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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 21:49

602877_105416479633049_686199670_n.jpgSur certains thèmes, il y a des contributions inusables tant le sujet reste toujours d’actualité. Celle d’Amar Ouredane, publiée le 24 septembre 1997, dans le journal canadien « La Presse », en fait indubitablement partie. En quelques lignes, l’auteur de « la question berbère dans le mouvement national algérien » parvient à cerner les contours de la crise algérienne et à proposer une également une issue.

Il va sans dire que la crise des années 1990 est la conséquence de la gabegie dont le régime algérien est totalement responsable. Ainsi, de coup de force en coup de force, la dictature algérienne va accoucher d’un monstre, en l’occurrence le FIS (Front islamique du salut). Quoi qu’il en soit, après les massacres, commis dans des bourgades isolées, Amar Ouredane estime que la solution réside inéluctablement dans le recours à un vrai dialogue. « Il va falloir un jour non seulement s’asseoir à une table de négociations, mais se résigner à partager le pouvoir politique et les leviers économiques sous-jacents », affirme-t-il.

D’une façon générale, bien que le régime puisse engager un simulacre de dialogue [le belligérant n’est pas associé et les autres partis doivent se prononcer sur ce qu’entend entreprendre le pouvoir], il n’en reste pas moins que cette méthode est vouée d’emblée à l’échec. En effet, tout le monde sait que la condition sine quo none d’un retour à la paix durable en Algérie est tributaire au fait de renoncer  à toute forme de violence. Bien que les islamistes et le pouvoir se battent pour le contrôle exclusif des rênes du pouvoir, l’Algérie ne connaitra l’apaisement que si les exclusions sont bannies.

Ainsi, au lieu de définir un calendrier consistant à restituer le pouvoir au peuple, le régime algérien, en recourant aux magouilles, privilégient des fausses solutions, et ce, pour peu que les géants occidentaux soient contents. En outre, pour Amar Ouredane, la représentation politique algérienne ne se limite pas aux courants islamiste et conservateur, mais il y a aussi la mouvance démocratique. Bien qu’une partie ait failli à son devoir en soutenant sans ambages le coup d’État de janvier 1992, l’avenir de l’Algérie doit reposer sur elle. En tout cas, pour Ait Ahmed, la meilleure alternative est de parvenir à supplanter les deux courants en question. D’ailleurs, le slogan du FFS ne renvoie-t-il pas les deux courants au même titre : « non à l’État intégriste, non à l’État policier ».

De toute évidence, ces deux courants ont les mêmes racines. En effet, le courant conservateur et le courant islamiste, selon Amar Ouredane, sont issus de la même matrice. « Cette réalité historique et sociologique, vérifiable par quiconque d’en donne la peine, a toujours été occultée par les dirigeants algériens successifs pour diverses raisons : stratégiques, pendant la guerre de libération nationale ; idéologiques, pendant la guerre froide et la construction du socialisme ; et enfin politiques, pour sauver le système de la rente », étaie-t-il sa thèse.    

Cela dit, en excluant tout le peuple, après l’indépendance, de toute la gestion des affaires nationales, l’explosion est simplement retardée. Et bien que le régime lâche du lest après octobre 1988, les contradictions et les grenouillages politiques aggravent immanquablement la situation. Plus grave encore, malgré la parenthèse démocratique [1989-1991], le régime ne compte pas céder la moindre parcelle du pouvoir. Au contraire, dès avril 1990, le régime accentue son contrôle sur les collectivités locales.

En somme, dans sa magistrale contribution, Amar Ouredane préconise carrément l’adoption du système fédéral en Algérie, une solution moins couteuse et plus prometteuse, d’après lui. Pour ce faire, il propose l’organisation de l’Algérie en six régions, celles que les valeureux révolutionnaires algériens ont créées en novembre 1954. D’autant plus, estime-t-il, que les trois courants, cités précédemment, existent concomitamment dans les six régions. En tout cas, une façon de permettre aux Algériens de participer activement à la construction du pays.

Ait Benali Boubekeur

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Publié par Ait Benali Boubekeur - dans Actualité
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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 18:56

images-copie-17.jpgDans l’histoire du FFS, les contestations se comptent à foison. La plupart se sont terminées généralement par le retrait du groupe contestataire. La crise actuelle, par l’abnégation des frondeurs à vouloir casser le parti, ne connait pas encore son épilogue. Bien que le FFS soit bien vacciné, les attaques frontales, orchestrées par Zenati and co, commencent à agacer les militants. Cela dit, pour que les choses soient claires d’emblée. Le militant de la cause démocratique ne doit pas avoir peur du débat contradictoire.

Cependant, le moins que l’on puisse dire, c’est que si les auteurs partageaient la ligne du parti issue du choix majoritaire des militants, la contestation ne devrait pas poser de problème. Ce qui cause indubitablement du tort au FFS, c’est le fait de porter des accusations très graves, et ce,  sans même citer les noms des tenants et les aboutissants de la manœuvre. De toute évidence, pour que le militant puisse au moins comprendre le sens de leur action, les contestataires doivent apporter des preuves matérielles irréfutables de ce qu’ils avancent. Et l’évocation du « cabinet noir » est un concept vague pour qu’il puisse constituer un argument solide.

Hélas, jadis, ce fut le régime qu’on taxait de ce sobriquet. En outre, contrairement aux détracteurs de la direction du parti, en son temps, le FFS ne lançait pas l’accusation pour le besoin fallacieux de discréditer le régime. En effet, « le cabinet noir » évoquait bien un groupe de généraux, partisans de l’emploi de la force à tout bout de champ, dont les meneurs sont Khaled Nezzar, Mohamed Lamari, Mohamed Mediene, Larbi Belkheir, que le FFS citait sans fard ni acrimonie. Par ailleurs, bien que ces généraux ne cessent de crier aux méchants dénonciateurs, les Algériens savaient que les rênes du pouvoir étaient entre les mains de ce groupe restreint de généraux. Malgré les dangers consécutifs à une telle dénonciation, le FFS, grâce à un discours argumenté de Hocine Ait Ahmed, avait réussi à freiner quelque peu la frénésie de ces éradicateurs.

