leader autour duquel il pourra se rassembler pour construire ce large front intérieur auquel vous ne cessez d'appeler depuis quelques semaines...

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Publié par Saïd Radjef - dans Said Radjef
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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 09:03
Pourquoi je soutiens l'initiative du FFS pour le consensus national.

Par Said Radjef!

Je soutiens l'initiative du FFS non pas pour voler au secours du régime qui est arrivé à la fin biologique de son cycle, mais pour sauver l'Algérie, pour lui épargner une autre tragédie sans nom. Personne ne peut sauver le régime actuel; malade, il donne l'impression d'être comme cet arbre pourri que le moindre vent peut déraciner...
Alors que 2014 tire à sa fin, une question me vient à l'esprit: que veulent les algériennes et les algériens? Que nous manque t-il pour être heureux?
La paix! Les algériennes et les algériens veulent se parler, se regarder les yeux dans les yeux sans se haïr, sans se détester... Or depuis 1945, et même avant, l'Algérie d'une tragédie à une autre, avec des sacrifices incommensurables, a payé un lourd tribut pour la liberté des peuples.Mais ses sacrifices n'ont jamais été récompensés à ce jour...
A la vérité, après les visites successives d'Eliot Roosvelt, de Staline en Algérie et la proclamation de la fin des empires coloniaux lors des Accords de Yelta desquels la France était exclue, notre pays était virtuellement indépendant dés le printemps 1945. Mais la stupidité, la cupidité de certains opportunistes du mouvement nationaliste qui ont grillé la politesse aux dirigeants des AML, en ont décidé autrement. Au lieu de fêter son indépendance, le peuple a vécu un véritable génocide lors dés événements du 8 mai 1945...Depuis, la crise couve à ce jour, avec une succession de tragédies sans nom, de mensonges, de faux semblants, d'usurpations, de contre-vérités, de sales connivences, de terrorisme moral et intellectuel, de divisions...Depuis, nous avons eu droit à des dirigeants incultes, limités intellectuellement et culturellement, qui ont joué à la roulotte russe le destin de la nation...
J'invite mes amis et mes camarades a méditer l'exemple des USA ou indiens, irlandais, italiens, français et anglais d'origine pensent en américains et non en autre chose; j'invite mes camarades a regarder l'exemple de ce juif arménien turc Sarkozy qui se reconnait dans l'identité française et qui veut servir avec ardeur, passion et sacrifice la France...Que penser de ce catalan qu'est E Valls, est-il un catalan, un démocrate libéral, un socialiste... ou un français qui veut tout donner à la France ?
Nous devons penser en tant qu'algériens et non en tant qu'islamistes, berbéristes, panarabistes, autonomistes, séparatistes...Que nous inspire donc la pensée algérienne et maghrébine de l'Emir Abdelkader, de Si Muh U M'hand, de Med Cherif Sahli, de Mufdi Zakaria, d'Ibn Badis, d'Arkoun, de Benabi, de Mammeri, d'Assia Djebbar, de Yacine, de Haddad...? Ces gens là étaient-ils des kabyles, des arabes, des mouzabites, des zenata, des sanhdja...ou des algériens fiers et authentiques tout court?
L'Algérie va mal; elle souffre terriblement de son régime atteint de paranoïa et de schizophrénie excessives...Aujourd'hui, c'est à peine si on a une armée et nous avons les services les plus cons de la planète, alors qu'une fois de plus nous sommes devenus la proie de la haute finance internationale et de la grosse industrie militaire...Nous devons nous parler, nous décrisper, nous rapprocher les uns des autres, parce qu'avant tout nous sommes algériens avant d'être autre chose...

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Publié par Said Radjef - dans Said Radjef
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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 08:07
L’assassinat du ressortissant français : La Kabylie ne croit pas à la thèse djihadiste.

Par Saïd Radjef.

L’assassinat du ressortissant français Hervé Gourdel, survenu hier mercredi en Kabylie, par des individus se revendiquant du courant djihadiste, n’a pas pour autant déboussolé les populations locales. Certes, cet acte odieux a provoqué stupeur et inquiétude en Kabylie, mais les populations sont restées sereines dans leurs analyses sur les derniers événements qui viennent de secouer leur région.

