26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 18:51

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Né a  Michelet (Algérie), le 20 Août 1926, H. Ait-Ahmed est un fils d'un notable musulman. A 16 ans, il commence son combat en adhérant au PPA.

Le 1er novembre 1954, quand a éclaté l'insurrection en Algérie, ils sont neuf à en assumer la responsabilité et la destinée. Hocine Ait-Ahmed est de ceux-là mais il se trouve au Caire où, avec Ahmed Ben Bella et Mohamed Khider, ils dirigent  "l'extérieur"  avec la charge d'organiser les services d'information et de propagande du FLN.

Le 22 avril 1956 il est arrêté dans un avion arraisonné en plein ciel d'Alger, conduit au geôle français  où il passera sept ans. Il s'efforça après les accords d'Evian de défendre les principes du GPRA contre les menées dictatoriales et militaristes d'aucuns. En 1962 il est député à la première Assemblée nationale de l'Algérie indépendante. En 1963, en désaccord avec Ben Bella, il forme le FFS ( Front des Forces Socialistes ).

Le FFS est vite entré en opposition ouverte avec le régime de Ben Bella  auquel il rapprochait son caractère dictatorial. La lutte armée, en Kabylie, sera durement réprimée et Ait-Ahmed sera arrêté en octobre 1964, ce qui met un terme au mouvement de révolte. Condamné à mort puis gracié par Ben Bella, il s'évadera en avril 1966. Entre-temps, le 16 juin 1965, un accord est signé entre le FFS et le FLN, Ben Bella souhaitant un apaisement. L'arrivée au pouvoir du colonel Boumediene, trois jours plus tard, a replongé le FFS dans la clandestinité.

En mars 1978, il soutiendra en France une thèse de droit public sur "Les droits de l'homme dans la charte et la pratique de l'OUA ".

 Dans son exil helvétique, Hocine Ait Ahmed fait parler de lui par des prises de position sur la situation dans son pays. En décembre 1985 à Londres, face aux terribles violations des droits de l’homme en Algérie, il s'allie avec Ben Bella (aussi en exil) pour créer un front proposant "une alternative démocratique à la société algérienne".

Le 7 avril 1987, la main meurtrière des services du régime algérien frappe encore. Son compagnon de lutte Ali Mecili fondateur du journal Libre Algérie est assassiné, en France on parle déjà d’une deuxième affaire Ben Berka, les services des renseignements français sont désignés du doigt pour complicité.

Hocine Ait Ahmed apporte des éclaircissements, lui rend hommage et publie l’Affaire Mecili.

Les événements du 5 Octobre 1988 ouvrent une brèche pour l’instauration d’une démocratie en Algérie mais sur un terrain bien miné par le régime.

Hocine Ait Ahmed rentre après 23 ans années d’exil pour poser sa pierre à l’édification d’un état de droit et crie déjà pour un processus démocratique irréversible.

Le pouvoir algérien joue à l’apprenti sorcier, fait noyer les forces d’opposition démocratiques et les divise et se pose comme étant la seule alternative aux islamistes. Boudiaf un autre compagnon de lutte de  Hocine Ait Ahmed pendant la guerre d’Algérie fut ramené  par le régime et mis au pouvoir pour servir de vitrine puis assassiné à son tour dés lors qu’il commençait à s’occuper des dossiers de corruption.

Aucune sécurité n’est garantie, Ait Ahmed décide de reprendre le chemin de l’exil.

Se sentant bien plus utile à l’extérieur et plus libre d’agir il multiplie les rencontres avec les institutions et personnalités internationales, les ONG, anime des conférences, des meetings pour que toute la vérité soit dite sur les événements et sur ce qu’on allait  appeler bientôt la seconde guerre d’Algérie.

Massacres après massacres, l’Algérie plonge dans une violence totale à tous les niveaux, entraînant des milliers de morts et de disparus. De nombreux témoignages avancent la thèse de Qui tue Qui ? qui amènera   Hocine Ait Ahmed  à plaider pour une commission d’enquête internationale. Une démarche diabolisée de l’intérieur par le pouvoir et banalisée de l’extérieur par  "les partenaires économiques de l’Algérie"  .

Un semblant de scrutin  présidentiel est organisé en 1999 par le régime en quête de légitimité  qui pousse les militants du FFS à  présenter la candidature de Ait Ahmed largement débattue lors d’un congrés national, bien que ce dernier ne fasse pas des élections présidentielles son cheval de bataille.

Une campagne électorale forcenée est au menu, un vrai parcours de combattant qui le plonge dans des émotions très fortes à la  fois de joie et de peine qui finissent par le terrasser d’un malaise au cœur.