Actuellement, on assiste à un scénario où l’art de nuire prime incontestablement sur le besoin impérieux de faire connaitre la vérité. Ainsi, peut-on se demander, pourquoi les contestataires, puisqu’ils œuvrent à la sauvegarde de la ligne politique du FFS, se limitent-ils à des accusations vagues? Est-ce que l’évocation  d’un « cabinet noir » suffirait-elle à détourner le militant du FFS de son parti ? En plus, sommes-nous si naïfs de croire des balivernes du genre « Ait Ahmed a été poussé à la démission » par les membres de son cabinet ?

D’une façon générale, poussant le ridicule jusqu’à l’extrême, Zenati affirme que les membres du cabinet d’Ait Ahmed se sont emparés du parti dès 2002. Pour lui, la participation du FFS aux élections locales de 2002 en était la preuve. Alors que le FFS a barré la route aux extrémistes des Arrouchs dont la mission était d’interdire toute expression plurielle en Kabylie –bien que la vérité se soit éclatée entre temps –, les contestataires tiennent le FFS pour responsable de la crise dans la région.

Quoi qu’il en soit, pour convaincre les détracteurs du FFS, ils n’ont qu’à relire le message de Hocine Ait Ahmed du 26 mars 2002 pour comprendre la préoccupation du FFS à ce moment-là. D’ailleurs, quelques jours plus tard, les Arrouchs n’ont-ils pas interdit tout vote en Kabylie. Enfin, le temps a prouvé que les animateurs des Arrouchs roulaient pour le régime. Leur accointance avec le RND d’Ahmed Ouyahia fut un secret de polichinelle.

Tout compte fait, on ne doit pas en vouloir à Zenati de ne pas comprendre la stratégie du parti en 2002, car, à cette date, il a déjà pris ses distances avec le FFS. Pour les simples militants qui ont morflé lors de cette épreuve face à une organisation extrémiste, ils ne regrettent rien. Car l’intérêt et l’avenir de la Kabylie étaient menacés.

De la même manière, en prenant part à la double confrontation électorale de mai et de novembre 2012, le FFS, dont le but est le changement pacifique à travers la réhabilitation de l’action politique, place l’intérêt de l’Algérie au-delà de tout calcul. Pour le FFS, étant donné la tragédie de la décennie rouge, le changement ne peut se faire qu’en y empruntant une voie pacifique.

Tout de même, bien que le FFS y prenne part à ces joutes, Ait Ahmed veille à ce que le parti ne se rapproche pas de ce régime qui a privé son peuple de tous les droits. « Notre conception de la participation électorale n’est pas la même que la leur : nous nous investissons dans la mobilisation des citoyens en vue d’une finalité politique collective alors qu’ils s’investissent dans la promotion des clientèles en vue d’un intérêt privé », écrit Hocine Ait Ahmed le 2 mars 2012. Concluant son message, Ait Ahmed souligne ce qui sépare le FFS du pouvoir : « Pour toutes ces raisons notre cheminement va continuer à diverger avec celui du pouvoir dans ses deux déclinaisons : celle qui s’exprime à l’intérieur du cadre institutionnel et celle qui attaque ce cadre sitôt qu’elle en est exclue. »

En somme, pour toutes ces raisons, on voit mal comment le parti d’Ait Ahmed s’est-il rapproché du pouvoir. En effet, bien que le parti puisse prendre part à une joute, cela ne devrait pas signifier l’abandon des valeurs qui ont présidé à sa création. Et tant que le pouvoir n’est pas restitué au peuple, on a du mal à imaginer le FFS intégré les institutions du pouvoir. À ceux qui ont colporté l’idée de tractation pour que le FFS rejoigne le gouvernement, le temps les a contredits. Et tant que l’emprise du régime subsiste en Algérie, cette éventualité ne risque pas de se produire. Pour ces raisons, les militants de base ne sont pas prêts de suivre les contestataires, car la ligne politique du FFS n’est pas déviée.      

Par Ait Benali Boubekeur         

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 12:40

35515 183848331737978 100003384360479 264955 148658896 nLes conjonctures actuelles nous demandent –et c’est le moins que l’on puisse dire –d’être lucides et persuasifs. En effet, les circonstances nous interpellent à ce qu’on fasse une petite rétrospective pour tenter de faire rafraîchir les mémoires et tirer les leçons des expériences antérieures. Car ce n’est pas la première fois que le FFS est secoué par des crises.  Rappelons-nous de celle de 1994, donnant naissance au « groupe de Tizi », ou alors de celle de 1997, où  9 députés ont bravé les consignes du parti.  Mais le FFS a pu et su remonter la pente  et continuer la mission pour laquelle il a été fondé, à savoir la construction d’une alternative démocratique et pacifique au régime despotique algérien.

Quoi qu’il en soit, le FFS est guetté, aujourd’hui comme hier, tout azimut. Tout d’abord, par ce même pouvoir qui n’a pas hésité à assassiner ses cadres et à pousser d’autres à s’exiler. Ensuite,  par sa clientèle qui continue de semer la confusion et la haine au sein de la société afin de l’empêcher de s’unir et de s’organiser.
Aujourd’hui, il est encore plus vital et plus primordial que les militantes et les militants du FFS restent soudés, solidaires de leur parti, de leur propre instrument de lutte pacifique, pour prouver une fois de plus que la politique de la force échouera devant la force de la politique et que la force des structures du FFS arrivera à le préserver et à le grandir.

Militantes ! Militants ! La force d’un parti réside dans son sens d’organisation,  dans sa logique et dans sa stratégie de structuration.  Elle réside également dans sa capacité à surmonter les défis qui l’attendent en sortant à chaque fois mûr et grandi.
Militantes ! Militants ! La conviction morale, la discipline dans l’engagement et la constance dans les positions constituent non seulement le socle du parti, mais aussi le gage de son unité, de son développement et de la persévérance de son combat.

À ce titre,  les militants doivent rester unis autour de leur parti et confiants en leur président, car, en ce moment, il y a trop de confusion.  De toute façon, lorsque l’on se sent perdu, on ne sait pas quoi faire ni qui croire. Pour y remédier à cette situation,  il faudrait revenir à la base représentant le pouvoir réel du parti.  Car c’est elle seule qui est habilitée à mandater les militants par la voie des élections.