Pour la majorité des kabyles, l’exécution du ressortissant français porte l’odeur d’une vengeance d’un clan sur un autre, appartenant au même régime. « C’est un coup fatal à la réconciliation de Bouteflika », ont conclu à l’unanimité nos interlocuteurs. Et d’ajouter : « La réapparition soudaine des djihadistes en Kabylie à un lien direct avec la mise en retraite d’un certain nombre de généraux connus pour être des janvieristes. » C’est la thèse la plus partagée par les habitants du Djurdjura aujourd’hui, alors que les passages et autres incursions terroristes se multiplient depuis quelques jours, notamment dans la vallée du Djurdjura qui s’étend de Takhoukht jusqu’aux Issers.

Pour beaucoup, l’exécution d’Hervé Gourdel est une bouée de sauvetage pour de nombreuses capitales occidentales, confrontées depuis quelques années déjà à des crises internes aigues, alors que pour d’autres cet assassinat relève d’un complot à plusieurs trajectoires, concocté conjointement par des forces internes et externes.

Si depuis trois semaines la Kabylie a changé quelque peu ses habitudes, en fermant très tôt ses commerces et ses rues qui se vident dès 18 heures, il n’en reste pas moins que celle-ci n’a rien perdu de sa lucidité politique. Dans tous les cas de figure, tout en déplorant la mort tragique du ressortissant français, la Kabylie refuse de prendre part à un règlement de compte qui oppose des groupes qui agissent au nom de l’Islam.

Mais, la mort d’Hervé Gourdel, survenue hier mercredi en Kabylie, par des individus se revendiquant du courant djihadiste, n’a pas pour autant déboussolé les populations locales. Certes, cet acte odieux a provoqué stupeur et inquiétude en Kabylie, mais les populations sont restées sereines dans leurs analyses sur les derniers événements qui viennent de secouer leur région.

Pour la majorité des kabyles, l’exécution du ressortissant français porte l’odeur d’une vengeance d’un clan sur un autre, appartenant au même régime. « C’est un coup fatal à la réconciliation de Bouteflika », ont conclu à l’unanimité nos interlocuteurs. Et d’ajouter : « La réapparition soudaine des djihadistes en Kabylie à un lien direct avec la mise en retraite d’un certain nombre de généraux connus pour être des janvieristes. » C’est la thèse la plus partagée par les habitants du Djurdjura aujourd’hui, alors que les passages et autres incursions terroristes se multiplient depuis quelques jours, notamment dans la vallée du Djurdjura qui s’étend de Takhoukht jusqu’aux Issers.

Pour beaucoup, l’exécution d’Hervé Gourdel est une bouée de sauvetage pour de nombreuses capitales occidentales, confrontées depuis quelques années déjà à des crises internes aigues, alors que pour d’autres cet assassinat relève d’un complot à plusieurs trajectoires, concocté conjointement par des forces internes et externes.

Si depuis trois semaines la Kabylie a changé quelque peu ses habitudes, en fermant très tôt ses commerces et ses rues qui se vident dès 18 heures, il n’en reste pas moins que celle-ci n’a rien perdu de sa lucidité politique. Dans tous les cas de figure, tout en déplorant la mort tragique du ressortissant français, la Kabylie refuse de prendre part à un règlement de compte qui oppose des groupes qui agissent au nom de l’Islam.

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 13:07
Droits des femmes, la scandaleuse hypocrisie de l’Etat algérien.

Saïd RADJEF

A l’occasion du dernier conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat A Bouteflika, une batterie de mesures a été prise dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux algériennes. Mais qu’en est-il dans les faits ? Est-ce que avec une pension de 20 000 da, on peut réellement mettre la femme à l’abri des pulsions machistes et sexistes? Comment peut-on promouvoir les droits de la femme dans une société qui est en collision avec ses propres repères, dans une société sans identité, sans projet clairement défini, une société qui ne sait plus à quelle civilisation et à quel monde elle appartient ? Comment faire la promotion des droits de la femme dans une société qui a froidement tourné le dos à la citoyenneté ? Quelle place pour l’algérienne dans un régime totalitaire et autoritaire qui retient en otage l’école, la religion et tous les outils nécessaires à l’affranchissement de la société ?

