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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 19:18

Dans toutes mes notes, je ne crois pas avoir critiqué, de façon générale, les anciens du FFS. La raison est toute simple : n’étant pas un militant de terrain, je ne crois pas avoir accompli un millième de ce qu’ils ont fait. Donc, sur le plan éthique, ce serait une véritable erreur, voire une injustice si je me lançais dans cet exercice.

Toutefois, il m’arrivait de ne pas partager certaines critiques des anciens du FFS. À chaque fois, je citais les noms pour qu’il n’y ait pas justement cette confusion ou une extrapolation. En plus, au bénéfice du doute, je n’opposais jamais une vision juste défendue par la direction et une vision archaïque défendue par ces anciens.

D’ailleurs, comment puis-je donner des leçons alors que je ne suis même pas encarté ? Pour rassurer l’ancien militant, Madjid Aït Mohamed, mon point de vue n’engage en aucun cas le parti. Cela dit, depuis plus de deux décennies, je défends modestement les idéaux du FFS.  Donc, je revendique et j’assume pleinement mon soutien au parti.

Par ailleurs, si l’on croit au combat démocratique, on ne peut pas interdire aux autres d’avoir des idées différentes. Dans ma dernière note, intitulée « Le FFS lutte contre vents et marées », je ne reproche pas aux détracteurs du FFS de critiquer son choix, mais je trouve aberrant qu’un militant passe son temps à critiquer les autres au lieu de défendre son propre projet.

Quant à la participation du FFS aux élections législatives, je partage entièrement ce choix. Encore une fois, et au nom du droit de chaque parti de défendre ses choix, la participation n’est pas la panacée. Pour moi, l’option du boycottage est tout autant défendable et respectable. Doit-on pour autant penser tous la même chose ? Comme disait un responsable politique français, en réponse à ceux qui le pressaient de rejoindre l’union pour la majorité, « si nous pensons la même chose, c’est que nous ne pensons rien du tout. »

Toutefois, bien que le FFS ait boycotté à deux reprises les élections législatives de 2002 et 2007, depuis les révoltes nord-africaines, le FFS investit le terrain politique pour que le changement n’entraîne pas la dislocation de la nation, comme on le constate en Lybie ou en Syrie. Là aussi, ceux qui croient à une autre voie ont tout à fait le droit de défendre leur choix. Personnes n’a le monopole de la vérité. Hélas, sans qu’ils soient dans les structures, certains anciens du FFS veulent imposer leur vision au parti. Personnellement, je trouve ça répréhensible.

Enfin, en ce qui concerne le verdict des urnes, un militant démocrate doit respecter le choix de ses compatriotes. Si les citoyens ne votent pas en faveur des listes du FFS, cela veut dire que ses idées ne sont pas majoritaires dans la société. C’est au parti de trouver alors le moyen de changer la donne. Ainsi, de la même manière que l’on ne peut pas blâmer le parti d’avoir choisi la participation, on ne peut pas blâmer le peuple d’avoir fait un mauvais choix. Y compris le choix des Algériens lors des élections de décembre 1991, n’est ce pas Mr Madjid Aït Mohamed.

Aït Benali Boubekeur

 

Voici le texte :

