17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 16:49

images-copie-3.jpgLa population du Sud vient de donner une leçon de dignité à un régime obsolète et grabataire. Bien que les vieillards d’Alger assimilent toute revendication des Algériens tendant à vivre convenablement dans leur pays à un complot ourdi, la manifestation, organisée par la coordination nationale des chômeurs, s’est déroulée dans le calme, et ce, contrairement aux provisions. Ainsi, malgré leur jeune âge, les organisateurs sont à la hauteur de l’événement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette manifestation populaire, bien qu’elle remette en cause la politique désastreuse du régime, s’est passée sans aucun débordement.

 

De toute évidence, avant même sa préparation, les organisateurs savaient à quoi s’attendre de la part d’un régime diabolisant systématiquement les doléances de la jeunesse de son pays. Résultat des courses : le fossé ne cesse de s’élargir, comme le soutient Tahar Belabbès, entre le régime et la population qui souffre : « Les jeunes et les chômeurs n’en sont que plus conscients de ce qui se trame contre leurs revendications légitimes. D’ailleurs, ils ne croient plus ni aux promesses ni aux décisions des responsables qui ne cherchent qu’à absorber la colère des jeunes. »
En tout état de cause, aux revendications légitimes des jeunes du Sud, le régime, fidèle à ses pratiques, recourt à l’action psychologique. Alors que le pillage des ressources de l’État s’organise au vu et au su de tout le monde, on accuse les jeunes de malfaiteurs guidés par une force occulte. « Moi je dis qu’il n’y a pas de mafia plus grande que celle qui vole les richesses du pays et exploite les hommes de ce pays. Ce sont eux qui sont complices avec les sociétés étrangères qui pillent les richesses de ce pays en hypothéquant l’avenir des générations futures », rétorque Tahar Belabbès à ses détracteurs.

 

 Par ailleurs, voyant le mal partout, le régime et ses relais vilipendent tous les acteurs de la société qui soutiendraient la cause des chômeurs. Il faut dire que le statu quo arrange les profiteurs qui s’accrochent à la mamelle de la rente pétrolière. D’ailleurs, il n’y a qu’à voir la réaction de certains pions du système visant le FFS après avoir envoyé ses parlementaires sur place. Un député du FLN n’a-t-il pas dit que les députés du FFS n’ont rien à faire dans le Sud. Bien que leur mandat soit national, les courtisans du système veulent absolument les cantonner dans les circonscriptions où ils sont élus. Tout compte fait, cela ne doit pas déranger les dirigeants de la formation de Hocine Ait Ahmed. Car il s’agit de la mission que le FFS s’est fixée et qui consiste à œuvrer pour un changement pacifique dans le pays. Et ce vent venant du Sud réunit les conditions pour accomplir une pareille dynamique.

 

En somme, il va de soi que cette mobilisation, enclenchée dans le Sud, doit gagner le territoire national. En œuvrant dans l’intérêt du pays tout entier, et surtout en usant de moyens pacifiques, les Algériens doivent reprendre le contrôle de leur souveraineté. Car « la conscience politique, l’unité nationale, le nationalisme, ce n’est pas Khelil and Cie qui l’incarne, ni Louiza Hanoune, ni le FLN, ni « les services », ni l’Administration,  ni Ennahar, ni la propagande, ni Amar Ghoul. Ce sont des jeunes chômeurs du Sud et du reste », écrit Kamel Daoud dans une chronique. Et c’est à ce prix que l’Algérie retrouvera son prestige.
Par Ait Benali Boubekeur
    