Quel sens peut-on donner à l’action de ceux qui veulent que les militants les rejoignent pour  sauver le parti ? En kabyle on dit que c’est celui qui a quitté la maison qui doit la rejoindre et non pas le contraire ! Où étiez-vous lorsque le parti avait besoin de vous pour le défendre, pour dénoncer et condamner ceux qui ont assassiné ses cadres, ceux qui ont voulu retirer la nationalité algérienne à M. Ait Ahmed ? Vous accusez le parti d’avoir conclu un deal avec le pouvoir sans, pour autant, que vous nous donniez aucun argument réel et sérieux. Pour quel compte et pour quel but vous clamez que la direction du parti est compromise avec le pouvoir sachant que cette même direction, et à sa tête M. Ali Laskri,  est nommée par le président du parti.  Pour tromper les militants, vous épargnez bien évidemment M. Ait Ahmed de cette imaginaire compromission. Or, à ce que l’on sache,  cette direction émane  du 4eme congrès, donc élue par les congressistes.  Ces derniers sont élus à leur tour par les AG des sections. Où est donc la logique dans votre démarche ?

Militantes ! Militants ! Restons mobilisés et préparons d’ores et déjà les assises du 5ème congrès pour restructurer le parti, renforcer son ancrage au sein de la société et appuyer son déploiement à l’échelle nationale, et ce, tout en accentuant son ouverture vers la société.

Pour que ce rendez-vous soit une occasion de redresser le parti et éradiquer les pratiques, héritées des stades antérieurs,  et combler les lacunes et les dysfonctionnements, nous devons œuvrer tous dans la même direction.

Enfin, pour que ce rendez-vous soit un évènement majeur dans le pays et une chance pour faire renaitre et redonner de l’espoir au peuple algérien, nous devons être en mesure d’offrir une possibilité de changement radical, démocratique et pacifique.

Par Moh Yacoub, le 3/1/2013

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 12:26

téléchargementa) La presse qui interdit à l’intelligence de s’exprimer et qui déshonore la compétence, cette presse qui a interdit à K Yacine, Assia Djebar, Med Dib de s’exprimer et qui a offensé Mouloud Mammeri pour dévier l’imaginaire collectif de la réalité vers le virtuel ou s’entassent la servilité, le mensonge, l’ignorance et les faux semblants, est la même depuis toujours. La presse d’aujourd’hui a une mission, celle de propager dans nos esprits l’habitude de céder à la résignation et de trembler tout le temps devant l’empire du mal. Mais que les éditeurs qui jouent aux opposants et qui reçoivent des milliards de publicité par jour soient surs d’une chose : l’histoire finira par dévoiler tout…
b) La justice meublée d’avocats véreux et de magistrats escrocs dont 90% n’ont jamais lu le moindre ouvrage dans leur vie, est l’autre clé de voute du régime totalitaire en place. Faut-il donc sortir de St Cyr, de Harvard, d’Oxford ou de Cambridge pour comprendre que la bureaucratie qui sévit dans la justice algérienne est sciemment entretenue pour favoriser les circuits de la corruption et du trafic d’influence… Peut-on exiger la présence d’une jeune fille établie aux USA, au Canada, en Europe ou en Afrique, pour se faire délivrer un casier judiciaire, sachant que les services des consulats algériens refusent d’établir ces mêmes documents à leurs ressortissants ? Un procureur repris de justice et proxénète de surcroit peut-il être réellement au service de la justice ? Un avocat ignorant peut-il réellement être au service de l’Etat de droit ? Une justice qui n’a pas de statut à ce jour, une justice qui agit dans la clandestinité peut-elle être au service de la citoyenneté ? 
c) L’école qui combat la science et le savoir, peut-elle produire des citoyens ayant le sens des responsabilités morales et civiques ? Une école qui tourne le dos aux valeurs locales, à l’histoire, à la philosophie et à la sociologie peut-elle produire des militants aguerris au service de la vérité et de la république contre l’ignorance et la violence ?

Ce que je dis ici, tous les partis politiques et les leaders d’opinion le savent. Ils savent mieux que nous tous réunis. Alors pourquoi évitent –ils scrupuleusement d’évoquer ces questions ? Tous ces partis politiques et ces leaders d’opinion savent que pour construire la démocratie et rétablir l’ordre moral, politique et intellectuel dans notre pays, il faut une presse libre et patriotique, une justice affranchie conduite par des magistrats et des jurisconsultes au service de la loi et d’une école qui produit des citoyens et non des prédateurs qui pensent que la ruse, le karchisme, la trahison et la délation sont les seuls moyens de survie en Algérie.

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Publié par Radjef Said - dans Actualité
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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 17:48

   index-copie-7.jpgDécidément, rien n’arrête le sanglier d’Alger, Smail Lamrous. Bien que ma dernière contribution, parue dans le journal « La Nation », relève uniquement de mon inquiétude de voir le mouvement des anciens du FFS, à l’instar de Zenati et Bouhadef, prendre de l’ampleur, et ce, en propageant des fausses informations [qu’ils nous disent qui a négocié avec le pouvoir], ce porc, sans foi ni loi, assimile cette contribution personnelle à une position du parti. Ce qui n’est pas le cas.

Cependant, au lieu de s’occuper de son mouvement, résultat de la trahison [ce métier le tient-il d’ailleurs  héréditairement], le lâche Smail Lamrous s’en prend, dans des publications sur facebook, au FFS. En effet, ce mal élevé présente le travail de sape des contestataires comme « fondamental pour la sauvegarde des idéaux du FFS. »

Alors que le fondateur du parti, Hocine Ait Ahmed, et la totalité ou peu s’en faut des militants sont satisfaits du parcours accompli jusque-là par le parti, ce sale type [grande-gueule, petite cervelle, parlent de lui ceux qui le connaissent] se permet de remettre en cause leur satisfaction.

De toute évidence, si le parti s’était dévié de sa trajectoire, pourquoi les contestataires auraient épargné, à chacune de leur déclaration, le seul responsable du parti, Hocine Ait Ahmed. Le FFS est bon avec Hocine Ait Ahmed, il est également mauvais avec lui. En tout cas, c’est à prendre ou à laisser, pourrait-on dire. Or, ces anciens, dont le parcours militant n’est pas à remettre en cause, n’osent jamais attaquer le principal responsable du parti. D’où leur manque d’assurance.

Toutefois, pour des raisons différentes, relevant à mon avis de l’éducation, ce porc tristement connu à Alger ose même dénier à Hocine Ait Ahmed le droit de créer sa fondation. Seuls les morts ont des fondations, tente-t-il de justifier. « Je jure par Dieu [comme si on peut croire un homme au cœur noir juré par Dieu] que ce message –du 21 décembre 2012 –n’a jamais été l’œuvre de Hocine Ait Ahmed », déclare-t-il lâchement.