Mise au Point à Mr Ait Benali Boubekeur

*Madjid Ait Mohamed
Accuser d’une façon générale et sans discernement les anciens du FFS dont certains n’ont ni créé, ni rejoint d’autres formations politiques, ni occasionné des problèmes ou qui se sont mis en congé ou en retrait, pour diverses raisons, tout en demeurant FFS moralement et en n’acceptant pas à ce qu’il lui soit porté atteinte, qu’il soit dénigré, ou qu’il soit prit en otage est de mon point de vue de l'irresponsabilité car sans ces derniers dont certains continuent à défendre silencieusement et en retrait physiquement ses idéaux premiers, il n’y aurait point de partis FFS. Même après sa légalisation, constitutionnelle dans la douleur en passant par la semis clandestinité après le 05 Octobre 1988, ils furent tous, sans exception près, au 1er rang du combat politique. Quant à la génération qui a suivi et l'actuelle, elles sont ce qu'elles sont avec leurs qualités et leurs défauts, qui au demeurant, elles sont toutes logiques en comparaison de l'évolution de l'époque, de l’exercice de l'action militante entre hier, où tout était sévèrement réprimé par tout moyen et aujourd'hui réputé être libre, démocratique et républicain dans les formes pour donner le change à l'opinion internationale car dans le fond, si les répressions sauvages et féroces que nous avons connue et vécue hier ont disparu, elles le demeures aujourd’hui sous formes sournoises caractérisées par le machiavélisme, les non dits, les pressions morales et fermeture du champs politique et médiatique ainsi que d’autres formes enrobées dans des motifs fallacieux pour les justifier en intra et extra muros. Et pourtant, au vue des médias nationaux et internationaux, ce ne sont pas les condamnations et regrets qui manquent.

Quant aux prochaines élections législatives, je ne vois pas en quoi elles se différeront des précédentes car la seule que j'ai connu à ce jour, depuis 1962, est celle qui a facilité l’émergence et l'intrusion d'un corps qui a faillit nous mener vers une situation plus funeste que celle que nous avons déjà connu et connaissons aujourd’hui dans une moindre mesure par le fait du système politique, qui se régénère sous diverses formes et manières pour justifier sa main mise sur l’Algérie et assurer la pérennisation du pouvoir qu’il a prit par la force et l’intrigue au lendemain de l’indépendance territoriale; c'est-à-dire 1962.

Pour ma part, je ne serais pas étonné de la sanction des urnes car de part plusieurs facteurs, dont la maturité et le manque d’idéologie politique, conjugués entre la cité et l’état, l'absence de campagne et de débat politique et électoral avec les candidat (e) (s), la nébuleuse islamiste fortement et inconsciemment implantée majoritairement dans la société, la dictature et le totalitarisme régnants, ainsi que la fermeture du champ médiatique et autres par le fait des pouvoirs publics, il ne peut en être autrement qu'une répartition de voix par quotas préférentiels tout en donnant l’impression d’une élection propre, honnête et démocratique. Tel est le choix, la culture et la décision imposée depuis l’aube de l'indépendance.

Aujourd'hui, je me demande ce que sont devenus les slogans " Ni Etat Policier - Ni Etat théocratique, que choisir entre la peste et le choléra " du FFS créé et maintenu dans la douleur depuis sa création en 1963 jusqu’à sa légalisation, en passant par la semi clandestinité, survenue après la dite ouverture démocratique du 05.10.1988, son développement et son implantation à travers le territoire national, par les militants de la première heure, dont certains sont décédés avant et après la disparition du regretté historique et ami Hocine Ait Ahmed ?

Aussi, parmi les militants de la 1ère et de la 2ième heure qui ont connu les affres du militantisme clandestin, il y a ceux, qui par la force des événements et des conjonctures ont préféré, par respect au partis, se mettre physiquement à l’écart sans le décrier ou autres et sans lui créer ou rejoindre d’autres formations politiques. Quant à ceux de la 3ième heure et de l’actuelle, je ne sais quoi dire, par déontologie politique, intellectuelle et respect pour les anciens que j’ai perdu de vue la nouvelle génération que je ne connais pas. Mais en tout état de cause, les divers médias, dont la vox populiste, méme si elle n’est pas crédible dans bien des cas, ne sont ni silencieux ni aveugles sur tout ou du moins sur une partie.