Femmes disparues, traite des femmes, night-clubs clandestins gérés par des membres de l’autorité sécuritaire, cités universitaires transformées en harems, filles débauchées, filières pornographiques particulièrement juteuses qui se prolongent des quatre coins du pays vers la rive nord de la Méditerranée, un taux de divorces ahurissant qu’on refuse de faire connaître, une société usée jusqu’à la corde par les violences et la discrimination sociale, la destruction de la cellule familiale, la déstructuration des lieux de socialisation…Les violences contre la femme sont richement variées et à multiples trajectoires. La violence à l’égard des algériennes à des origines multiples liées à une politique totalitaire et autoritaire déniant les droits consacrés par l’Islam et l’égalité entre les sexes. Dans le cas de l’Algérie marquée depuis plus d’un siècle par une succession de crises toutes aussi violentes les unes que les autres, la violence contre la femme dépasse largement le cadre privé de la cellule familiale, du domicile conjugal.
Bien sur à l’issue des décisions prises par ce conseil des ministres, la presse est vite montée sur ses grands chevaux en saluant le courage des autorités algériennes, en désignant d’un doigt accusateur « le sal barbu intégriste » responsable des violences qui coûtent la vie à des bataillons de femmes chaque année. Non messieurs, le profil du machiste agresseur qui viole et tue les femmes, n’est pas forcement celui de l’islamiste issu du milieu précaire et pauvre. A Tizi, et j’espère que mon ami le docteur Salah Eddine Sidhoum va s’accommoder de ma littérature en ne censurant aucun de mes propos, des concours sont organisés entre les fausses notabilités locales à qui va déflorer le plus grand nombre de jeunes filles par jour. Des jeunes filles issues de milieux pauvres et sans ressources. Si bien qu’aujourd’hui, le certificat de virginité est exigé à chaque mariage. Dans le cadre d’une enquête sur le sujet des femmes battues que nous avons mené pour le compte d’un quotidien national, un juge nous a affirmé que plus de la moitié des auteurs d’actes de violences à l’égard des femmes sont des cadres titulaires de diplômes universitaires ou des entrepreneurs ayant dans la poche les services des autorités locales. Et d’ajouter : « A chaque fois l’affaire est étouffée dans l’œuf. » Le plus souvent, dans toutes les affaires auxquelles nous avons été confrontés, l’agresseur est en majorité un homme bénéficiant par sa fonction professionnelle d’un certain pouvoir. On remarque une proportion très importante de cadres militaires, d’officiers de police, d’entrepreneurs, de fonctionnaires (Papc, chefs de daïras, walis, avocats, journalistes et médecins).
Le fait que ces violences se pratiquent au domicile de la victime a toujours été un prétexte pour que les autorités s’en lavent les mains et les qualifient de « problèmes relevant de la sphère privée », ou à défaut pour les besoins d’une cause »laïco-assimilationniste qui fait les affaires du régime totalitaire, on les attribue aux pauvres islamistes. Une telle attitude constitue un refus collectif d’assistance à personnes en danger. Une scandaleuse hypocrisie. Chacun sait que le privé aussi est politique. Et que ce type de violence est le reflet des relations de pouvoir historiquement inégales entre hommes et femmes, dues en particulier au patriarcat, système antérieur à l’avènement de l’Islam, fondé sur l’idée d’une « infériorité naturelle » des femmes et une « suprématie biologique » des hommes. C’est ce système qui s’est superposé au régime autoritaire qui engendre les violences. Toutes les violences. Et ce n’est pas avec une pension de 20 000 da que l’on pourra aider la femme à faire face à une société qui a perdu toutes les valeurs qui ont fait jadis sa grandeur.

