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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 10:08

Si on mesure l’action politique à son expression sur les réseaux sociaux, on peut dire que le militantisme effectif a régressé énormément. Cela se constate à chaque initiative des partis politiques. Au détriment de l’action politique, les attaques contre les personnes occupent une grande place dans les débats.

Pour enfoncer le clou, après notamment la diffusion de l’interview du membre de l’instance présidentielle, Aziz Bahloul, certains dissidents sont épaulés par le spécialiste en la matière, Djamel Zenati. Bien évidemment, au-delà de la critique du dirigeant du FFS, le but sous-jacent est de s’en prendre derechef au parti.

Cependant, pour que les choses soient claires, je n’ai ni l’intention ni la prétention de défendre les responsables de la direction. L’objectif de cette modeste note se limite à constater que si la pratique politique s’arrête à la critique des personnes, le processus démocratique demeurera affaibli.

Et pourtant, à la lecture de l’interview, force est de reconnaître que le message politique est fort. Bien que les détracteurs du FFS annoncent, depuis belle lurette, le ralliement du FFS au régime, le membre de l’instance présidentielle s’en prend, sans aucun ménagement, au régime. Pour lui, le maintien du régime découle de sa mainmise illégale sur les institutions. Pour conforter sa position, le régime s’appuie sur « des forces de l’argent qui lui doivent tout. »

Ainsi, bien que ce ton puisse paraître d’une grande mollesse pour les détracteurs du FFS, il ne devrait pas être de même pour les militants et les sympathisants du parti. Ce qui justifie amplement la stratégie et la participation du FFS au scrutin de mai prochain. Car, au fond, il n’y a pas mille choix. Ou bien la classe politique laisse le statu quo perdurer, ou bien elle s’engage dans la bataille politique. Pour le FFS, le choix s’est porté, depuis au moins 2011, sur la deuxième alternative.

Cela dit, malgré le discours optimiste, il est difficile de réaliser le changement sans la prise de conscience collective. Car, dans le monde entier, ce sont les peuples qui protègent la démocratie, l’indépendance de la justice et les libertés. Du coup, tant que le peuple algérien n’est pas conscient que ce rôle lui échoit, les partis politiques ne feront, au mieux, qu’atténuer les injustices.

À ce titre, on peut dire que la mission du FFS ne va pas une sinécure. Car, il se fixe pour mission de convaincre les Algériens d’adhérer à sa proposition de reconstruction du consensus national. Et si tous les acteurs acceptent de se soumettre à la volonté du peuple, ce dernier reprendra naturellement les rênes du pouvoir, comme cela se fait dans tous les pays démocratiques.

Pour conclure, il va de soi qu’il n’existe pas un seul choix politique possible. Chaque initiative est respectable. Hélas, en Algérie, des pseudo militants ne se contentent pas de défendre leur projet, mais ils passent leur temps à critiquer les autres projets. Habitué à ce genre d’entreprise de déstabilisation, le FFS saura répondre en mettant en exergue ses propositions politiques.

Aït Benali Boubekeur

   

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Publié par Ait Benali Boubekeur - dans Actualité
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  • : L’école algérienne ne s’est pas attelée, en ce qui concerne l’enseignement de l’histoire, à la transmission du savoir. L’idéologisation de l’école l’a emporté sur les impératifs de la formation. Or, les concepteurs de ces programmes préfèrent envoyer leurs enfants dans des écoles occidentales.
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  • Je consacre beaucoup de mon temps libre à la recherche de la vérité sur le mouvement national.
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