*Ancien militant, membre Fondateur et
cadre au siège national du FFS

Ancien détenu politique (1981)

 

    

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Publié par Ait Benali Boubekeur - dans Actualité
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commentaires

mellah hocine 09/03/2017 17:45

Mars 1964, les milices du pouvoir avaient assailli notre village , porte à porte , elles mettaient la main sur toute personne soupçonnée ' d'appartenir au FFS. C'est ainsi qu'on se retrouva ilico-presto dans les camions militaires , en direction d'abord de TIZI OUZOU, puis le lendemain à trois heure du matin, Direction sur la route d'Alger pour se retrouver enfin à quelques centaines de Kilomètres dans la prison de TIARET. Des cellules de quatre personnes en contenaient cinq fois plus, avec à l'intérieur un froid glacial et au fond, dans un angle un trou servait de "WC" pour les vingtaine de prisonniers. Quelques mois après,le transfert à BERROUAGHIA s'est fait dans les mêmes conditions.
C'était les idéaux du FFS qui coulaient dans nos veines , mélangés à notre sang de purs kabyles. Là, aucune leçon de "Kabylité" ne peut nous être donnée par quiconque.
Des années après, dans ce qu'on appelle la clandestinité, pour nous, la lutte continue et n'a jamais cessé jusqu'à l'année 1989 lorsque nous avions, en grands nombre, reçu Hocine AIT AHMED à l'aéroport d'ALGER. Vous voyez que je n'utilise guère "houari boumedienne" par qui tout le mal du pays est venu.
Après 1989, la fibre partisane était là, bien présente, avec le projet de société et le programme du parti.
Depuis, ce projet de société et ce programme n'ont jamais été remis en cause, malgré le départ de certains cadres et l'arrivée d'autres. L'apothéose fut atteinte lors de ces élections en deux tours de Décembre 1991. Le FFS et son leader, n'étaient pas dupes, on savait que le courant dit islamiste a été l'oeuvre des laboratoires occultes, donc le projet qu'il portait était ambigu et aléatoire. Hocine AIT AHMED ,en vieux routier de la politique , nous invita à une marche grandiose le 02 Janvier 1992, pour dire " Ni Etat policier, ni Etat islamiste". On était porteur de ce slogan, pendant que le FFS demandait la poursuite du processus électoral; on savait que le parti islamiste de l'époque ne pouvait pas avoir la majorité absolue, car le nombre de voix obtenues au premier tour était le maximum, pour peu que les abstentionnistes du premier tour venaient à voter. De l’intérieur du parti, nous observions quelques cadres du partis quitter les rangs, peut être par crainte, peut être par amateurisme, plutôt.
Après cette tempête, le projet de société et le programme du FFS étaient d'actualité, y compris lors de la participation de Hocine AIT AHMED aux élections présidentielles qui déclara" « Notre pays a besoin d'un État civil qui ne soit ni sous la tutelle de l'armée ni sous l'emprise de la religion. Mais qui ne soit ni contre l'armée ni contre l'islam », extrait du discours de candidature de Hocine Ait Ahmed, le 4 février 1999. Sans omettre de citer ce fameux contrat de ROME, qui avait perturbé certains cadres pour lesquels il était difficile d'assumer cet acte. Pourtant cet acte , le contrat de Rome, pouvait être l'acte de naissance d'une nouvelle République Algérienne Démocratique. Mais , mais les tenants du pouvoir le rejetaient dans le fond et dans la forme accompagnés en cela par certains partis qui se disaient démocratiques. Ceux là mêmes qui voulaient et demandaient une démocratie par les armes en 1992.
A ce jour, les idéaux , le projet de société et le programme du parti (FFS) sont toujours d'actualité, malgré une rénovation de son personnel d'encadrement. Mais personne n'a le droit de se positionner contre ce parti qui a tant donné et servi d'école à des générations. Chacun a le droit de porter un jugement et de donner son opinion, mais pas en dénigrant le parti, car si c'est le cas il est du coté de ce pouvoir qui ne cesse de vilipender notre parti, le FFS. A bon entendeur.

Ait Benali Boubekeur 09/03/2017 19:49

Encore une fois, c'est un bonheur de voir ces commentaires compléter littéralement ma note. Merci de ces précisions, Mr Mellah.

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