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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 17:48

Quel que soit le choix politique du FFS, il est malheureusement sévèrement critiqué. Bien que le parti affirme sans ambages son opposition à la gestion chaotique du pays, ses adversaires –les pires critiques viennent des revanchards issus de ses rangs –l’accusent, sans preuve évidemment, d’avoir prêté allégeance au pouvoir.

Et pourtant, depuis sa création en 1963, les chemins entre le FFS et le pouvoir ont toujours divergé. Ainsi, lors des rendez-vous électoraux, par exemple, quand le régime mobilise sa clientèle en vue de se pérenniser –parfois au grand dam de l’Algérie –, le FFS « investit dans la mobilisation des citoyens en vue d’une finalité politique collective », pour reprendre l’expression de feu Hocine Aït Ahmed.

Toutefois, dans le contexte politique actuel, marqué notamment par l’emprise du pouvoir sur la vie politique, il est normal que des citoyens doutent du processus électoral. En effet, la première fois où il y a eu des élections libres, le régime a perpétré un coup d’État pour empêcher la majorité populaire de gouverner.

Vingt-cinq ans plus tard, peut-on faire confiance aux dirigeants ? La réponse est évidemment non. Sans risque de se tromper, on peut dire que le régime n’a aucune volonté de réaliser les réformes libérales (pas au sens économique). Et c’est justement pour ne pas laisser les réformateurs, dans les années 90, mener les vraies réformes que le régime a provoqué la guerre.

Mais, vingt-cinq ans après, est-ce qu’à l’ère d’internet le régime peut reproduire le même scénario ? Depuis 2011, les mobilisations de rue –il est regrettable que certaines aient débouché sur les déclins nationaux – ont cassé le mur de la peur. Décortiquant ces manifestations, Hocine Aït Ahmed dit ceci : « la première et la plus formidable victoire de ce soulèvement des sociétés est d’abord l’affirmation d’une idée jusque-là interdite : c’est aux dirigeants de faire preuve qu’ils aiment leur pays et qu’ils méritent la confiance de leur peuple. »

Cependant, pour un républicain et un démocrate, quand une élection est organisée –il faudrait aussi que les Algériens cessent de penser que ces élections sont celles du régime –, il faudrait exprimer son choix sans ambigüité. Bien évidemment, le boycott en est un. Mais, dans le fond, est-ce que le boycott pourrait amener le changement ? S’il restait au stade de la revendication, aucun boycott ne pourrait changer la donne.

En revanche, une participation politique, comme celle prônée par le FFS, a au moins le mérite de défendre une vision et un projet politiques clairs. Bien que le régime réfute l’existence de la crise politique, pour le FFS, les blocages politiques actuels sont la conséquence d’une réelle crise politique. En vue de la dépasser, le parti de feu Hocine Aït Ahmed propose une conférence nationale de consensus. Le but est de dégager une plateforme consensuelle permettant d’organiser l’exercice du pouvoir sans heurts ni force.

Hélas, si le régime décourage les citoyens, les boycotteurs, notamment les ex-militants du FFS perturbent la course en affirmant que cette participation est imposée par des officines, ne facilitent pas la tâche. On les voit chaque jour à l’œuvre sur internet. Leurs coups d’estocades sont de loin plus dévastateurs que les entreprises de déstabilisation du pouvoir. Heureusement, le FFS a le cuir dur.

Aït Benali Boubekeur   

 

      

 

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Publié par Ait Benali Boubekeur - dans Actualité
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mellah hocine 25/02/2017 18:47

Connaissant la position du peuple Algérien vis à vis de ses gouvernants, il va de soit que les appels incessants, du pouvoir, à une participation massive aux élections, n'aura comme réponse que la négation. Or, si ce peuple avait un raisonnement politique et analyse de près sa position de "boycotteur", il aurait compris qu'il fait le jeu de ce même pouvoir. Les militants et sympathisants des partis au pouvoir ne se laisseront pas manipuler ,ils iront voter massivement et la suite verra encore une fois la victoire de ce pouvoir. Paradoxalement, le FFS , un opposant éternel, appelle lui aussi à un vote massif du peuple, car c'est le seul parti qui a compris les enjeux et qui a compris qu'un désintéressement citoyen verra , inéluctablement, une victoire des partis au pouvoir. Il est indispensable que le peuple puisse prendre les rênes de cette étape cruciale qu'est l'élection législative afin d'imposer ses représentants au sein de cette assemblée , véritable réservoir de lois y compris cette loi des finances, où seul le FFS avait pu exprimer son rejet de l'appauvrissement citoyen. Il est URGENT que le citoyen se saisisse de cet enjeu en allant exprimer son choix et NON pas déserter le terrain politique. Malgré toutes les tentatives de déstabilisation,le FFS saura placer son projet d'une alternative pacifique par l'organisation d'une conférence nationale de consensus. L'école du FFS , c'est bel et bien l'école de Hocine AIT AHMED.

Ait Benali Boubekeur 25/02/2017 21:33

Les enjeux en effet sont inhérents à la participation. Les partis du pouvoir se mobilisent pour sauvegarder leur position dominante et par ricochet les interets allant avec. Maintenant, il est temps qie le peuple se réveille

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