Évacué à l’étranger pour soins, dont il se remet graduellement pour reprendre de nouveau le parcous de son combat.

Les événements de Kabylie 2001 ébranlent de nouveau toute l’Algérie et mettent à nu la brutalité du régime par le nombre de victimes et de disparus. Une commission d’enquête internationale est plus que jamais d’ordre d’actualité à laquelle  les pays européens commencent déjà à y répondre favorablement et qui est  défendue ardemment  par Hocine Ait Ahmed.

Aujourd’hui  après ses 60 ans de combat,   si  on tente de dresser un profil de sa personnalité, on sera unanimement à dire que c’est un homme à qui l’histoire a toujours donné raison .

Par ses différentes interventions,  et quels que soient les événements, il a toujours été fidèle à ces options et pour un combat infaillible des droits de l’homme  et nous tenons pour preuve tous ces documents  officiels publiés  sur ce site.

On présente nos excuses s’il y a des périodes que nous n’avons pas citées mais ce site est encore en cours de construction et nous sommes toujours à l’affût d’une information crédible pour la faire paraître.

Hocine Aït Ahmed (en kabyle: Ḥusin At Ḥmed), né le 20 août 1926 à Ain El Hammam en Algérie, est un homme politique algérien.
Docteur en droit, il est l’un des principaux chefs du front de libération nationale (FLN). Aït Ahmed démissionne du gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) et de tous les organismes du nouveau pouvoir lors de la crise de l’été 1962. En septembre 1963, il fonde le front des forces socialistes (FFS) qui réclame le pluralisme politique face au verrouillage de la vie politique imposé par le système du Parti unique.
Arrêté et condamné à mort en 1964, il s’évade de la prison d’El Harrach en mai 1966. Exilé en Suisse, il rentre en Algérie après les émeutes de 1988 mais quitte de nouveau son pays après l’assassinat du président, alors en exercice, Mohamed Boudiaf en 1992. Il reviendra à plusieurs reprises en Algérie, notamment à l’occasion du 50e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération (1er novembre 1954).
Premier engagement politique et début de la lutte armée
À 16 ans, encore lycéen, il adhère au Parti du peuple algérien (PPA). Il devient, rapidement, le plus jeune membre du Comité central auquel il présente, en 1948, un rapport décisif sur les formes et la stratégie de la lutte armée pour l’indépendance.
Lors du congrès clandestin du PPA tenu à Belcourt en 1947, il avait déjà préconisé la création d’une Organisation spéciale (OS) chargée de la formation des cadres militaires et de la mise en place d’un dispositif clandestin pour amorcer et développer la lutte armée.
Désigné par le Comité central du PPA au Bureau politique, il se voit confié la direction de l’OS, en remplacement de Mohamed Belouizad, atteint de tuberculose. Durant deux ans, il a mis en place – à l’échelle nationale – les structures pour la formation politique et militaire pour mener à bien la guerre de libération. C’est dans ce contexte qu’il organise le hold-up de la poste d’Oran, qui permit, en mars 1949, de s’emparer d’une importante somme d’argent, sans effusion de sang.
L’aile « légaliste » des instances dirigeantes du PPA-MTLD (Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques), exclut pour « berbérisme » Aït Ahmed et porte Ahmed Ben Bella à la tête de l’OS, dont il était le responsable en Oranie. La découverte de l’OS par les services de renseignement français précipite la dissolution de l’OS.
Tournée diplomatique pour une reconnaissance internationale
Le 1er mai 1952 Aït Ahmed s’installe au Caire en Égypte. Recherché par les autorités françaises, il est désigné membre de la délégation du PPA-MTLD, en exil au Caire. Aït Ahmed insiste sur l’importance de la diplomatie pour donner une visibilité politique au plan international du « mouvement de libération ».
Il assiste à la première Conférence des partis socialistes asiatiques, réunie en janvier 1953 à Rangoon en Birmanie. L’une des premières résolutions adoptée par cette organisation d’inspiration marxiste consiste à soutenir la lutte de libération du Maghreb. La Conférence met en place un bureau anti-colonial dont le rôle, notamment, est de suivre les luttes anti-coloniales auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU). Aït Ahmed se rend au Pakistan, en Inde et en Indonésie pour créer des Comités de soutien à la cause de l’indépendance algérienne.