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Publié par Saïd RADJEF - dans Said Radjef
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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 21:03
Du terrorisme pédagogique de Si Ali au mensonge pédagogique de la presse algérienne.

Saïd RADJEF
À défaut d’avoir recours à la force pour contrôler les populations, on peut parfaitement les contrôler par l’opinion « La presse libre n’existe pas. Aucun de vous n’oserait donner son avis personnel ouvertement. Nous sommes les pantins qui sautent et qui dansent quand ils tirent sur les fils. Notre savoir faire, nos capacités et notre vie même leur appartiennent. Nous sommes les laquais des puissances financières derrière nous. Nous ne sommes rien d’autre que des intellectuels prostitués. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses ». C’est ce qu’avait écrit John Swaiton, l’éditeur du New York Times, au moment de son discours d’adieu, devant les journalistes.

Mensonges et délires structurés, information déstructurée pour mémorisation minimale

Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d’autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée. La structuration et la hiérarchisation de l’information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.
Or depuis plus de 50 ans, la presse écrite et les journaux télévisés, sur ordre des services qui ont en charge la mission de contrôler et d’orienter la foule, font exactement le contraire, en enchaînant dans le désordre des sujets hétéroclites et d’importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc.), comme si le but recherché était d’obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler…On est en plein dans la stratégie de Goebbels qui disait aux medias « mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose dans le cerveau de la foule ».
Exemples de cette manipulation lors des journées de samedi et dimanche 30 et 31août 2014, alors que la mort d’Albert Ebossé, les violences et la délinquance qui ont atteint des seuils alarmants et la journée internationale des victimes de disparitions forcées (notre pays compte pas moins de 4000 disparus) devaient en principe constituer l’essentiel de l’actualité nationale.
Vingt heures journal télévisé : 20 heures- Grand angle sur la libération des deux algériens retenus en otage depuis plusieurs mois à Gao (Mali) par un groupuscule terroriste dont on ignore tout.
Vint heures dix- Le rôle (héroïque) du chef de l’Etat et de la diplomatie algérienne dans la promotion de la paix dans le monde. Pas un mot sur les bataillons de disparus algériens.
Vint heures vingt- Faits divers et activités du gouvernement.
Vingt heures tente- Autres faits divers et activités culturelles (soutien des artistes algériens à la population de Gaza). Si bien qu’à la fin du journal on a l’impression qu’il n’y eut jamais de guerre civile, jamais de dépassements, jamais de disparition et jamais de crimes contre le peuple par les forces de sécurité. De ce journal télévisé, si on y prend pas garde, on retiendra cette image : le régime algérien n’est pas le bourreau mais la victime accusée arbitrairement par de mauvaises langues…
Vingt heures quarante- Météo.
Vingt heures quarante cinq- Emission sur les écoles militaires (dont les conditions obscures de recrutement ont scandalisé la quasi-totalité des parents des nouveaux bacheliers). En effet, les écoles militaires, contrairement à ce qui a été avancé lors de documentaire, ont organisé des concours fictifs pour les besoins d’une certaine propagande…A la vérité, les places ont été réservées depuis bien des mois… Chose qu’ignore peut-être le capitaine qui a préparé cette émission.
Vingt et un heures quinze- Table ronde sur les violences dans les stades. Aucun spécialiste sur la question de la violence et de la délinquance, plus actives encore hors des stades, n’a été invité. L’émission sera rediffusée le lendemain sur tv tamazighit en présence d’un enseignant instructeur ( CEP qui n’a jamais lu le moindre ouvrage dans sa vie) recyclé dans la communication, par ailleurs consultant personnel de Hannachi. Pas un mot sur les dérives et la faillite du sport dans notre pays. La question comment sauver le sport, comment l’assainir, l’éloigner des influences de la pègre, le promouvoir et le rendre à sa famille naturelle, n’a jamais été évoquée lors de cette table ronde. La mort d’Ebossé et les violences dans les stades sont, selon les intervenants de cette émission, « des actes isolés, étrangers à notre culture de musulmans, qui n’honorent pas les efforts déployés par l’Etat pour la promotion du sport». Pas un mot encore sur ces bataillons de délinquants et autres dealers à la solde de la gendarmerie et des services de sécurité qui terrorisent le pays.
Samedi et Dimanche, la presse écrite trace une fois de plus les lignes rouges au clan Bouteflika à travers des manipulations (sous couvert d’un combat démocratique) encore plus élaborées, hautement sophistiquées. Face à un président qui réclame son statut de chef d’Etat, on sort le grand arsenal. En associant le clan présidentiel à de nombreuses affaires judiciaires et en le faisant passer pour un clan mafieux, loin de refléter les attentes légitimes du peuple, El Watan dans son édition d’aujourd’hui dimanche, est visiblement en mission périlleuse : empêcher coûte que coûte Bouteflika de se réapproprier les prérogatives que lui confère la constitution et sauver le soldat Si Ali.