 Par ailleurs, si les contestataires veulent réellement sauver le parti, voire à la limite servir le parti, pourquoi ne réintègrent-ils pas préalablement le parti ? Une fois choisis par leurs bases respectives, ils pourront prétendre à des responsabilités. Pour avoir exercé ces responsabilités par le passé, ils savent que cela est possible au FFS. À moins que cette mission ne soit pas la leur. Auquel cas, on a le droit de se demander : D’où tiennent-ils le droit d’exiger le départ des responsables actuels, de surcroit nommés par Hocine Ait Ahmed, détenteur d’un mandat de diriger le FFS jusqu’au prochain congrès ?

Quoi qu’il en soit, bien que leur action à Tizi Ouzou le 12 juillet 2012 n’ait pas rassemblé beaucoup de monde, il est normal que le militant se demande où veulent-ils en venir ? En effet, après près d’un an de contestation, on ne connait toujours pas leur objectif, si ce n’est celui de casser le FFS. A ces questions légitimes, le vieux con Smail Lamrous répond par l’invective.  Ce caniche, qui ne peut exister politiquement qu’en étant sous la protection de son maitre actuel, croit que je suis chargé par la direction d’une quelconque mission.

Pour qu’il n’y ait pas de malentendu, si le parti fait appel à moi, je serai ravi de servir mon parti. Or, ces contributions sont personnelles. Il ne s’agit que d’un avis d’un modeste militant dont la seule préoccupation est de voir son parti travailler sereinement. Pour ce voyou, Smail Lamrous, dont il ne reste aucune attache avec le FFS, ne cherche qu’à trainer le parti de Hocine Ait Ahmed dans la boue. Toutefois, que ce lâche se rassure ! Ce pauvre type ne peut jamais perturber la marche de notre parti.

Quant à la haine qu’il nourrit contre tous les gens se réclamant du FFS, son niveau est assez bas pour atteindre des personnalités comme Salima Ghozali. En effet, détestant du fond de ses tripes Salima Ghozali, et pourtant une grande dame au parcours exceptionnel, le sale porc Smail Lamrous panique à chaque nouvelle parution de son journal « La Nation ».    

En somme, croyant que cette contribution est une réaction à une éventuelle panique du FFS, ce pauvre type doit savoir que le FFS se porte à merveille. La preuve en est qu’aucun responsable n’a réagi à la tenue de la réunion de Tizi Ouzou le 5 janvier. Enfin, tu peux continuer à aboyer, chien de mauvaise race, la caravane FFS passera coute que coute.

Ait Benali Boubekeur

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 12:12

imag11111111esCertains anciens militants du FFS, ayant claqué la porte au moment où le parti avait besoin d’eux, essayent de nous convaincre que pour mieux construire, il faudrait d’abord tout démolir. Quelle vison manichéenne, pourrait-on dire. Et pourtant, le FFS n’est pas en danger pour que quiconque vienne le sauver. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le FFS a prouvé, à travers la double participation aux élections législatives et puis locales, que ses forces de mobilisation sont intactes.

Par ailleurs, bien que le FFS –l’espoir démocratique de l’Algérie –ait besoin de tous les soutiens, il n’en reste pas moins que ceux des Zenati et Bouhadef sont à présent encombrants. Et pour cause ! Depuis quelque temps, ils combattent systématiquement les choix du parti. Hélas, ils ont même convaincu quelques-uns que le parti, toujours sous la houlette de Hocine Ait Ahmed, s’est vendu au pouvoir. Quand on veut nuire, tous les coups sont permis.

Cependant, à chaque fois qu’ils disent détenir une information prouvant la compromission du FFS, la réalité finit par les démasquer. En effet, combien de fois ont-ils annoncé en mai dernier que le FFS rentrerait dans le gouvernement ? Leurs informateurs les ont peut-être bernés. Tout compte fait, qu’il en déplaise à ses détracteurs, le FFS est resté dans l’opposition refusant même l’une des vice-présidences du parlement ou la présidence des commissions parlementaires.

En novembre dernier, bien que le FFS ait fait des résultats intéressants, il est tout de même contraint, par la force des choses, à faire des alliances locales. En tout cas, les partis au pouvoir savent pertinemment que le FFS les a toujours tenus responsables de la crise algérienne. Cela dit, pour qu’il n’ait pas de blocage de fonctionnement des collectivités locales, des accords pour leur gestion sont trouvés. Et voilà que les contestataires crient derechef à la compromission. Plus grave encore, même les partis qui contractent les mêmes alliances crient, eux aussi, au scandale.

Quoi qu’il en soit, au lieu d’apporter leur expérience au service du FFS, voilà que les revenants exigent des têtes. En fait, pour sauver le FFS, grâce à qui ils se sont fait un nom, les contestataires veulent faire du FFS un simple maillon de leur mouvement. D’ailleurs, rappelons-nous d’une réponse de Zenati, sur BRTV en mai dernier, sur le rapprochement avec les autres partis : « il faut oublier les anciennes divergences ». Comment peut-on construire une dynamique démocratique avec un parti qui croit que certains coups d’État sont salvateurs ? Et si une situation similaire se présentait, ils referaient la même chose.

À moins que l’objectif de cette conférence soit changé, le but de la conférence est de réaliser un rassemblement des forces démocratiques. Et même le FFS est, parait-il, invité. Voilà que le parti de Hocine Ait Ahmed passe d’un statut de locomotive à celui d’un simple spectateur. En tout cas, après l’annonce du président du FFS de ne plus briguer la présidence du parti à la fin du mandat en cours, les appétits s’aiguisent inexorablement. Après avoir discrédité pendant des mois la stratégie du parti, définie, rappelons-nous, par Hocine Ait Ahmed, ils veulent désormais sauver le parti. Mais contre qui voulez-vous le sauver ? Contre son président ? Contre les militants qui sont attachés à leur parti ?