En avril 1955, il dirige la délégation algérienne à la Conférence de Bandung. Les résolutions prises par cette Conférence en faveur du droit à l’autodétermination et à l’indépendance des trois pays du Maghreb ont été préparées par les trois partis nationalistes (Tunisie, Maroc, Algérie) qui ont su mener une action commune sur la base d’un « Mémorandum Maghrébin ».
En avril 1956, il ouvre et dirige le bureau de la délégation u FLN à New York. En septembre 1956, le problème algérien est inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée générale de l’ONU. Ce qui provoque le retrait retentissant de la délégation française, présidée par le Premier ministre Antoine Pinay.
En octobre 1956, Aït Ahmed est arrêté par les autorités française, en compagnie de Mohamed Boudiaf, Mohamed Khider, Ahmed Ben Bella et Mostefa Lacheraf, dans l’avion qui les conduisait du Maroc à Tunis où devait se tenir une Conférence maghrébine de la Paix.
Tout au long de sa détention, Aït Ahmed communique avec les dirigeants du ALN (Armée de Libération Nationale) (voir La Guerre et l’après-guerre, éditions de Minuit, 1963, Paris). Dans la plus importante de ces communications, Aït Ahmed en appelle avec urgence à la création d’un gouvernement provisoire en exil. Il considère que cette initiative peut contribuer à résorber la crise interne suscitée par des responsables qui s’opposent au congrès de la Soummam, (tenu en août 1956) et préparent un congrès antagoniste.
L’indépendance, lutte pour un État démocratique
Membre du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) et du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), Hocine Aït Ahmed, dès sa libération, en 1962, prend une position ferme contre la violence de l’État-major des frontières. Il met en garde les notables politiques contre un processus de crise qui risque de dégénérer en guerre civile.
Il dénonce le groupe de Tlemcen et le groupe Tizi-Ouzou. Il appelle les forces d’avant-gardes – femmes, syndicats, étudiants etc. – pour faire barrage aux affrontements autodestructeurs. Les grandes manifestations populaires au cri de «Sabaʿa snin barakat !» (Sept ans, ça suffit !) avaient pu interrompre momentanément ces violences.
Elu membre de l’Assemblée nationale constituante (ANC) – sur une liste unique de candidats dont il dénonce le principe -, il accepte néanmoins d’y siéger pour un double objectif. Premièrement s’efforcer de promouvoir à partir de cette institution une vie politique avec des débats publics en y associant la société. Deuxièmement veiller à ce que la commission chargée d’élaborer la constitution au sein de l’ANC termine son projet de constitution et le soumette aux débats libres et démocratiques des « élus » de la nation. Il fallait que l’ANC adopte le projet de constitution dans les délais légaux afin de le soumettre au corps électoral par voie référendaire.
Création du FFS, résistance dans les maquis de Kabylie
La préfabrication d’une Constitution dans un cinéma à Alger a dessaisi l’Assemblée nationale constituante de sa prérogative essentielle qui est de fonder les bases d’un Etat de Droit. Hocine Aït Ahmed ne s’est pas contenté de démissionner, avec quelques députés dont le président de l’Assemblée Ferhat Abbas. Il profite de la campagne publique qu’il mène contre le « Coup de force constitutionnel » pour créer le Front des Forces Socialistes (FFS) en septembre 1963.
Les « Blitz Operationen », les opérations éclaires, déclenchées par l’Armée et la police politique pour prévenir l’enracinement d’une opposition démocratique au sein de la population. Leurs objectifs, en créant des troubles, étaient au contraire d’enraciner les appareils d’oppression. La répression qui s’est abattue sur la Kabylie n’a pas épargné les militants politiques actifs sur l’ensemble du pays. Et ce dans le but de présenter le FFS comme un mouvement séparatiste. Des maquis de résistance se sont spontanément dressés contre la terreur des troupes militaro policières. L’influence modératrice du FFS au sein de la population a empêché des dérives terroristes et renforcé le capital politique de ce parti. Arrêté en octobre 1964, Hocine Aït Ahmed est condamné à mort, puis gracié. Il est ensuite déporté à la prison de Lambèse.
S’étant finalement rendu compte qu’il était otage du chef d’Etat-major, Houari Boumédiène, et de sa police politique, le Président Ahmed Ben Bella décide de s’ouvrir à la société et entre dans un processus de négociation avec le FFS. Suite à des négociations menées à l’étranger, le FLN (Parti unique) et le FFS parviennent à un accord, qui sera rendu public par la presse nationale le 16 juin 1965. Trois jours plus tard (le 19 juin 1965), le coup d’Etat, perpétré par Houari Boumédiène met fin à toute possibilité de pluralisme politique pour sauvegarder l’orthodoxie de la pensée unique.