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Publié par Saïd RADJEF - dans Said Radjef
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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 08:45
Apres la mort d’Albert Ebossé Et si les mercenaires rendaient le foot aux sportifs !

Par Radjef Said

Alors que la seconde journée du championnat national de foot se solde par la mort de l’attaquant de la JSK Albert Ebossé, tué par un projectile lancé des tribunes, à l’issue de la rencontre qui a opposé le club phare du Djurdjura aux usmistes d’Alger, jamais l’image de ce sport n’a été aussi triste, terne et lamentable. Aux indéniables vertus pédagogiques du jeu – respect des règles, initiation à la vie en commun – se mêlent affairisme, corruption et règlements de comptes entre présidents de clubs, entretenus par une presse qui confond entre sport et hooliganisme. Quels enseignements doit-on tirer de la mort tragique d’Albert Ebossé ? Outre que le football, otage de la pègre qui n’a aucune relation avec le sport, est dévoyé par la loi du profit, une idéologie de la sélection fondée sur la violence et la force, l’Algérie n’a aucune politique sportive. Comment expliquer le fait qu’avec seize équipes d’élites, notre pays est incapable d’avoir une équipe nationale digne de ce nom, est contraint de chercher tout le temps parmi les binationaux dont la majorité ne connaît même pas l’Algérie, pour participer à une manifestation sportive régionale ou internationale ? Que fait un trabendiste que rien ne lie au sport, en l’occurrence Raouraoua, à la tête de la FAF ?
On analyse souvent le football comme source de plaisir, de socialisation, d’apprentissage de règles et de lois, et de respect de l’autre. De nombreux sociologues et philosophes n’hésitent pas à attribuer au football des qualités formidables, sans signaler toutefois ce qui constitue son paradoxe central dans certains pays comme le notre : c’est aussi une industrie reposant sur de sales affaires qui lient étroitement la pègre au milieu « boulitique national », doublé d’un sentiment localiste, régionaliste et nationaliste, subtilement exploité par les clans qui s’affrontent au sommet de l’Etat pour la conquête du pouvoir.
Invité à donner son avis à la suite de ce tragique événement qui a outré toute la Kabylie, Hannachi, comme à son accoutumé, pointe du doigt l’arbitre en l’accusant d’être le seul responsable de la mort du joueur camerounais. Rien que cela ! Que fait Hannachi à la tête de l’un des clubs les plus prestigieux d’Afrique ? Quel est son apport dans le développement du sport en Algérie d’une façon générale, et en Kabylie d’une façon particulière ? Comment un chef de parc au Djurdjura devient-il du jour au lendemain le président d’un club algérois tout aussi prestigieux que celui de la JSK, du Mouladia D’Alger ou du CSC ? Quelle est sa relation avec le sport et le foot ? Qu’en est-il des autres présidents dont la seule passion pour le sport se résume
à ramasser le maximum d’argent et de servir la politique populiste du régime ?