commentaires

Y
LE POUVOIR MILITAIRE NE VACILLE PAS POUR AUTANT !<br /> <br /> Certes la manifestation est un succès, et ça ne peut que nous réjouir et redonner espoir aux hommes et femmes de ce pays, qui aspirent à un « changement radical », donc la fin du Régime<br /> militaro-mafieux qui est « l’ennemi commun », la mal originel, le démiurge de la crise politique qui perdure depuis 1962.<br /> <br /> Des grèves, sit-in, émeutes, manifs, rassemblements, il y’en a eu par centaines, voire par milliers, avant même les « printemps arabes », mais ais ça n’a rien apporté pour la collectivité, ça ne<br /> change rien « fondamentalement ». Car « fondamentalement » la crise est politique, et multidimensionnelle évidemment. Mais d’abord politique ! Le « mal originel », c’est le Régime militaro-mafieux<br /> qui joue le pourrissement, l’exacerbation, la division, la dispersion, l’atomisation, l’éparpillement des forces oppositionnelles…pour demeurer à jamais, tenir éternellement les rênes du Pouvoir<br /> réel par la « ruse et/ou la force : la répression, les manipulations, les provocations, la propagande, l’intoxication, le pillage et l’accaparement des richesses, la dilapidation des biens<br /> publics….<br /> <br /> Tant qu’il n’y’a pas cette « prise de conscience » de l’existence d’un « Ennemi commun », le Pouvoir militaro-mafieux, les Généraux en l’occurrence, rien n’est possible! Ni paix, ni tranquillité,<br /> ni prospérité! Rien ! Niet ! Il est urgent de fonder un Pôle oppositionnel démocratique, qui usera d’une autre « production du discours », un discours radical, direct et frontal contre les Généraux<br /> et leurs « alliés objectifs », les « extrémistes de tous bords » (baassistes, salafistes, séparatistes, régionalistes, stalinistes, etc.) qui sont « entretenus et instrumentalisés par les Maitres<br /> de la Gestapo locale, le DRS, dans le but de maintenir et amplifier l’actuelle « division totale », la dispersion des forces, « l’écartement des positions » vers les extrêmes.<br /> <br /> Seul une « désobéissance civile générale» pourra nous « sortir de la nuit » ! Un mouvement à l’image de s’est que s’est passé chez nos voisins et ailleurs. Un mouvement unitaire qui visera «<br /> l’Ennemi commun », c’est-à-dire Le Pouvoir militaro-mafieux » des Généraux sanguinaires et prédateurs, corrompus et corrupteurs/manipulateurs ! Cette « désobéissance générale» ne pourra être<br /> organisée que par un Pôle oppositionnel, lequel Pôle ne peut réussir que par l’union des forces et acteurs « autonomes et indépendants » des « Officines, Cercles et Clans composant la Junte<br /> criminelle et mafieuse »! Donc, sans les faux-opposants et pseudo-démocrates sponsorisés et propulsés par les criminels de la SM-DRS… depuis la fausse ouverture de 1989 ! Chaque « mouvance<br /> politique » doit s’employer à isoler et contrecarrer ses « extrémistes »…sinon rien, niet !<br /> <br /> <br /> Nos « clercs » (hum !) nous servent des discours creux, « doux et mous », des juxtapositions de formules, des analyses débiles, des catégories intellectuelles « made in », inopérantes et<br /> inadéquates, des expressions qui empruntent…à la lingerie et les podiums du luxe. Mais, sincèrement que peuvent dire des vocables comme gouvernance, règles du jeu, etc. ? au regard du Régime en<br /> place en Algérie, qui, pour le cerner véritablement il faut aller chercher dans le lexique désignant la Jungle, l’Amazonie, les forets kényanes, dans le glossaire des animaux féroces, tant la «<br /> rapacité, la sauvagerie, la cruauté » des Généraux relève de l’évidence même ! Ces journaleux et intellos ignorent apparemment que Mitterrand n’avait pu « réussir sa percée politique » qu’après la<br /> publication du fameux « Le Coup d’Etat permanent » par lequel il était passé à « l’attaque directe, frontale, radicale », en ayant dénoncé De Gaulle et le « gaullisme de choc », avec ses crimes,<br /> ses polices parallèles, les crimes politiques, le SAC notamment…Sans ça, il n’aurait jamais percé…Bref !