6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 20:19

Dans moins d’une semaine, les États-Unis d’Amérique vont élire leur président(e) le ou la  plus controversé(e) de leur histoire. Et pour cause ! Ces derniers temps, l’argent sale et le contrôle de la vie politique par des lobbies font que l’élection présidentielle devient un enjeu entre les hommes forts, lesquels ne se présentent jamais devant le suffrage universel.

En plus, contrairement aux précédentes joutes, les deux candidats en lice ne suscitent pas le grand enthousiasme. Certains sondages parlent même d’un taux d’abstention record. Environ 60%.

Bien évidemment, la colère des Américains est relative à l’incapacité des deux candidats à améliorer leurs conditions. Ils ne se soucient guère de la politique étrangère qui pourrait être dévastatrice. Ainsi, que ce soit Hilarry Clinton ou Donald Trump, il y aura des milliers et des milliers de victimes à cause de leurs guerres injustes.

Cela étant dit, il existe une différence notable entre les deux candidats. Bien qu’Hillary Clinton soit une va-t-en-guerre, il n’ira pas jusqu’à mettre en danger la paix planétaire. En d’autres termes, même s’elle est loin des positions pacifistes des candidats démocrates lors du conflit vietnamien, à l’instar de McCarthy en 1968, elle sera plus prudente que Donald Trump.

En revanche, pour ce dernier, tout différend avec la politique américaine se traduirait par une guerre sans pitié. Sur le plan interne, les Américains les plus modestes souffriront des lois antisociales et surtout de la xénophobie envers les communautés latine et musulmane. Mais, le plus grave, c’est de mettre les codes nucléaires entre les mains de ce dangereux. En tout cas, ça serait l’une des plus graves situations de ce début du XXIème siècle.  

Pour conclure, il va de soi que les quatre ans à venir seront porteurs de tous les dangers si par malheur Donald Trump accède à la responsabilité suprême. Par ailleurs, bien que toutes les démocraties occidentales –en Afrique, des Donald Trump se multiplient à foison –n’ignorent pas le danger Trump, aucune réserve n’a été émise jusque-là. Désormais, la balle est dans le camp des non-bellicistes américains afin d’éviter au Monde des drames regrettables.

Aït Benali Boubekeur      

commentaires

M
L'élection présidentielle aux Etats Unis a donné ses faveurs à Donald Trump , loin devant Hillary Clinton.<br /> Un homme aux allures américaines, d'une insolence inouïe avec un verbe acerbe. Il ne laisse pas indifférent, c'est l'Américain type. C'est cet état psychologique et biologique qui a fait toute la différence avec son adversaire aux allures softs. Les Américains ont voté Amérique, sans faire de calcul,c'est ce que Trump leur a offert. Sinon, comment comprendre ce penchant des jeunes au républicain, eux qui ont toujours voté Démocrate. Il faudrait noter que l' élu Trump favorise en premier lieu le développement de l'économie locale, avec une promesse de relancer l'industrie américaine. Le peuple des Etats Unis a donné , en toute démocratie, son quitus à Trump.
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M
Le choix, le seul choix du Président des Etats Unis, ne revient qu'aux citoyens de ce même pays, tout comme ils l'avaient décidé un certain 4 Juillet 1776 pour proclamer " the indépendence day" scellé par cette déclaration qui énonce les droits inaliénables de chaque citoyen: « We hold these truth to be self-evident, that all men are created equal, that they are endowed by their Creator with certain unalienable rights that among these are life, liberty and the pursuit of happiness »<br /> « Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur... ».<br /> Cette déclaration débouche, inéluctablement, sur une constitution publiée est acceptée par l'ensemble des Etats Américains le 17 septembre 1787 s'inspirant des thèses du philosophe français Montesquieu sur la séparation des trois pouvoirs (pouvoir judiciaire, pouvoir législatif, pouvoir exécutif). Le premier président, George Washington, est élu par acclamations. Mais très vite, sous sa présidence, apparaissent des clivages idéologiques entre les Pères fondateurs de la Constitution. Il s'ensuit l'apparition des premiers partis politiques. Il faudrait comprendre que la vie politique des Etats Unis est animée par deux grands partis, l'un dénommé Parti républicain-démocrate , l'autre Parti Fédéraliste. Ces partis n'ont rien à voir avec les partis contemporains ; ils ne se classent pas non plus, comme les partis français et européens, à « droite » ou à « gauche ». Ce sont des coalitions d'intérêts avec, au sein de chacun d'eux, une aile droite, une aile gauche et un centre .<br /> - Les Fédéralistes <br /> Dès la présidence de George Washington, les fédéralistes préconisent un renforcement du pouvoir fédéral au détriment des États.<br /> Les républicains-démocrates <br /> Les républicains-démocrates issus des milieux aisés, préconisent une fédération aux liens très lâches, pacifique et ouverte et se montrent d'ardents défenseurs de la liberté individuelle.<br /> Au milieu du XIXe siècle s'effacent les fédéralistes. Émergent les deux grands partis actuels, dérivés des républicains-démocrates : les Démocrates et les Républicains . Sans entrer dans les détails du processus d'élection du Président fort complexe, car les deux chambres, le Sénat, qui représente les États, et la Chambre des Représentants, qui représente les citoyens, veulent garder la mainmise sur le choix du futur Président au détriment d'un suffrage universel. Les intérêts des Etats Unis passent en priorité dans le choix du candidat , de ce fait que la candidate Hillary Clinton soit plus prudente que Donald Trump, l'histoire et le cours de l'histoire nous a appris que l'impérialisme Américain ne cessera pas de si tôt. L'histoire a montré que les pays disposant d'une forte puissance ont toujours cherché à étendre leur territoire dans les domaines politiques, militaires, économiques et culturels à l'échelle mondiale. Heureusement que face à cette hégémonie, des pays comme la Russie, ou encore la Chine refont surface en tant que superpuissance , mais si le retour de la guerre froide n'est pas au programme, ce monde multipolaire devra trouver un nouveau système d'équilibre. Cela passe évidemment par Moscou, Washington, qui devra trouver une issue à son aventure irakienne et syrienne. <br /> L'élection de l'un ou de l'autre aux Etats Unis ne pourrait , nullement, remettre en cause cette faculté de la Maison Blanche à dominer le monde.
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