En effet, le football n’est pas seulement un sport, c’est aussi et surtout, dans notre société spéculative à outrance, un secteur qui rapporte gros, aussi bien sur le plan économique que sur le plan politique, car il prépare les individus à accepter la gouvernance selon les règles du régime maffieux, la sélection, la précarisation et le nouveau mercenariat.
Le football n’est plus un sport de socialisation et de fair-play en Algérie. Il est devenu une propagande dont se sert l’Etat pour faire accepter son visage hideux au grand public, et surtout assurer le profit maximal, blanchir l’argent sale, corrompre, magouiller et financer des réseaux clandestins pour la pérennité du régime.
Il n’y a aucun doute, le foot est l’otage de la pègre en Algérie. Et si on lui demandait de rendre cette discipline qui enflamme la foule aux vrais athlètes et autres sportifs qui ont à cœur de construire une vraie politique sportive nationale !

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Publié par Par Radjef Said - dans Said Radjef
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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 11:30
Messieurs les dirigeants, demandez pardon au peuple avant que cela ne soit trop tard !

Par Radjef Said

Comme les fois précédentes, l’élection présidentielle d’avril 2014 a vu s’affronter deux clans opposants et rivaux qui non seulement appartiennent à la même famille politique, mais constituent les deux piliers fondamentaux du régime despotique algérien. Deux clans rivaux de longue date unis par le mensonge et la violence, mais qui ne se font pas de cadeaux lorsqu’il s’agit pour l’un d’eux de conquérir la totalité du pouvoir. Deux clans portés par la même philosophie d’existence et qui partagent la même responsabilité dans la faillite politique du pays. Pour cette raison d’une importance stratégique, il était inévitable que ce concours électoral décide de l’avenir à long terme du pays. Toutes les personnes concernées devraient avoir réfléchi très sérieusement à cette question critique: sans le devoir de mémoire et sans le devoir de vérité, les élections (quelles que soient leur importance) pourraient-elles créer les conditions capables de permettre d’établir la base du meilleur avenir possible pour les algériennes et les algériens?

Cependant, la réalité objective est que l’élection présidentielle de 2014 comme du reste toutes les autres élections précédentes, n’auraient pas dû avoir lieu au moment où elles ont été organisées. Il était parfaitement prévisible qu’elles ne feraient que renforcer le conflit auquel elles étaient censées mettre fin : la guerre des clans qui retient en otage la république, depuis plus d’un demi siècle.

Au vu des tiraillements et de la guerre que se livre la presse par medias interposés, en dépit d’un semblant de stabilité tant sociale, politique que sécuritaire, on a le sentiment qu’on est au bord du précipice, de l’explosion, que rien n’est plus sur, que le pays navigue à vue et qu’il est divisé en deux Etats, l’un officiel mais sans la moindre souveraineté, l’autre clandestin qui concentre entre ses mains presque la totalité des pouvoirs.

Aucune élection ne peut venir à bout de la crise algérienne. A la vérité, il n’y a pas plusieurs solutions à cette crise. Sa thérapie nécessite le recours au devoir de vérité, à un travail de mémoire, qui passe par un travail de deuil, afin de pouvoir renoncer à l’objet perdu et de pouvoir tendre vers une mémoire apaisée, et vers une réconciliation avec le passé. Il y a mensonges, abus et violences inouïes contre le peuple algérien de la part du régime en place. Les similitudes entre Melouza et Bentalha sont plus que saisissantes. Les dirigeants algériens, notamment ceux de l’armée qui détiennent la réalité du pouvoir depuis le 1er novembre 1954 à ce jour, doivent demander pardon au peuple. La réconciliation c’est le rétablissement des liens du vivre ensemble qui ont été rompus par une succession de violences morales et politiques. Cette rupture que l’on pourrait également appeler crise de confiance entre le citoyen et l’autorité, est maintenue par la haine, la haine de soi, le ressentiment, voire une souffrance enfouie qui n’arrive pas à s’extérioriser. Quelles sont les actions qui permettent de guérir les blessures, de réparer les pertes et de reconstituer sur son propre fonds les formes brisées ? La mémoire est une sorte de fichier mental qui sert pour l’avenir : comment faire pour que celui-ci fonctionne comme un remède et non comme un poison qui mûrit au fil du temps ? Quand les possibilités du vivre ensemble sont détruites, le territoire commun (ou les valeurs qui unissent le peuple algérien sont plus fortes que celles qui les divisent) le territoire commun devient inhabitable.