Exil, combat pour les droits de l’homme, assassinat à Paris d’Ali Mécili
Le 1er mai 1966, Aït Ahmed s’évade de la prison d’El Harrach, et se réfugie en Suisse. Il n’a de cesse de militer pour la promotion et la défense des droits de l’homme et pour l’unité du Maghreb. Il obtient sa licence en droit à Lausanne en Suisse. Puis, il soutient une thèse de doctorat, à Nancy, en 1975, sur « Les droits de l’homme dans la Charte et la pratique de l’OUA ».
À l’occasion du « Printemps berbère » (1980), il joue avec le FFS un rôle modérateur d’encadrement politique des militants afin d’empêcher l’irruption de la violence et d’inscrire la revendication linguistique et culturelle dans l’exigence du pluralisme politique, à l’intérieur de la nation algérienne. Le 16 décembre 1985, il lance avec Ahmed Ben Bella, depuis Londres, un appel au peuple algérien pour l’instauration de la démocratie et le respect des droits de l’homme. Les deux anciens du FLN font de la restitution au peuple algérien de son droit à l’autodétermination la pierre angulaire d’une « Alternative démocratique ».
Assassinat à Paris le 7 avril 1987, d’Ali Mécili, avocat au barreau de Paris, figure marquante de l’opposition démocratique au régime d’Alger, bras droit de Hocine Aït Ahmed. Deux mois plus tard, la police française arrête le tueur présumé, un petit truand algérien aux ordres de la Sécurité militaire, les services secrets de l’armée algérienne. Mais au lieu d’être remis à la justice, il est réexpédié à Alger.
Les événements sanglants d’octobre 1988 et ses répercussions internationales poussent la dictature algérienne à un semblant d’ouverture.
Après 23 ans d’exil, Aït Ahmed rentre en Algérie en décembre 1989. Après moult péripéties, le FFS est finalement reconnu.
À l’occasion de l’annulation du premier tour des élections législatives de 1991, Hocine Aït-Ahmed met en garde contre le danger de voir les armes prendre le pas sur les urnes. Son parti organise, le 2 janvier 1992, la plus grande manifestation que la capitale ait connue depuis l’indépendance, avec pour credo « Ni État policier, ni République intégriste ».
En juin 1992, une semaine avant l’assassinat de Mohamed Boudiaf, Aït Ahmed propose une Conférence nationale destinée à promouvoir une sortie de crise sur le modèle sud-africain. Après l’assassinat de Boudiaf, le climat de terreur et le verrouillage total de la vie publique s’aggravant, Aït Ahmed préfère s’exiler pour continuer à mener son combat.
En 1995, Aït Ahmed signe à Rome, avec les représentants de six autres formations et des personnalités politiques, une plate-forme de sortie de crise et pour le retour à la paix. Les signataires du « Contrat national » dit de Rome s’entendent sur un contrat politique constitué d’un ensemble d’engagements dont les plus importants sont l’alternance au pouvoir, la liberté de culte, la primauté de la loi légitime sur tout autre loi issue d’assemblées non élues légitimement, l’égalité des citoyens sans distinction d’aucune sorte, l’accession au pouvoir par des moyens pacifiques, le rejet de la violence pour se maintenir au pouvoir ou pour y parvenir.
L’après « décennie noire », pour une nouvelle république
Le 2 février 1999, il est de nouveau en Algérie. Sa candidature à l’élection présidentielle est annoncée trois jours plus tard. Après une campagne électorale, menée à travers tout le pays, il se retire, le 14 avril, veille du scrutin, en compagnie de tous les autres candidats, pour dénoncer la fraude qui a déjà commencé et qui intronisera un président mal élu. Abdelaziz Bouteflika sera élu avec une forte majorité.
Victime d’un infarctus, Aït Ahmed est transféré en Suisse à l’hôpital de Lausanne pour y être opéré. Après sa convalescence, il a repris toutes ses activités au sein du FFS.
Aït Ahmed poursuit son combat politique pour contribuer à sortir l’Algérie de l’« omerta internationale » dont est victime le peuple algérien. Il continue en effet à assumer ses responsabilités sur deux fronts : – à travers ses contacts et ses voyages à l’étranger, il poursuit son travail diplomatique pour aider à sortir l’Algérie de l’ormerta internationale. – sur le plan intérieur, il continue son combat pour une solution politique. Il participe étroitement à la direction du FFS dans le cadre de ses prérogatives, il veille sur les traditions du débat démocratique pour que la base militante joue son rôle moteur aussi bien à l’intérieur qu’en direction de la société.

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