4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 21:38

La relance de l’école de formation Ali Mécili revêt un cachet spécial en cette période d’incertitude. En effet, dans le contexte politique national vicié, les partis sérieux doivent déployer des efforts colossaux en vue de maintenir la mobilisation intacte. Car, les pratiques du pouvoir ne font que décourager le citoyen. Et si un parti veut jouer son rôle pleinement, il faudra qu’il se donne tous les moyens en vue de lutter contre le statu quo mortifère que l’on tente d’imposer au pays.

En tout état de cause, quelle que soit la situation politique du pays, un parti sérieux, comme le FFS, doit toujours entretenir la flamme. N’est-ce pas la persévérance et le sérieux de Hocine Aït Ahmed et d’Ali Mécili qui ont permis à un nombre incalculable de militants d’acquérir les bases politiques leur permettant de démentir, avec une grande pédagogie, les orientations populistes du régime ? D’ailleurs, sans ces acquis, aucune opposition n’aurait pu survivre à une dictature dont le maintien était sa principale préoccupation.

Cela étant dit, malgré la cohérence de son discours, le FFS ne peut pas s’en passer de la formation. Ainsi, lors du dernier congrès extraordinaire, ce sujet a été pris à bras le corps. D’après le responsable de l’école de formation Ali Mécili, « le FFS croit fermement qu’il est important d’atteindre cet objectif. Pour cela, notre école propose un programme de formation riche et intense de plusieurs thématiques qui seront animées par un encadrement compétent composé de spécialistes, d’universitaires et des cadres du parti. »

En plus, pour un parti qui ambitionne de réaliser un consensus national populaire, les défenseurs du projet doivent être convaincants. Cette formation devrait alors toucher toutes les catégories. Et chaque représentant devrait logiquement  promouvoir les idéaux du parti avec une aisance. Quant aux thématiques, il suffit de puiser dans le riche combat du FFS depuis 1963, dont l’essence même s’inscrit dans le prolongement du mouvement national authentique.

Hélas, pour des raisons propres à ceux qui ont placé les intérêts du groupe au dessus de ceux du peuple, le pays a été mené à vau-l’eau. Qu’en est-il de nos jours ? Entre un pouvoir allergique au changement salvateur et une partie de la population qui a abdiqué, force est de reconnaître que la mission de l’opposition authentique n’est pas une sinécure. Et c’est la raison pour laquelle la formation doit constituer une priorité pour que l’opposition constructive ait son mot à dire. En un mot, cette formation est uniment proportionnelle à l’ambition du parti en vue de concrétiser le rêve démocratique chèrement payé par tant de sacrifices.    

Aït Benali Boubekeur

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  • : L’école algérienne ne s’est pas attelée, en ce qui concerne l’enseignement de l’histoire, à la transmission du savoir. L’idéologisation de l’école l’a emporté sur les impératifs de la formation. Or, les concepteurs de ces programmes préfèrent envoyer leurs enfants dans des écoles occidentales. Du coup, la connaissance de l'histoire ne passe pas par l'école.
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