Cependant, au lieu de s’inspirer des expériences des autres pays comme l’Afrique du Sud, l’ex RDA, la Pologne,le Chili, l’Argentine, le Rwanda…ou la sagesse politique alternée entre devoir de vérité et amnistie a permis aux peuples de ces pays de retrouver la paix, le régime algérien mise par une série de mesures (la corruption, la clochardisation de la société et la destruction des lieux de socialisation) sur l’oubli, pour assurer l’impunité aux criminels. A cela s’ajoute la manipulation de la mémoire, rendue possible grâce aux crimes et aux méfaits commis par la colonisation durant plus d’un siècle d’occupation contre le peuple algérien. Celle ci a souvent tendance à user des stratégies de victimisation, dans la mesure où revendiquer la position de victime place le reste du monde en position de redevable, et de là, la victime apparaît légitime de gouverner à vie, de se plaindre, de protester, de réclamer.

Sans le devoir de vérité et sans pardon, avec tous les modes de scrutins possibles, on ne fait que reporter la tragédie algérienne à une date ultérieure.

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Publié par Said Radjef - dans Said Radjef
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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 07:04
Les leçons d’un scrutin.

Saïd RADJEF

Et maintenant que le résultat du scrutin du 17 avril est officiellement proclamé, quelle lecture feront les uns et les autres? N’est-il pas temps de regarder les choses en face, de se rendre à l’évidence? Quelles sont les leçons de ce scrutin? D’abord, Ali Benflis n’est pas l’homme providentiel qu’attend le peuple, l’homme qui peut faire trembler un régime sans scrupules ou les requins se protègent entre eux. Le scrutin du 17 avril qui a consacré, comme attendu, la victoire d’un homme cliniquement mort depuis des mois, n’a pas seulement dévoilé au grand jour les complicités, les liens si forts qu’entretiennent entre eux les différents clans du régime, pour ne pas perdre le pouvoir qu’ils détiennent depuis plus de soixante ans. Il aura surtout montré la faillite et les limites politiques de l’opposition qui, tel un enfant imbécile, a cru naïvement aux jeux d’illusions orchestrés la veille par l’armée, pour faire croire à des dissidences au sein du régime. Les généraux, malgré leurs insuffisances intellectuelles et politiques, ont su sur quel terrain et à quel moment mener la bataille pour assurer la survie du régime, pour plusieurs décennies encore. Ils ont su quelle stratégie adoptée face à une societé tétanisée par la peur des violences et si faible devant les friandises du gain facile et de la corruption. Comment donc un pays qui compte plus de 80% de jeunes de moins de trente ans peut-il se reconnaitre, s’identifier dans un régime usé par le temps et disqualifier par l’histoire et tourner le dos à l’opposition, aux partisans du changement? Parce que le scrutin du 17 avril a également montré l’incapacité de l’opposition a mobiliser un pays généralement hostile au régime militaro- rentier. Après plus d’un demi siècle d’indépendance, l’opposition peine encore a se trouver un discours capable de mobiliser et de rassembler, face à l’un des régimes les honnis de notre époque.
Que donc l’opposition cherche d’abord a changer les éléments qui la bloquent et la paralysent devant le régime, avant de songer, comme Don Quichotte, à s’engager dans des terrains inconnus, pour changer l’ordre des choses, c’est à dire la dictature des caporaux!