<br /> <br /> Pour l’heure, les Généraux sont les vainqueurs, ils constituent, selon la formule wébérienne un « mouvement d’intérêts communs », un « tout indissociable », une « Junte militaire» (sans chef, car<br /> c’est une « structure clanique »), la première, seule et unique « force politique organisée »…. Le Pouvoir militaro-mafieux se maintient par la « ruse et la force », la propagande et la violence,<br /> il a besoin d’un certain « seuil de violence », la violence/la force est sa logique interne, inhérente, intrinsèque. C’est un Pouvoir militaire né dans la violence, qui pratique la violence,<br /> manipule la violence, vit avec/par/de….la violence, et…pour la violence. Quant à la « ruse », ce sont toutes les manipulations, les provocations et les propagandes rituelles, mais aussi la «<br /> mangeoire », la corruption des élites…La « guerre interne » n’est pas terminée; elle se poursuit à faible allure, mais elle est toujours là : assassinats, kidnappings, enlèvements, arrestations,<br /> tortures, viols, escarmouches, embuscades
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Y
Le Pouvoir militaro-mafieux demeure fort, et poursuit la répression, les manipulations et provocations tant qu’il :<br /> <br /> - dispose, pille et accapare la manne financière (des milliards) issue de la rente pétrolière et gazière ; la manne dont bénéficie toute la « caste militaro-bureaucratique », les Généraux<br /> prédateurs qui assument les premiers rôles, et les « seconds couteaux » qui forment les digues de protection, les murs de soutènement et forces d’interposition (administrations, associations,<br /> partis…) du Régime dictatorial militaire;<br /> <br /> - bénéficie du soutien politique, diplomatique et stratégique de l’Occident, en échange de ses compromissions et concessions : le Grand gendarme US a son Grand morceau au Sahara, et la France a ses<br /> contrats (Renault, Total, etc.) et les financements pour les Partis, Parlementaires et Personnalités influentes, les commissions et retro-commissions issues des surfacturations, fausses factures<br /> sur les centaines de marchés par an : c’est la France qui donne « là » et détermine la politique algérienne de l’Europe ;<br /> <br /> - garde sous sa férule les « organes de répression » (DRS, DGSN, GENDARMERIE) et de propagande (journaux, télévisions, radios, sites, blogs….). Le Pouvoir militaro-mafieux se maintient par la «<br /> ruse et la force », a besoin d’un certain « seuil de violence » ; la violence est sa logique interne, inhérente, intrinsèque : est un Régime militaire né dans la violence, qui pratique la violence,<br /> manipule la violence, vit avec/par/de…. la violence, et…..pour la violence ! La ruse concerne la propagande, la désinformation, l’intoxication, les manipulation et provocations. Et la « guerre<br /> interne » n’est pas terminée, lle se poursuit à faible allure, mais elle toujours là : assassinats, kidnappings, enlèvements, arrestations, tortures, viols, escarmouches, embuscades......<br /> <br /> <br /> <br /> - a en face de lui, une Opposition neutralisée, complètement divisée, éparpillée, émiettée, atomisée, infiltrée, dominée par les « extrémistes de tous bords », « l’écartement des positions vers les<br /> extrêmes » rend quasi-impossible de trouver la « ligne médiane, les coordinations, les compromis » nécessaires à la fondation d’un Pôle ou Front oppositionnel capable de rivaliser avec la Junte<br /> militaire en place ;<br /> <br /> - y’a absence de « fédérateur » ;<br /> <br /> -y’a délitement quasi-total du « lien national » ;<br /> <br /> - y’a les traumatismes de la « guerre interne » encore vivaces, le « seuil d’intolérable/inacceptable » dépassé<br /> <br /> …..autant de raisons qui contribuent au statu quo !
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A
Révéillez vous :<br /> <br /> http://www.youtube.com/watch?v=rTxwH0mGGdU
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  • : L’école algérienne ne s’est pas attelée, en ce qui concerne l’enseignement de l’histoire, à la transmission du savoir. L’idéologisation de l’école l’a emporté sur les impératifs de la formation. Or, les concepteurs de ces programmes préfèrent envoyer leurs enfants dans des écoles occidentales. Du coup, la connaissance de l'histoire ne passe pas par l'école.
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