En somme, le 5 janvier, les contestataires vont ressasser à l’envi leur discours sur la compromission du parti d’Ait Ahmed. Au lieu de valoriser le combat d’un homme ayant tout donné pour que Algérie vivre libre et souveraine, ils vont l’éclabousser tout en se réclamant de son héritage. Que les contestataires se détrompent. Le combat d’Ait Ahmed est garant de ses orientations politiques. D’ailleurs, les Algériens lui reconnaissent amplement ça. Pour ces raisons, il sera difficile de détourner les militants de leur engagement pour le FFS. Malgré les difficultés que rencontrent les militants (voir la déclaration des militants de Msila dénonçant le chantage et le harcèlement de l’administration à leur encontre), le parti enregistre, de jour en jour, des adhésions à foison. Et c’est cela qui fera la force du FFS

Ait Benali Boubekeur           

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 12:53

547532 473135659383240 1066304324 nAprès l’annonce du président du FFS, dans un message transmis le 21 décembre 2012 aux membres du conseil national, de ne plus briguer la présidence du parti, les contestataires reviennent à la charge. Ainsi, dans une semaine, ils se réuniront entre eux pour décider de ce que devra être la ligne du FFS. Bien qu’ils aient déserté les rangs du parti depuis des lustres, ces vertueux de la politique, parait-il, croient détenir la vérité. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le militant de base est quelque peu décontenancé de voir ces anciens militants exiger le départ de l’actuelle direction sans qu’ils  réintègrent au préalable les rangs du parti. « Je ne veux pas m’enfermer dans des structures », affirmait il y a quelques mois le plus virulent d’entre eux sur BRTV.

D’une façon générale, cette rencontre de « cadres » n’est que le couronnement d’un combat mené avec acharnement contre le parti qui, tout en refusant de se compromettre, a privilégié la voie pacifique en vue de parvenir à un changement en Algérie. « Si les mobilisations populaires tunisiennes et égyptiennes nous rappellent dans leurs prémices « le printemps démocratique » (89-91), le scandaleux bain de sang déclenché par El Gueddafi rappelle quant à lui la furie éradicatrice des années 90… », écrit Hocine Ait Ahmed le 21 mars 2011. Sans qu’il impose sa vision aux Algériens, le président du FFS opte, pour sa part, pour la voie pacifique.

Cependant, bien que les partisans de l’autre voie restent muets sur le moyen d’y parvenir au changement tant attendu, ils ne pardonnent pas en revanche au FFS ses choix. D’ailleurs, existe-t-il un choix parfait ? Qui a le monopole de la vérité pour nous convaincre d’un choix plutôt que d’un autre ? En tout cas, bien que Hocine Ait Ahmed ait veillé à ce que le débat interne ait lieu pour trancher la question [s’il y avait des carences, il faudrait critiquer ce manquement et non la décision du parti], les anciens secrétaires ont choisi, rappelons-nous, de publier des diatribes dans les colonnes de la presse nationale en vue de discréditer le parti. Cette aubaine a été saisie, avec délectation bien entendu, par ces journaux afin de souiller le FFS.

Ainsi, laissant libre cours à leur imagination et relayant les médisances des adversaires du FFS, ils claironnent que la participation du FFS est le résultat d’un deal passé avec le pouvoir. Le chef d’orchestre de la contestation, Djamel Zenati, n’aurait probablement pas pardonné au FFS de ne pas l’avoir suivi dans le mouvement entrepris par la CNCD. À cette occasion, rappelons-nous également que certains n’hésitaient pas à imputer leur échec à l’absence du FFS. Et pourtant, en compagnie de ses nouveaux amis, Zenati a appelé les Algériens à descendre dans la rue. Alors que les Égyptiens ont réussi à accéder à la place El Tahrir et imposé le changement, les Algériens, dont une grande majorité est traumatisée par les violences de la décennie noire, ne voulaient pas affronter l’arsenal répressif du régime.

Cependant, connaissant la nature du régime algérien, Hocine Ait Ahmed préconise une autre voie. Pour lui, le changement réside dans la mobilisation des Algériens. À ce titre, la réhabilitation du politique constitue la priorité du moment. À six mois des élections législatives, le FFS engage alors un débat interne en vue de trancher la participation ou non du parti à cette joute électorale. Bien que les arguments de la participation et du boycott se vaillent, le parti doit adopter une décision définitive. Attendant que le parti ait annoncé sa participation, les anciens du FFS, à leur tête Djamel Zenati, publient, tour à tour, des contributions remettant en cause le choix du parti. Or, s’ils avaient aimé le parti, ils auraient d’abord participé au débat interne. Hélas, ceux qui appellent aujourd’hui les militants à se rebeller contre la direction ne se sont manifestés que lorsque le parti s’est engagé dans la bataille électorale. Rejoint plus tard par le candidat aux législatives, Samir Bouakouir, ce groupe contestataire propose la tenue d’une conférence nationale où même les responsables du FFS sont invités. Alors que les instances du parti sont ordinairement convoquées, le FFS a-t-il besoin d’une telle réunion, que les statuts ne prévoient pas de surcroit,  afin d’affirmer sa ligne ? Même Hocine Ait Ahmed, malgré son charisme et sa légitimité, n’a jamais appelé à des réunions en dehors du cadre défini par les statuts du parti.

Tout compte fait, disposant de moyens médiatiques (plusieurs directs sur la chaine BRTV, une chaine où Ait Ahmed a été plusieurs fois pris à partie, les quotidiens nationaux, en version papier ou électronique, leur ouvrent sans ambages leurs colonnes), les contestataires tapent sans vergogne sur le parti. Cela dit, tout en désavouant la direction nommée par Ait Ahmed, mais en prenant soin d’épargner le président, ils appellent au  sauvetage du  FFS. Pour y parvenir à leur but,  le groupe contestataire affirme que la réunion de ses partisans le 5 janvier 2013 « devra être l’occasion de réaffirmer avec force notre attachement et notre fidélité aux idéaux et valeurs fondateurs et notre refus ferme et résolu de la logique de confiscation du FFS. »

Désormais, le mot est lâché.  La mission des contestataires est bien de sauver le FFS des agissements d’une direction se trouvant sous la responsabilité de Hocine Ait Ahmed. Et les militants dans tout ça ? Sur quel critère sélectionnent-ils les membres qui vont sauver le FFS ? Apparemment, les militants n’ont pas à s’inquiéter puisque les infaillibles savent ce qu’il y a de meilleur pour le FFS. Hélas, c’est justement à ce niveau que se situe la véritable dérive. Bien que le FFS ait besoin de toutes les énergies, le choix des responsables et la stratégie du parti ne pourront se faire que dans les conditions définies par les statuts du parti. Et comme l’a annoncé Hocine Ait Ahmed dans son dernier message, les responsables devront réunir les conditions pour la tenue d’un congrès national. Et c’est à ce niveau uniquement que les choses devront se décider. Et ce n’est surement pas dans une réunion informelle que le FFS se construira.   