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 17:22
L’armée, Benflis et les autres

Par Saïd Radjef!
Comment ne pas donner raison au général de Gaulle lorsqu’il a déclaré à propos de l’indépendance algérienne : « ne vous en faites pas, ce qu’on leur a donné de la main droite, on le reprendra d’ici peu de la main gauche. »
Un pays qui n’arrive pas à organiser une élection, des élites débiles à en mourir de rire, des militaires présents même dans notre soupe à moins de deux sous, des candidats girouettes…
Rien qu’à entendre certaines déclarations et lire quelques titres, on a envie de cracher dans la soupe et de changer complètement de cap.
Passons le cas Bouteflika, un homme usé par de nombreuses maladies et cliniquement mort depuis des mois, qui aspire à un quatrième mandat et prenons celui de Ali Benflis qui suscite l’enthousiasme et les ardeurs de nos élites bien pensantes : voici donc un homme inconnu de la majorité du peuple, un homme qui n’a jamais agi en dehors de la volonté du régime, qui s’éclipse dans une longue hibernation dans les moments difficiles lorsque le peuple a besoin de soutien, qui n’a pas de parti politique et de base d’électeurs, un homme dont tout le parcours se résume à un petit cv de fils de chahid, mais qui menace de faire replonger le pays dans chaos et la tragédie au cas ou il n’accéderait pas aux plus hautes destinées du pays, au lendemain du 17 avril . Voilà qui est bien intriguant, qui choque l’esprit rationnel ! D’où il tient la certitude d’être élu dés le premier tour le 17 avril ? De quelle force, de quelle arme secrète dispose t-il pour se permettre de telles menaces, pour se permettre cet odieux chantage contre la république ? Comment donc un rejeton du régime qui n’a aucun programme, aucun passé politique hormis une alliance contre nature avec les Aarouchs conçus par les généraux M Lamari, K Nezzar et F Cherif , peut-il s’exalter ainsi et traîner derrière lui autant d’universitaires ? Que penser de ces leaders et autres universitaires es qualité qui soutiennent une telle démarche ? Sont-ils complices du mensonge et de la manipulation, ce qui est grave, ou bien très limités intellectuellement, ils ne se rendent pas compte de leur forfaiture morale ? A défaut d’un programme qui se démarque de la double légitimité révolutionnaire et historique qui a privé la nation d’avoir un État, le chantage. Et pourtant Ali Benflis est seul. Comment donc un homme seul peut-il mettre en péril l’avenir d’un pays, d’un peuple ? Telle est la nouvelle religion que Benflis propose à ses compatriotes, à l’occasion de ce scrutin du 17 avril.
A la lecture de ces propos d’où glissent en filigrane les formes les plus odieuses du chantage, on saisit que Benflis dépourvu de vision et de stratégie politiques, n’est pas, comme il le prétend, un candidat indépendant ; il est le candidat d’un clan de l’armée, d’un clan de caporaux qui à de la peine à comprendre que les époques, les comportements et les mentalités ont changé, qu’avec de telles manipulations le pays ne pourra jamais se hisser au rang de nation, qu’il sera toujours une dynastie privée destinée à être recolonisée…
Tout récemment, un membre de la pègre financière kabyle nous a affirmé que le soutien (se chiffrant à des milliards de centimes) qu’il a apporté au candidat A Belaid lui aurait été dicté par les généraux. Ces derniers l’auraient assuré de l’appartenance de ce candidat aux plus hautes sphères de la police politique algérienne.
A la lumière de ce qui précède, que peut-on penser de notre armée qui continue a polluer l’espace politique et a instrumentaliser la crédulité immense du peuple ? Peut-on dire d’une armée qui persiste dans la clandestinité et la manipulation politique qu’elle est forte, qu’elle est sur le point de restituer la décision politique à qui de droit ?
Nous sommes certains qu’avec leur cupidité légendaire nos caporaux se disent aujourd’hui « après toutes les forfaitures dont on a été les maîtres d’œuvre depuis 1954 à ce jour, personne ne nous a inquiété. Alors pourquoi pas encore aujourd’hui alors qu’en face de nous c’est le vide sidéral, il n’y a aucune résistance politique pour permettre au peuple de se réapproprier son destin ! »
Mais faites gaffe messieurs les caporaux, cette fois ci les enjeux dépassent votre ruse paysanne !

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  • Je consacre beaucoup de mon temps libre à la recherche de la vérité sur le mouvement national.
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