28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 11:32

« Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie », extrait de la lettre d’Emmanuel Macron aux Français.

Si la démocratie s’est ancrée profondément dans la société française, une partie de la population, soutenue par les deux partis extrémistes (RN et LFI), veut imposer son modèle anarchique. Pour ne pas confondre ces derniers avec la mobilisation initiale, force est de reconnaître que les derniers récalcitrants n’ont rien à voir avec les revendications légitimes du 17 novembre 2018. Car, celles-ci sont en grande partie satisfaites par les annonces présidentielles du 10 décembre 2018.

Hélas, malgré la prise en charge des revendications sociales et l’ouverture du débat national, une forme d’intransigeance persiste sur la chute de la République. Tirant leurs principales revendications des partis de Marine Lepen et Jean Luc Mélenchon, des gilets jaunes refusent toute concession et multiplient les appels à l’insurrection. Le dernier en date est celui d’Éric Drouet le samedi 26 janvier 2019.

En tout cas, deux mois après le début du mouvement, la décantation s’est faite. La tendance radicale du mouvement ne plus se cacher derrière les revendications sociales. Désormais, sur les pancartes, ils mettent en avant la démission de Macron, la mise en œuvre du RIC, etc. En plus, pour ces gilets jaunes, la mise en œuvre du RIC doit être décrétée et non pas soumise au processus constitutionnel.

Paradoxalement, ceux qui demandent la démocratie directe sont les premiers à rejeter la démocratie. Cela s’exprime par l’imposition du RIC et le refus de tout débat. C’est quand même contradictoire. Mais, le mérite de cette intransigeance est de faire tomber les masques. Ceux qui veulent précipiter la chute de Macron ne se soucient pas de la démocratie, car ils souhaitent au mieux l’arrivée à la tête de l’État d’un chef extrémiste et au pire l’instauration de l’anarchie.

Quoi qu’il en soit, bien que la mobilisation se maintienne –ils sont à l’acte onze –, force est de reconnaître que leurs méthodes ont éloigné les Français du terrain. De 300000 en novembre 2018, ils sont 69000 le 26 janvier 2019. Les Français attachés à la République préfèrent aller au débat afin de défendre leurs revendications. Exprimées pacifiquement, ces revendications ont plus de chance d’aboutir.

Dans le cas contraire, c’est la force légitime qui rétablit l’ordre. En plus, ces manifestants violents ont beaucoup de chance de vivre dans une démocratie. En 11 semaines d’harcèlement des forces de l’ordre, il n’y a aucun mort à déplorer.

Or, dans les systèmes dictatoriaux, le sang coule à flot dès le premier jour de la manifestation. En avril 2001, en Algérie, 127 jeunes sont massacrés par les forces de sécurité pour avoir manifesté contre l’assassinat d’un jeune lycéen dans l’enceinte de la gendarmerie nationale.

Pour ces raisons, le cadre républicain actuel ne doit pas être déstabilisé. Quant à ceux qui n’ont pas digéré leur défaite en mai 2017, il faudrait qu’ils patientent jusqu’à la fin du mandat actuel  pour se représenter. C’est cela la démocratie.

 

 

      

 

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  • : L’école algérienne ne s’est pas attelée, en ce qui concerne l’enseignement de l’histoire, à la transmission du savoir. L’idéologisation de l’école l’a emporté sur les impératifs de la formation. Or, les concepteurs de ces programmes préfèrent envoyer leurs enfants dans des écoles occidentales. Du coup, la connaissance de l'histoire ne passe pas par l'école.
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