Ait Benali Boubekeur

 

   

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 11:30

images-copie-14.jpgLa visite du président français, François Hollande, la semaine dernière en Algérie, a levé le voile sur pas mal d’interrogations. En même temps, elle a prouvé que le peuple algérien ne devrait rien attendre de l’ancienne métropole. Cela dit, contrairement à son prédécesseur, François Hollande privilégie un partenariat d’égal à égal avec l’État algérien, rompant ainsi avec le style de son prédécesseur. Souvenons-nous que l’ancien président, Nicolas Sarkozy, était prêt à arracher avec ses dents le point de croissance manquant à son pays. Néanmoins, qu’on n’y prête pas non plus des intentions démesurées à François Hollande. Les intérêts de la France passent avant ceux des autres. Ce qui n’est pas répréhensible dans la mesure où il a été élu pour servir les intérêts de ses concitoyens.

Cependant, la différence entre les deux présidents français se situe indubitablement dans la conception des rapports entre le Nord et le Sud. En fait, le gouvernement de droite n’a-t-il pas voté en 2005 une loi glorifiant l’apport de la colonisation notamment en Afrique du Nord ? Sur ce sujet, bien que le contentieux de mémoire empoisonne les relations entre les deux pays, François Hollande rompt avec le discours faisant de la France une nation irréprochable sur les valeurs universelles. « Pendant 132 ans, l’Algérie a été soumise à un système profondément injuste, brutal et destructeur. Rien ne peut justifier les agressions commises contre la population algérienne, la négation de son identité et son aspiration à vivre libre », déclare-t-il devant les parlementaires algériens.

Encore une fois, dans style rompant avec la morgue de son prédécesseur, François Hollande reconnait les souffrances du peuple algérien pendant la période coloniale. À l’antipode d’un certain discours de Dakar, le président français admet que la France, notamment après la fin de la Seconde Guerre mondiale, a empêché l’homme africain de s’émanciper. « A Sétif, le 8 mai 1945, le jour même où dans le monde triomphaient la liberté et la justice, la France manquait à ces valeurs universelles, celles qu’elle a contribué de faire éclore, celles de la République », admet-il.

De toute évidence, sur la question du passé, les Algériens n’ont pas attendu les déclarations officielles pour se faire une idée de ce qu’était la barbarie du système colonial. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que, pour recouvrer leur liberté confisquée par les conquérants, les Algériens ont affronté le système colonial les armes à la main. Cependant, après la signature des accords d’Evian, cette page de l’histoire devait être définitivement tournée, comme le mentionne si bien un passage de l’hymne national. « En luttant contre la colonisation et, à son contact, les mouvements de libération nationale ont appris à se servir de la modernité pour en faire un instrument du droit des peuples et des droits de l’homme. De notre point de vue, ce n’est pas la colonisation qui a apporté une sorte de « progrès collatéral » dans ses wagons, mais la lutte et la nécessité consécutive à cette lutte de retourner les armes de la modernité contre l’existence et l’idée même de la colonisation »,écrit le juriste, Madjid Benchikh. Hélas, un demi-siècle après l’indépendance, la question reste brulante.

Dans une certaine mesure, s’il y une recherche de vérité à faire, cela devra se faire d’abord en Algérie. En effet, avec toutes les richesses dont dispose le pays, l’Algérie mérite-t-elle le sort actuel ? Qui a failli à son devoir ? En tout cas, si la colonisation a cassé l’élan pendant plus d’un siècle, après l’indépendance, on ne peut pas amputer à la colonisation les détournements, la confiscation des libertés et l’exclusion du peuple de la gestion de ses affaires. D’ailleurs, les Algériens ont-ils recouvré réellement leur liberté en 1962 ? Sans la crise de l’été 1962 et ses prolongements, l’Algérie, vu les richesses dont elle disposait et dispose encore, aurait pu atteindre le même niveau développement que celui de l’ancien colonisateur. Or, en 2012, les Algériens ne rêvent que de quitter leur pays pour rejoindre le pays que leurs aïeux ont combattu. En effet, dès que les caméras ne sont plus sous le contrôle du régime, les jeunes désemparés ne cachent plus leur volonté de partir.

D’un autre côté, pour s’acheter une bonne conscience ou pour faire semblant de ne pas manquer au devoir envers les martyrs, les dirigeants, au lieu d’œuvrer à la prospérité du pays, laissent entendre que cela est dû au fait que la France n’a pas encore demandé pardon au peuple algérien. Quelle ingéniosité pour ne pas lâcher les rênes du pouvoir. De l’autre côté, bien que la France ne s’immisce pas officiellement dans les affaires des autres pays, il n’en reste pas moins que cette situation de statu quo l’intéresse à plus d’un titre. Ainsi, bien qu’il croie s’adresser au peuple algérien dans un discours au parlement où 6 Algériens sur 10 ne sont pas représentés, François Hollande apporte, de façon sous jacente, son soutien à l’équipe en place.

Or, malgré le demi-siècle qui nous sépare de la fin du système de domination coloniale, le pays n’a jamais connu d’alternance au pouvoir. À chaque fois, les dirigeants ont refusé aux Algériens le droit de choisir librement leurs élus. Par ailleurs, après avoir révisé la constitution en 2008 afin de sauter le verrou l’empêchant de briguer un troisième mandat, voilà qu’une nouvelle révision constitutionnelle se profile à l’horizon. Pour le président français, dans une interview à deux journaux algériens, « le président Bouteflika a annoncé, en avril 2011, une série de réformes qui doivent conduire à une révision de la constitution dans le sens d’un renforcement de la démocratie ». Malheureusement, cet optimisme n’est pas partagé par la majorité des Algériens. Pour eux, la création de vrais contre-pouvoirs et la restitution du pouvoir au peuple algérien ne seront pas pour demain. Car les intérêts que procure l’exercice du pouvoir, à travers le contrôle de la rente pétrolière, sont colossaux pour que le régime d’Alger remette le pouvoir à un peuple qu’il a toujours considéré mineur. De toute façon, le peuple algérien ne croit pas aux contes de Noël. Et s’il veut être maitre de son destin, il ne devra pas compter ni sur François Hollande ni sur ceux qui ne le prennent pas au sérieux.

