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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 08:35

À chaque retour d’Ahmed Ouyahia à la tête du gouvernement, il est évident que la crise au sommet de l’État frôle l’irréparable. En effet, le départ d’Abdelmadjid Tebboune ne peut être interprété que par le désaccord entre les différents cercles détenant les rênes du pouvoir.

Bien que la presse nationale mette en exergue des considérations superflues, il n’en reste pas moins que la crise dépasse largement les querelles médiatisées, opposant l’ex-premier ministre au président du FCE.

Selon le politologue Lahouari Addi, la vraie raison du limogeage de Tebboune s’explique par son incapacité à concilier les divers centres du pouvoir. Pour étayer cette thèse, il suffit juste de se demander si la mission de son successeur est différente? La réponse est évidemment non.

Ainsi, pour Tebboune comme pour Ouyahia, leur mission consiste à « mettre de l’ordre dans les importations et résoudre la question difficile des subventions aux produits de première nécessité », explique le politologue.

Toutefois, la problématique épineuse n’est ni le départ de Tebboune ni même l’arrivée d’Ouyahia au poste de premier ministre, mais la manière dont est organisée la question du pouvoir.

En passant par la chaine privée, El Nahar, au lieu du canal officiel, en l’occurrence l’APS, en vue d’annoncer le changement à la tête du gouvernement révèle, selon Lahouari Addi, un signe de malaise. Pour lui, « la réponse est que le centre de décision qui contrôle l’APS aurait refusé de publier cette directive parce qu’elle n’avait pas le consentement de tous les centres de décisions. »

Bien que cette lecture soit prudente, du fait de l’emploi du conditionnel, il n’en reste pas moins que la réalité du pouvoir, dans notre pays, reflète cette présentation. Hélas, cela ne soulève ni l’indignation ni la colère des citoyens.

En tout cas, si le régime se permet une telle gestion, c’est par ce qu’en face il n’y a que du vide. À moins que les donneurs de leçons du mois de mai dernier créent enfin une surprise. Ce qui est très peu probable.

Aït Benali Boubekeur  

 

   

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Publié par Ait Benali Boubekeur - dans Actualité
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mellah hocine 10/09/2017 22:59

Heureux de vous relire encore une fois, de lire toutes vos analyses et points de vue sur l'actualité politique de notre pays. Une actualité qui ne répond à aucune autre des pays librement démocratiques. La configuration de la Constitution Algérienne laisse libre cours à tous ces maraudeurs de "gérer" à leur guise les institutions, car chacun d'eux cherche à placer ses pions afin de s'accaparer un maximum de terrain . Lorsque Mr TEBBOUN fut nommé Premier Ministre en remplacement de SELLAL, les Algériens et les représentations extérieures furent tous stupéfaits, car cette homme , bien qu'ayant évolué dans le système, présente un caractère autoritaire et individualiste qui risquait de froisser l'équilibre existant entre les clans. Voulant s'accaparer les 80 % qui n'avaient pas voté le 4 Mai 2017, constituant une force populaire contre le clan rival , à savoir le clan présidentiel, le clan Tebboun s'est attaqué à tous ces gros manipulateurs d'argent rejetés et vomis par la majorité du peuple. Cette conception de faire , relève d'une pratique politique digne des plus grandes dictatures du monde. Réalisant la gravité de son acte , Mr Tebboun, s'en est allé chercher la caution de la France, avec cette visite auprès du Premier Ministre Français; mais les relations d’intérêts étant plus importantes , le clan présidentiel a réagit au plus urgent avec sa mise à l'écart , en le remplaçant par Mr Ouyahia, dont le caractère répond à la bonne "gestion" des équilibres claniques. Lorsque le peuple est tenu à l'écart de toutes ses institutions, n'importe quel scénario peut se jouer sur scène sans qu'il (le peuple) puisse réagir, il est vraiment en position de spectateur car ne voulant jamais être acteur par sa démobilisation. Les futures élections communales se présentent comme la meilleure occasion d'occuper le terrain politique ,en allant voter massivement afin de se réapproprier ses droits. Pourtant , la leçon du FIS , un certain Juin 1990 ne pouvvait pas nous échapper . Ce parti s'est octroyé la majorité des APC et des APW par une participation massive de ses militants. Sachant que la " carte politique" est configurée à partir des APC , le vainqueur de ces élections aura à gagner toutes les futures élections.

Ait Benali Boubekeur 11/09/2017 19:02

Merci monsieur Mellah! Apres une pause d'un mois, me voila de retour. Merci d'avoir commenté ce texte. C'est en tout cas toujours un plaisir de lire votre avis.

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