Par Ait Benali Boubekeur

 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 17:57

68688_435439029854526_1398849564_n.jpg« L’Algérie est destinée par la violence du système d’exploitation que subit son peuple à jouer un rôle d’avant-garde pour constituer ce front de solidarité et de luttes communes », extrait du rapport de Hocine Ait Ahmed à la réunion du comité central élargi de Zeddine, en décembre 1948, en tant que chef national de l’OS au sein du PPA-MTLD.

Après avoir combattu, sans fard ni acrimonie, le système colonial sans ménager ses forces, Hocine Ait Ahmed a continué, pendant plusieurs décennies, le combat d’opposant après la libération du pays en 1962. De toute évidence, le coup de force de l’armée des frontières a condamné le peuple algérien de passer d’un système de sujétion à celui de la dictature, dont  les Algériens continuent encore de subir  les conséquences. Au jour d’aujourd’hui, bien que les méthodes soient un peu évoluées, le régime déploie tous les moyens pour écarter le peuple de la gestion des affaires du pays. Pour corroborer la thèse de l’exclusion du peuple, on peut citer deux exemples. En effet, qui peut demander des comptes à Bouteflika ? Qui peut écarter Médiene de son poste, en sachant que dans les pays qui se respectent le chef des services secrets est simplement nommé.

C’est justement cela que Hocine Ait Ahmed a combattu toute sa vie. Et s’il y a un sentiment pouvant attrister les militants de la démocratie, après l’annonce de Hocine Ait Ahmed ne plus briguer la présidence du FFS, c’est que les efforts incommensurables de cet infatigable militant, tout au long des 70 ans de militantisme, n’ont pas abouti à la création d’un État algérien fraternel et égalitaire. Cela dit, Hocine Ait Ahmed, dont la cause algérienne coule dans ses veines, sort –quoique les mauvaises langues médisent –par la plus grande porte de l’histoire. En effet, homme de conviction et intransigeant sur les valeurs démocratiques, Hocine Ait Ahmed refuse de cautionner la politique du régime, mais quand l’Algérie est en danger, le dernier chef historique [le groupe des neuf historiques qui a déclenché la guerre d’Algérie] n’hésite pas à venir à son secours. D’où la participation tactique aux élections législatives afin d’épargner les vies humaines.

D’une façon générale, en dépit de certaines manœuvres à l’intérieur ou à l’extérieur du FFS, Hocine Ait Ahmed a réussi –et c’est le moins que l’on puisse dire –à construire un parti irréprochable sur les valeurs démocratiques et de l’éthiques. En tout cas, bien que le régime ait dans sa ligne de mire le FFS, cinquante ans après sa création, le FFS est toujours debout. Son mérite revient indubitablement à la vigilance que le chef charismatique résume en ces mots : « Mais le FFS ne serait pas ce qu’il est, c’est-à-dire le plus vieux et le plus solide parti d’opposition démocratique, s’il n’avait su, tout au long de ces années, serrer les dents durant les épreuves, renforcer les liens entre militants les plus sincères, faire corps avec sa base et remonter, victorieux, à contre-courant de tous les traquenards », écrit-il aux membres du conseil national, le 21 décembre 2012.

En fait, paradoxal que cela puisse paraitre, bien que le FFS ait pris soin de consulter sa base avant de s’engager dans une quelconque joute électorale, les missionnaires ont toujours œuvré et œuvrent encore à déstabiliser le FFS. Le dernier cas est celui de Karim Tabbou. En effet, bien qu’il soit élu député sur la liste du FFS en mai dernier [ce qui ne se reproduira plus jamais, à moins que les services l’imposent aux Algériens], l’entourage de Karim Tabbou ne cesse d’assener des coups d’estocades au FFS. Le plus virulent d’entre eux, Smail Lamrous, un voyou sinistrement connu à Alger, ose même remettre en cause sur facebook le bien-fondé de la création de la « Fondation Hocine Ait Ahmed ».

En tout état de cause, les Algériens savent parfaitement séparer le bon grain de l’ivraie. Ainsi, qu’il en déplaise à ceux qui veulent casser le FFS, ce dernier parvient, qui plus est, à élargir de jour en jour « sa base militante, conquis de nouveaux citoyens et convaincus de valeureux militants de rejoindre leurs forces aux siennes à travers diverses régions du pays. »

Quoi qu’il en soit, ces coups venant de si bas, le FFS ne prête pas attention aux petits détracteurs. Car le FFS a un combat plus important à mener. À ce titre, les militants sincères doivent se rassembler afin de parer aux dangers guettant le pays et la région. Pour mener à bien cette mission, les partisans du changement pacifique en  Algérie peuvent encore compter sur le concours de Hocine Ait Ahmed. « Je resterai, dans l’avenir, toujours proche de vous dans la réflexion et l’action, en particulier, avec la collaboration de mes enfants, dans le cadre de la « Fondation Hocine Ait Ahmed » que j’ai décidé de constituer », s’engage-t-il auprès des militants.

Cette fondation, loin des clivages, doit attirer des soutiens divers en signe de reconnaissance à celui qui a mené sans relâche un combat de 70 ans pour que l’Algérie soit libre et souveraine. Tout compte fait, faire partie de cette fondation est un devoir et un honneur pour chaque militant de la démocratie. Quant à la succession à la tête du FFS, les militants doivent veiller à ce que le prochain président du FFS soit celui portera le mieux le projet de Hocine Ait Ahmed. Ce qui doit être, in fine, une besogne énorme vue la stature de celui qui cède le témoin.      

Le Havre, le 23 décembre 2012.

     

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 09:27

makfer.jpgDans une contribution, sous forme de réquisitoire, publiée par Le Matin, le conseiller de Ferhat Mehenni s’en prend sans vergogne au FFS. Toutefois, si le reproche venait d’un mouvement œuvrant, quelle que soit sa stratégie, pour l’intérêt national, la critique devrait être prise au sérieux. Or, le mouvement en question est très loin du compte. Confondant sciemment le bien et le mal, l’auteur de la diatribe met le FFS et le MPA sur le même pied d’égalité. Faut-il signaler que le fait de comparer la formation de Hocine Ait Ahmed à celle d’Amara Ben Younès constitue incontestablement une insulte suprême. Guidé par sa haine viscérale envers le FFS, et à mesure que l’on parcourt sa contribution, on s’aperçoit que l’auteur du texte est d’une malhonnêteté criante. 

De toute évidence, assimilant toute action du FFS, qui œuvre, malgré les difficultés, en faveur d’une Algérie apaisée, à une compromission avec le régime algérien, le conseiller de Ferhat Mehenni oublie de signaler que si le pouvoir est encore en place, c’est grâce, en partie,  aux efforts déployés par Ferhat Mehenni et ses amis, parfois les armes à la main, que la dictature sévit encore en Algérie. D’une certaine façon, en prenant soin d’inverser les rôles, pour cet apprenti sorcier de la politique, seuls le MAK et le RCD sont d’une probité incontestable. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que  ce clin d’œil au RCD ne peut s’expliquer que par la manœuvre de l’ancienne aile extrémiste du RCD en vue de permettre à Ferhat Mehenni d’assouvir son désir de vengeance.

Quoi qu’il en soit, malgré ces appels incessants, le RCD, un parti national respectable [bien que je ne partage pas ses idées], refuse de cautionner une démarche suicidaire et à l’issue incertaine. Par ailleurs, puisque le conseiller zélé présente Ferhat Mehenni comme l’homme politique honnête,  on aimerait bien qu’il nous parle de la façon dont il a géré le boycott scolaire, en 1994, en Kabylie. D’ailleurs, bien avant cette date, Ferhat n’a pas été un son énième grenouillage politique près. En effet, bien avant le boycottage scolaire, Ferhat Mehenni avec trois autres personnalités a appelé à la transformation du MCB en parti politique, et ce, en dépit de l’opposition des autres militants du mouvement culturel. Si vous prenez ça pour de la probité politique, on pourra prendre des vessies pour des lanternes. En effet, comment peut-on transformer un mouvement clandestin, où les militants de diverses sensibilités se côtoient, en un parti politique sans que des assises locales soient tenues préalablement ?  Heureusement, grâce à la vigilance des militants du MCB, le mouvement est sauvé d’une mort programmée. En quelques jours, les opposants aux assises réussissent à réunir près d’un million de signataires.

De toute évidence, en s’apercevant que le mouvement lui échappe, l’ancienne formation politique de Ferhat Mehenni combat  systématiquement les actions du MCB. Cinq ans plus tard, le président du RCD, pour ne pas laisser le terrain libre aux animateurs du MCB, va créer une branche, appelée MCB-Coordination nationale. « C’est lors d’une manifestation organisée le 17 janvier 1994, et à laquelle avait appelé une dizaine d’associations culturelles proches du RCD, que Ferhat Mehenni proclama la création du MCB-coordination nationale », écrit Alain Mahé, auteur du livre « Histoire de la Grande Kabylie ».Ainsi, en 1994, ignorant les autres branches du MCB, Ferhat Mehenni lance un appel pour le boycottage scolaire en Kabylie.

Et paradoxal que cela puisse paraitre, celui qui lance l’appel aux parents d’élèves en vue de sacrifier la scolarité de leurs enfants n’applique pas ce principe à soi-même. En effet, celui qui mettra la Kabylie aux enchères dans les années 2000 a pris soin, avant le lancement du boycott, d’inscrire ses enfants dans des écoles françaises. À vrai dire, ne se souciant nullement de l’avenir des écoliers kabyles, cette action ne visait ni plus ni moins qu’à déstabiliser un clan du pouvoir. « Pour certains animateurs du mouvement culturel, l’agitation et le désordre qui résulterait de ces événements n’aurait d’autres buts que de faire échouer la solution politique  recherchée par les négociations en cours entre le clan présidentiel –Zeroual et Betchine –et les responsables du FIS. Échec qui profiterait aux tenants de la solution militaire », note Alain Mahé.

Par ailleurs, bien qu’il soit exclu du RCD et par la même occasion du MCB-coordination nationale, remplacé, rappelons-nous, par Ould Ouali hadi [un autre grand opposant au régime MDR, auraient dit les jeunes], Ferhat Mehenni entame des négociations avec le gouvernement Mokdad Sifi. Le 29 avril 1995, la coordination nationale, tout en dénonçant l’accord signé par Ferhat Mehenni un mois plus tôt, paraphe un autre accord avec le gouvernement. Or, dans le fond, écrit Alain Mahé, « il n’y a aucune différence entre l’accord proposé par Ferhat et dénoncé par la coordination nationale et celui que celle-ci finira par avaliser. Le seul « changement » réside dans le nom de l’organisme créé pour promouvoir l’amazighité : haut conseil dans la formule de Ferhat et haut commissariat dans celle de la coordination nationale. »  Evidemment, les perdants sont ceux qui ont raté une année de scolarité pour des enjeux qui ne les concernaient même pas.  

Quelques années plus tard, Ferhat Mehenni récidive. Sans qu’il ait le moindre mandat des citoyens, il se proclame porte-parole, voire souverain, de la Kabylie. Bien que son mouvement ne pèse que dalle dans la région, il claironne que les Kabyles veulent constituer leur propre État. Plus grave encore, au nom de cette partie de l’Algérie profonde, il s’allie à l’État qui n’hésite pas à pilonner les enfants avec des bombes à phosphore. Sans être anti sémite [tous les citoyens de la planète ont le droit à la vie et au respect], la Kabylie qui a tant souffert des injustices ne peut pas ne pas être sensible au drame palestinien. Et c’est cette souffrance que ne comprend pas justement le chef autoproclamé de la Kabylie.

En somme, c’est autour de cette personne que Moussa Nait Amara appelle les forces politiques à créer un pacte en vue de sauver la Kabylie. Certes, la Kabylie, comme toutes les régions d’Algérie, a besoin de se soustraire du régime dictatorial. Au XIXème siècle, l’Algérie a besoin d’une décentralisation effective. Mais, ce projet ne peut se faire qu’englobant toutes les régions d’Algérie. Et c’est cette solution que le FFS préconise depuis 1979. Enfin, bien que le FFS soit un parti avec ses défauts et ses qualités, en ce qui concerne le sentiment patriotique, personne ne peut le remettre en cause. « C’est en toute sérénité que le parti doit aborder cette étape de son parcours, et dans le respect de tous ceux qui, hors du parti, défendront de manière respectable d’autres visions que la notre, mais il est exclu que quiconque nous donne des leçons en politique, en démocratie, en militantisme, en patriotisme ou en Takbaylit », écrit Hocine Ait Ahmed, le 2 mars 2012.   

Par Ait Benali Boubekeur

 

 

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